Liban

Le contexte historique du Mausolée

Parlons du contexte historique tout d’abord. La domination romaine s’établit en Tripolitaine à partir de l’extrême fin du IIème siècle avant notre ère. Une domination affirmée sur les villes côtières, qui sont les seuls endroits économiquement utiles à Rome. Mais la situation était toute autre dès que l’on s’éloignait de la côte de quelques dizaines de kilomètres. En effet, le territoire était alors régulièrement dévasté par des tribus berbères belliqueuses. Pour tenter de contrer leurs incursions, Rome mit alors en place le « limes ». Une sorte de ligne-frontière constituée à la fois d’éléments naturels comme des ravins, des fossés, et d’un réseau de postes de surveillances occupés par des garnisons militaires. Cette frontière fut mise en place à l’époque[…]

Le mausolée de Ghirza

A présent, passez le porche. La billetterie est à votre gauche, ainsi que le vestiaire. Une fois en possession de votre titre d’entrée, arrêtez-vous un instant dans le hall d’entrée, 2 œuvres intéressantes d’époque romaine vont d’abord retenir notre attention. Arrêtez-vous tout d’abord, juste à votre gauche, devant ce petit édifice en hauteur. Il provient du site de Ghirza, vaste nécropole située à environ 250 kilomètres au sud de tripoli. Il est daté de la fin du 3e ou du 4e siècle, c’est-à-dire de l’époque romaine. Il fait partie d’un vaste ensemble de monuments presque identiques, construits à proximité de fermes fortifiées, à côté desquelles les propriétaires se faisaient inhumer. Des monuments somptueux montrent que les « occupants » avaient

Historique du musée

Maintenant, parlons de l’origine de ces collections et notamment de l’apport décisif des archéologues italiens du début du siècle. Ces collections proviennent des sites archéologiques libyens. Ceux-ci se répartissent en 2 espaces géographiques. A l’ouest du pays, se trouve-la tripolitaine, et à l’est la Cyrénaïque. Le terme de Tripolitaine vient de l’appellation que les Grecs donnaient à cette région des 3 cités, les 3 polis, soit tripolitaine. Et d’ouest en est, les cités sont Sabratha, Oéa, antique nom de Tripoli et Leptis magna. Quant à la région de la Cyrénaïque, son nom dérive bien sûr du site majestueux de Cyrène. Aménagées en collaboration avec l’UNESCO, les collections visent à mettre en lumière la richesse décorative des sites dont la 1re

Le bâtiment du musée

Nous voici devant le musée. Comme vous le voyez, nous sommes devant le château de Tripoli qui abrite donc les collections. Cette forteresse fut le siège des différents pouvoirs qui se sont succédé, depuis les Byzantins au 6e siècle jusqu’aux gouverneurs italiens de l’époque fasciste. En fait, ce château, qui développe des façades de 115 à 140 m de longueur, résume toute l’histoire de la ville, car il a toujours été le lieu de résidence du pouvoir en place. Construit sur des thermes romains à l’époque où la cité s’appelle Oéa, il est la forteresse byzantine du 6e siècle, puis passe tour à tour aux Arabes qui la consolident, aux Espagnols qui la restaurent, puis aux chevaliers de l’ordre de

Le Musee Archeologique de Tripoli : introduction

Et maintenant, qu’allons-nous découvrir ? Ce musée est une visite indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à l’archéologie. Elle est complémentaire à la visiter des sites archéologiques de la Libye. Et à défaut, elle est un encouragement à leurs visites. C’est en effet dans ses salles que sont présentées les plus importantes pièces de sculptures et de mosaïques provenant de ses grands sites archéologiques. Les collections se répartissent en 4 niveaux d’inégal intérêt. Cette visite privilégiera les salles grecque et romaine et délaissera donc les salles consacrées à la préhistoire, celles qui relèvent des arts et traditions populaires et enfin celles qui accueillent les cadeaux reçus par le colonel Kadhafi.

L’intérieur de la mosquée Caramanli

Rendons nous dans la salle de prière. Regardez les murs et leur décoration : vous voyez, elle est identique à celle que nous avions vue sur les murs extérieurs. La salle est occupée par 16 hautes colonnes. Cela permet de délimiter des espaces modulaires. Regardez au-dessus des colonnes maintenant. Vous pouvez voir d’importants dés qui donnent aux colonnes un côté encore plus élancé. D’ailleurs, notre regard est irrésistiblement appelé à continuer vers le haut, vers le plafond. Là, on voit 25 grandes coupoles dont 2 sont plus importantes. L’une au-dessus du mihrab, l’autre en face, au-dessus de la tribune d’honneur. Regardons en haut des murs maintenant : et là, comme dans la mosquée Gurgi, on voit une galerie où les

La mosquée caramanli

En ressortant du foundouq, continuez tout droit dans la rue Suk El attaro et allez jusqu’au bout. Et là vous prendrez à gauche dans la rue Arba Arsat à nouveau. En avançant, vous longerez la mosquée Caramanli qui sera sur votre gauche. Entrez dans la cour qui se trouve juste à l’entrée. Nous voici dans la cour de la mosquée Caramanli, mosquée construite par une famille qui fut très puissante en Libye. Devant vous, vous voyez un des 3 portiques de la mosquée. Et regardez à gauche, vous voyez l’enclos funéraire de la dynastie des caramanli et de quelques proches. D’ici, vous pouvez même voir des tombes, dont les stèles sont coiffées de la caractéristique turban des dignitaires de l’époque

Le foundouq al Bacri

Nous voici à la sortie de la mosquée. En quittant la mosquée, tournez sur votre droite, puis suivez la rue tout droit jusqu’au bout. Elle nous mènera au foundouq Al bacri. Au bout, vous aurez comme un arc devant vous, un autre à votre droite qui est l’entrée du Foundouq et la rue Suk El Attaro à votre gauche. Nous voici devant le foundouq al Bacri. En allant y faire un tour, vous aurez encore une bonne perception de la réalité de ces établissements. Vous êtes à présent dans la cour du foundouq al Bacri. Et il témoigne, on l’a dit, de l’intense activité marchande de Tripoli à l’époque ottomane. Beaucoup ont disparu. Ceux qui restent présentent toujours le même

La mosquée al naga

Entrez dans la salle de prière de cette mosquée Al naga. Regardez le plan de cette mosquée: il est très simple. Il s’organise en 2 parties sensiblement égales : la salle de prière et une cour attenante. La salle de prière est planifiée elle aussi en 2 parties à partir de l’axe central qui conduit de l’entrée au mihrab qui lui fait face. Regardez de chaque côté de cet axe, vous voyez 18 colonnes. Parcourez cette salle en portant votre attention sur les colonnes et leurs chapiteaux. Toutes sont de diamètre différent. La plupart d’entre elles sont des colonnes de granit qui ont été badigeonnées de blanc, 2 sont des colonnes romaines cannelées. Les chapiteaux sont de hauteur, de matériau

Histoire al naga

Et maintenant, nous allons gagner la mosquée al Naga, au milieu des souks. Sa visite est un des points privilégiés de cette rencontre avec la médina. Parce qu’il s’agit de l’un des plus anciens sanctuaires de la ville, peut être même le plus ancien, et un des plus beaux. Et pour cela, prenez la rue du souk Al Muscri. Quand on se place face à la terrasse de café et qu’on a le château sur la gauche, c’est la grande rue qui est sur la droite. Au fond de la rue Souk el Muscri, vous voyez un arc. Au bout, c’est la place verte. Avançons dans cette rue et prenons la 2ème ruelle à gauche. C’est le Sur Erba a

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