Le Mont-Saint-Michel

La salle des chevaliers

Nous allons nous diriger vers le fond du promenoir à gauche et sortir pour entrer dans la Salle des Chevaliers. Nous y sommes : nous avions réservé pour la fin l’une des plus belles salles, et en-tout-cas la plus spectaculaire de l’abbaye. Elle se trouve sous le cloître. On est là devant l’une des plus belles salles gothiques de l’architecture française, et on peut la comparer à la salle des Gens d’Arme de la Conciergerie, à Paris. Les colonnes et les voûtes supportent le poids du cloître –et de son jardin. D’où des colonnes plus nombreuses, moins hautes et plus massives que dans la salle des hôtes. Vous voyez ? De même, vous remarquez que ces colonnes sont appareillées :[…]

Le promenoir des moines

De ce Cimetière des Moines et de cette roue nous allons passer ensuite, en descendant quelques marches, à la chapelle Saint-Etienne. Rendez-vous dans cette chapelle. Cette chapelle, construite au 12e siècle, a des murs romans, et des voûtes gothiques ajoutées un siècle plus tard. Elle avait été construite en même temps qu’un bâtiment, aujourd’hui disparu, qui contenait un cellier, une hôtellerie (pour pèlerins bien sûr) et une infirmerie. Sa situation entre cette infirmerie et le cimetière des moines l’a fait utiliser comme chapelle des morts. Regardez le mur de droite : vous voyez une piéta du 15e siècle, et sur le même côté , juste à l’entrée de la chapelle, une porte fermée. C’est l’un des accès de Notre-Dame sous

L’ancien cimetière de l’abbaye

Quittons maintenant la chapelle Saint-Martin, pour gagner l’ancien cimetière des moines. Cet ancien cimetière de l’abbaye a été couvert à l’époque romane et doté de ses piliers, un ossuaire a été aménagé à l’une de ses extrémités. Mais son principal intérêt aujourd’hui est dans l’énorme roue de bois qui y est installée. Approchons-nous de la roue. Cette roue est un vestige de l’époque ou l’abbaye a servi de prison. Elle date en effet des années 1820, et elle servait de système de traction pour un monte-charge destiné à hisser la nourriture des détenus. Et quelle était la force motrice ? Eh bien, celle des détenus bien sûr qui marchaient à l’intérieur, et ainsi la faisait tourner. En fait, c’est exactement

La crypte saint Martin

Nous allons maintenant sortir de la crypte, elle a un plan semi-circulaire, parcourons-la dans le sens des aiguilles d’une montre jusqu’au bout du demi-cercle, la sortie nous fera passer dans une crypte romane, la crypte Saint-Martin. Cette crypte Saint Martin est un exemple d’art roman plus ancien d’une cinquantaine d’années que la nef de l’église haute. Elle aurait été construite dans les années 1030, et elle se trouve au dessous du bras droit du transept. Alors, bien sûr, on retrouve ici l’arc plein cintre : levez les yeux : vous voyez ? il est partout.. Mais il n’y a pas de colonnes, rien que le jeu, très pur, des volumes et des formes géométrique. Enfin, un dernier détail : les

Crypte des Gros Piliers

Nous allons maintenant quitter la Salle des Hôtes. Rendez-vous près de la porte par laquelle nous sommes entrés. A côté de cette porte s’en trouve une autre, de même dimension qui permet tout simplement de sortir et d’arriver dans la Crypte des Gros Piliers. Voilà, nous sommes dans la crypte gothique qui, dans les années 1440, a remplacé la crypte romane de l’église. Au dessus de nos têtes, il y a l’église vue auparavant. Nous sommes sous le chœur gothique, avec son déambulatoire et ses chapelles rayonnantes : on y reconnaît donc le plan de l’église haute. Cette crypte qui doit supporter le poids de l’église haute n’a, dans ses chapelles, que des fenêtres assez étroites : elle est donc

La salle des hôtes

Bon, il est temps de descendre : tournons-nous vers la porte d’entrée, et regardons le mur de gauche : pas très loin de l’entrée s’ouvre sur ce mur de gauche une porte plus petite, celle d’un escalier. Nous allons descendre cet escalier jusqu’à la salle des hôtes. Rendez-vous dans la salle des hôtes. Voilà, nous sommes dans la salle des hôtes, une splendide salle gothique voûtée d’ogives. Une colonnade centrale la divise en 2 nefs : remarquez la minceur et l’élancement des colonnes. Prenez quelques secondes pour voir leurs chapiteaux sculptés à motif de feuillage. Joli n’est ce pas ? Vous l’aurez compris, dans ce bâtiment à plusieurs étages, les architectes ont préféré prendre leurs précautions pour éviter l’écroulement de

La galerie nord

Allons maintenant jusqu’ au bout de notre galerie ouest, à l’angle de la galerie suivante. Nous sommes maintenant à l’angle des galeries ouest et nord : regardez l’espace qui sépare les arcades intérieures et extérieures, en enfilade, sur toute la longueur d’une galerie. Avec les petites voûtes qui le recouvrent, l’effet est superbe: avis aux photographes! Bien, maintenant, rendez-vous dans la dernière galerie du cloître, la galerie est, devant la porte du réfectoire. C’est ce bâtiment en granit que vous voyez avec un grand escalier. Avant d’entrer dans le réfectoire, regardons cette galerie du cloître, elle aussi a un décor sculpté : remarquez, en face de la porte du réfectoire, une scène de vendanges. Entrons maintenant dans le réfectoire. C’est

La galerie ouest

Maintenant, revenons sur nos pas et nous allons aller au bout de cette galerie qui longe l’église. Dépassons la porte d’accès à l’église et rendons-nous au bout de la galerie, à l’angle de la galerie suivante. Voilà, nous étions dans la galerie sud, et nous voyons maintenant la galerie ouest. Avant de quitter cette galerie sud, celle donc qui longe l’église, remarquez qu’on y trouve une porte, fermée, près de l’endroit où nous sommes, et près de cette porte, 2 niches creusées dans l’épaisseur du mur. Ces niches sont elles-mêmes fermées par des portes. Eh bien la porte donnait accès au dortoir, et les niches étaient l’Armarium, l’armoire à livres des moines. Bref, cet endroit illustre les 2 fonctions du

Transition architecturale entre l’art roman et l’art gothique de l’Eglise

Et maintenant, tournons le dos au chœur et à son déambulatoire et regardons –sur notre droite- le bas-côté de la nef devant lequel nous nous trouvons. Ce bas-côté date du début du 12e siècle et est encore roman. Mais il a 3 ou 4 caractéristiques intéressantes qui nous feront toucher du doigt la transition entre l’art roman et l’art gothique. Levez les yeux et vous voyez que le bas coté est vouté alors que la nef ne l’est pas. C’est la 1re caractéristique. Mais surtout, regardez attentivement cette voûte. Est-ce que c’est la voute en berceau classique de l’art roman –vous savez, celle en demi tonneau? Eh bien non. Il s’agit ici de voûtes d’arête : c’est comme l’interpénétration, à

Le déambulatoire du chœur

Rendez-vous pour cela dans le bras gauche du transept, devant l’entrée du déambulatoire du chœur. Ici, nous allons simplement indiquer les principaux points d’intérêt que vous rencontrerez. Nous allons commencer par ce bras gauche du transept. Regardez sur le mur du fond : vous voyez d’ici une statue de la Vierge à l’Enfant, d’un style un peu naïf, qui a gardé presque intacte sa polychromie. Son principal intérêt est de nous rappeler que les chapiteaux des églises romanes, comme les sculptures des portails romans et gothiques étaient également peints. Ce que nous avons un peu de mal à imaginer aujourd’hui. Dans ce bras du transept encore, comme d’ailleurs de l’autre côté, vous pourrez voir une petite abside romane, semi-circulaire et

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