Le Mont-Saint-Michel

Le chœur gothique

Il est temps de détourner notre regard de l’église romane, pour nous intéresser maintenant au chœur gothique. Cherchons le meilleur emplacement, ou le plus confortable pour cela. Et tout d’abord : pourquoi le chœur est-il gothique, plutôt que roman ? Eh bien tout simplement parce que le chœur roman, qui avait été construit en même temps que la nef, ou juste avant elle, s’est effondré, pendant la guerre de 100 ans, en 1421. En fait, on ne sait pas pour quelle raison et qui il faut incriminer, les assiégeants anglais, le vent décoiffant de la baie, ou un défaut de construction, ou un peu des 3: cela restera un mystère. Toujours est-il que les travaux de reconstruction allaient commencer en[…]

La façade ouest de l’abbaye

Franchissons sans crainte et retrouvons-nous devant le Grand Degré Intérieur, que l’on appelle aussi le Gouffre. Autrement dit un escalier assez raide. Franchissons le contrôle et gravissons quelques marches, jusqu’à la sortie de la partie voûtée. Après la voûte, qui passe sous la salle Belle-Chaise, l’escalier est à l’air libre à nouveau. Voyez sur sa droite : il est bordé par les chapelles de la crypte et celles de l’église haute. Au passage, regardez leurs contreforts surmontés de gargouilles et du côté gauche par les bâtiments monastiques. Allons jusqu’en haut de l’escalier, jusqu’à la plateforme supérieure sur laquelle s’ouvre le portail latéral de l’église. Nous y sommes ? Alors, retournons-nous et regardons l’escalier d’ici. C’est maintenant qu’il mérite son nom

La « Merveille » de l’Abbaye

Bon, maintenant il est temps de continuer à monter cet escalier, à gauche : rendez-vous tout en haut, sur la plate-forme de la tour nord. Nous y sommes ? Alors, un dernier coup d’œil sur la baie, puis nous sortirons du chemin de ronde en direction de l’abbaye. Voilà, nous avons quitté le chemin de ronde et nous retrouvons maintenant le haut de la grande rue, devant un petit terrain fermé par une barrière et couvert d’herbe, avec un crucifix au fond sur le mur. Et voyez à droite : c’est la masse impressionnante de l’abbaye, le long de laquelle monte un escalier assez raide qu’on appelle le «grand degré extérieur». Le bâtiment de l’abbaye que l’on voit d’abord, à

La Tour-Boucle

Et maintenant, jetons un coup d’œil en arrière par-dessus le rempart, c’est-à-dire vers la droite : on a maintenant une vue plongeante sur la tour située en contrebas, et qui est la Tour-Boucle. Nous étions derrière elle tout à l’heure. Cette tour a un toit d’ardoise sur son dernier étage, mais son intérêt est ailleurs : elle date du 15e siècle, et son plan est en éperon. C’est-à-dire que l’avant forme un triangle. Bizarre nous direz vous. Mais il y a une raison. Quelle peut-elle être ? Alors, vous avez trouvé ? Eh bien oui, vous avez trouvé. Elle a été conçue en fonction cette arme nouvelle qu’était l’artillerie. C’est un prototype des bastions triangulaires que l’on trouvera plus tard

L’île de Tombelaine

Bien, maintenant nous allons continuer sur le chemin de ronde, là où il se change en escalier. Arrivés à mi-hauteur de l’escalier, nous nous arrêterons et regarderons la baie. Regardons maintenant au large. Vous devez voir, à sec ou entourée d’eau, l’île de Tombelaine. Elle est de forme allongée, et deux fois moins haute que le Mont. Jadis il y a eu aussi des moines à Tombelaine qui y construisirent un prieuré. Puis les Anglais s’y sont installés pendant la guerre de 100 ans et y ont construit une forteresse. Ensuite la nature a repris ses droits, et du prieuré des moines ou de la forteresse des Anglais, il ne reste que des ruines. Tombelaine est aujourd’hui une réserve ornithologique,

Le logis de Tiphaine Raguenel

Nous voici dehors devant l’entrée de l’église. Regardez l’escalier qui relier l’église à la rue : remarquez la plaque commémorative. Vous y verrez que le Mont Saint-Michel, à travers son abbé, a joué un rôle dans la découverte du Canada par le navigateur malouin Jacques Cartier. En effet, le 8 mai 1532, l’abbé Jean Le Veneur présente Jacques Cartier à François 1er, qui le charge de reconnaître les rives du Canada. Et après cela, allons jeter un coup d’œil à la maison de pierre qui se trouve du côté gauche. Elle est juste après l’église et la jouxte. Voilà une maison tout en hauteur, un peu comme une tour, ou du moins une maison forte, et qui a la particularité

L’intérieur de l’église Saint Pierre

Maintenant, allons voir l’intérieur de l’église : l’entrée est de l’autre côté, il faut repasser par la rue, et de là monter quelques marches tout de suite à gauche. En effet, l’église Saint Pierre est une charmante petite église, un peu biscornue, sans symétrie, avec des parties du 11e siècle, mais surtout du 15e et du 16e. Nous allons vous laisser en faire le tour à votre rythme, en signalant simplement les principaux points d’intérêt que vous pourrez y découvrir. Nous allons les énumérer en allant de gauche à droite, dans le sens des aiguilles d’une montre. Alors que verrez-vous ? Et bien, tout d’abord, dans la chapelle placée à gauche de l’entrée, vous verrez le seul vitrail ancien de

L’église paroissiale de Saint-Pierre

Sinon, continuons ensemble jusqu’à l’hôtel du Mouton Blanc. C’est une maison recouverte de tuiles de bois, et à pignon en façade, et ce sera la 7e maison à droite après la Maison à l’enseigne de Saint-Pierre. Le mouton repose paisiblement dans son enseigne. Retournons-nous et regardons en arrière, vue d’ici, la grande rue, étroite et bordée de maisons hautes a bien gardé son cachet médiéval. Bien, assez vus de maisons, nous allons nous intéresser maintenant à l’église paroissiale du village, la petite église Saint-Pierre. Elle est un peu plus loin, sur la gauche. En route. Et en avançant sur la rue, vous verrez une arcade qui lui est adossée. Et au-dessus, vous verrez le chevet c’est-à-dire l’arrière de l’église. Eh

Les maisons de la grande rue

Maintenant, avançons jusqu’à la maison du restaurant La Confiance, qui sera sur le côté gauche de la rue. Et arrêtons-nous à l’angle de cette maison et de l’escalier qui monte vers l’abbaye sur la gauche. En face de nous, nous voyons maintenant une maison qui franchit la grande rue. Et qui a la particularité d’être entièrement couverte de tuiles de bois, un peu comme un poisson couvert de ses écailles. Les maisons en pans de bois sont souvent protégées de la sorte contre les intempéries. C’est souvent vrai dans les villes maritimes ouvertes au vent et aux embruns, comme ici. Avant de passer sous cette maison perchée, jetons un coup d’œil dans l’escalier qui monte à gauche vers l’abbaye: on

La maison de l’arcade

Maintenant, retournons-nous, et regardons la grande rue. La maison qui se trouve tout de suite à notre droite, et sous laquelle commence l’escalier qui monte vers la mairie et le rempart est appelée la Maison de l’Arcade. C’est le premier exemple de maison ancienne construite en pans de bois que nous rencontrons dans le bourg. Elle date probablement du 15e, ou du 16e siècle, comme les autres maisons « médiévales » de la Grande Rue. Car un incendie a détruit le village en 1433, et a fait table rase des constructions plus anciennes, mais il n’a pas touché l’abbaye. Cette maison servait de corps de garde pour la garnison de l’Abbé. Comme beaucoup de maisons en pans de bois, elle

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