Grenade

Le vieux Hammam

Faites un demi-tour sur place et regardez maintenant en direction des bâtiments longeant la rue. Face à vous sur le trottoir situé à votre gauche, se trouve un vieux hammam aujourd’hui transformé en lieu de visite. Nous allons donc restez dans la même thématique : la grande technicité des populations arabo-berbères dans la maîtrise de l’eau. Traversons la rue et rejoignons le trottoir de la carrera del Darro où se cache ce vieux hammam. C’est le bain musulman le plus ancien et le mieux conservé d’Espagne. L’entrée du hammam est discrète, mais gratuite. Vous y êtes les bienvenus. Franchissez un étroit couloir qui vous mène dans un petit patio de galets réaménagé depuis. Du patio, tournez à gauche pour entrer[…]

Le fleuve du Darro

Comme le thème de notre parcours est l’Albaicin, nous allons concentrer notre attention sur les différents monuments situés sur l’autre rive. Quittez l’église, et sans traverser la rue, marchez sur le trottoir qui longe la rivière en direction de la droite et avancez d’une centaine de mètres jusqu’au premier pont rencontré. Chemin faisant, nous allons parler du Darro. Depuis les réaménagements urbains du 20e siècle, le fleuve du Darro est couvert, dans sa plus grande partie, par la chaussée. Seule la carrera del Darro, cette artère du 11e siècle qui faisait le lien entre la ville haute de l’Albaicin et la ville basse de la medina, rend sa place à ce fleuve qui traversait auparavant toute la ville à «

La place de San Miguel Bajo

Nous allons achever cette première partie par un agréable détour sur une des places les plus intimes de l’Albaicin, qui marque le début de la partie basse de la colline. Reprenez la calle Santa Isabel la Real sur votre droite pour une centaine de mètres afin d‘arriver sur la place San Miguel Bajo animée par les terrasses de petits cafés et restaurants. Arrivés sur la place, vous êtes accueillis d’emblée sur votre droite par la magnifique église toute blanche de Saint-Michel. Quelques précisions tout d’abord pour comprendre le nom du lieu où nous nous trouvons : ici c’est San Miguel Bajo qui veut dire St Michel d’en bas. Bizarre comme nom. Mais en fait, au sommet de la colline de

Le style artistique du couvent

Parlons du portail maintenant. Il fut sculpté selon des dessins d’Enrique de Egas, architecte en titre des Rois Catholiques, maître d‘œuvre de tous les grands chantiers de l‘époque, et notamment de la cathédrale de Grenade. La forme d’ensemble de la façade est un autre repère pour lier cette église à la reine Isabelle. En effet elle relève du style artistique dit isabellin. Reculez de quelques pas pour observer la façade dans son ensemble. En prenant un peu de recul, regardons la caractéristique majeure qui nous fait dire que c’est du gothique : il s’agit de la forme de l’arc. L’arc est brisé, c’est-à-dire que les tailleurs de pierre ont cassé la forme simple du demi-cercle (dite en plein cintre et

Le couvent de Sainte Isabelle

Nous vous informons que cette terrasse panoramique est un endroit tout aussi enchanteur en soirée pour profiter des illuminations de la ville et de l’Alhambra. À la belle saison, la place est souvent le lieu de rendez-vous des chanteurs et guitaristes qui maintiennent vivante la tradition flamenca. Continuons le parcours pour aller voir d’un peu plus près les édifices repérés depuis le premier mirador de notre parcours, celui de San Cristobal. Placez-vous face à l’église et empruntez la ruelle qui se présente sur votre gauche. Continuez tout droit jusqu’à l’intersection avec la Costa de la Miel. Arrivés à l’intersection avec la Costa de la Miel, tournez à gauche, puis tournez de nouveau à la 1ere rue, la plus large sur

Les villas de jardins de Carmen

Ce mirador de saint Nicolas est également un lieu privilégié pour découvrir un autre aspect de l’Albaicin : l’évolution de la population et de l’architecture du quartier à l’époque chrétienne. Balayez du regard toute la partie basse de l’Albaicin. Vous pouvez aisément distinguer à plusieurs endroits des îlots de verdure, blottis contre des habitations de vastes dimensions. Il s‘agit des carmenes (un carmen au singulier). C’est un ensemble de villas agrémentées de jardins suspendus épousant la pente de la colline. Cet habitat luxueux et grand consommateur d’espace prend place dans l’Albaicin à partir du 16e siècle. Ce nouveau mouvement d’urbanisation se poursuit tout au long du 17e siècle. Il fut rendu possible par l’expulsion de toutes les populations de culte

La place de San Nicolas

Repartons depuis la porte de l’église. Vous allez contourner l’édifice sur la droite et montez la rue qui la contourne. Vous passez devant un autre puits sur la placette del Abad (la place de l’abbé), tournez à droite dans la rue del Horno San Augustin. Quand nous avançons la rue del Horno Saint Auguston, tournez à nouveau dans la première rue sur votre gauche, la calle San Nicolas et allez tout droit jusqu’à la place san nicolas. Arrivés sur l’esplanade de San Nicolas, vous êtes dans une ambiance familière : nouvelle place, nouveau puits et nouvelle église construite sur l’emplacement d’une mosquée. Contournez l’église saint Nicolas pour vous rendre sur les bancs ou petits murets qui bordent la place. Voici

L’église principale du quartier, l’iglesia San Salvador

Continuez tout droit dans cette même rue des Boulangers afin de rejoindre l’église principale du quartier, l’iglesia San Salvador ou église du Sauveur. Vous êtes maintenant face au portail de l’église. Elle fut construite exactement à l’emplacement de la mosquée principale du quartier, la grande mosquée ou mosquée du vendredi. Ce lieu de culte était essentiel pour l’osmose du quartier tout entier, car un jour par semaine, il réunissait l’ensemble de cette population fonctionnant par ailleurs en cellules fermées les unes aux autres. Symbolisme oblige, cette mosquée fut une des premières détruites après la reconquête de la ville en 1492. Et l’église du Sauveur que vous voyez aujourd’hui fut une des premières églises chrétiennes construites dans la ville de Grenade.

La calle de los Panaderos ou la rue des boulangers

Revenez sur vos pas et placez-vous de nouveau au centre de la Plaza Larga. Vous avez la porte dans votre dos, traversez la place dans le sens de la longueur en vous dirigeant face à vous afin d’emprunter la rue qui la poursuit, la calle de los Panaderos, la rue des boulangers. Vous êtes sur un de ces petits axes marchands indispensables à la vie quotidienne de toute communauté urbaine. De façon classique, ces axes étaient distribués dans le quartier par spécialités. Non loin de là, par exemple, il y a la rue des bouchers. Mais ce sont des commerçants de quartier et pas la base d‘un grand centre marchand ou artisanal, point de rue des ferronniers, cordiers, tanneurs comme

Juderia, l’ancien quartier juif de l’Albaicin

Passons de l’autre côté de la porte. Rien ne vous l’indique aujourd’hui, mais sachez que vous êtes à présent dans la juderia, l’ancien quartier juif de l’Albaicin. Les Juifs furent en effet nombreux à se réfugier dans les territoires sous domination musulmane à partir du 14e siècle, soit dans le royaume de Grenade, soit dans le royaume mérinide du Maroc (tout particulièrement à Fès. Cela dit, ayez en tête qu’il y avait une autre juderia bien plus vaste dans la médina principale de Grenade. La présence d’un quartier juif à l’intérieur même de notre quartier montre encore une fois l’autonomie de l’Albaicin par rapport au reste de la cité. Une question se pose alors, pourquoi les juifs ont-ils préféré vivre

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