Grenade

La porte de la Monnaie

Quittons du regard ces habitations. Avançons de quelques pas jusqu’à la porte qui nous fait face et nous voici face aux vestiges des remparts du 11e siècle repérés auparavant depuis le mirador. Vous êtes face à la Porte de la Monnaie, également appelée Arcos de las Pesas. Il s’agit de la porte ouest de l’ancienne citadelle Ziride au passage de laquelle les marchandises étaient taxées. L’architecture de cette porte s’inscrit dans l’art défensif traditionnel : elle garde un passage en chicane, c’est-à-dire formant un coude, destiné à dérouter l’ennemi. Mais pour l’instant, observons la forme de son arc, qui est typique du paysage artistique andalou. Regardez le bien : cet arc est un des repères fondamentaux de tout voyage en[…]

La plaza larga

Vous voici sur la place Almona del Albaicin. Prenez alors à gauche la rue Cuesta de alhacabra et 40m plus loin, vous tomberez sur une petite place qui semble grande à l’échelle du quartier : d’ailleurs, les habitants l’ont nommée Plaza Larga. Cette place s’anime tous les matins d’un marché de fruits et légumes de production locale. Et tout le monde s’y met pour conserver à cette place son ambiance d’antan : regardez le café sur votre côté gauche avec son enseigne Coca-Cola en azulejos Dirigeons nous vers des vestiges plus tangibles. Vous voici au centre de la place. Tournez-vous en direction de la rue par laquelle vous êtes arrivés sur cette place. Vous voyez alors à quelques mètres face

La Place San Cristobal

Maintenant, quittez des yeux ce vaste panorama et retournez-vous pour regarder la petite chapelle de la Place San Cristobal. Cet édifice religieux en pierre de taille modeste est la chapelle St Christophe. Elle a la particularité d’être en partie construite avec des matériaux de remploi, en l’occurrence des pierres tombales des cimetières musulmans se trouvant à l’intérieur de l’Alhambra. On connaît l’origine des pierres, car certaines d’entre elles portent des inscriptions et calligraphies arabes. Nous allons quitter la terrasse panoramique pour commencer le parcours à proprement parler. Toujours sur le mirador, vous regardez l’église. Prenez la rue qui descend nettement sur votre droite, elle s’appelle Larga de San Cristobal- et continuez jusqu’à la place Almona del Albaicin. En chemin, soyons

Le palais de Dar-al-Horra

Continuons à regarder le paysage urbain qui nous fait face. A l’arrière de ces murs ocres que nous venons d’évoquer, nous apercevons un vaste ensemble d’édifices en pierre. Celui le plus à droite avec une petite tourelle est un palais arabe du début du 15e siècle ; le plus vaste et plus massif est un couvent chrétien de la fin du 15e siècle. Commençons par présenter ce qui reste du palais arabe. De notre mirador, on n’en voit pas les détails. On devine simplement qu’il était accolé aux remparts. Il s’agit des vestiges d’un palais d’une dynastie ultérieure aux Zirides, elle d’origine arabe, les Nasrides. Ces derniers sont les souverains musulmans les plus connus de l’histoire grenadine. Ils prennent la

Les Remparts de l’ancienne Alcazaba

En restant à la même place, changeons notre angle de vue pour nous intéresser maintenant au paysage urbain du premier plan de notre vue panoramique. Le regard bien droit, vous apercevez facilement les vestiges des murailles du 11e siècle, de couleur ocre, qui protégeaient l’ancienne Alcazaba, c’est-à-dire le palais-forteresse où vivaient les émirs. De ce palais fortifié, il ne reste rien d’autre que cette partie de remparts massifs aux créneaux bien découpés. Ces remparts font partie des plus vieux témoignages de la ville musulmane de Grenade. Ils nous rappellent que le centre politique de la ville ne fut pas toujours placé sur la colline de l’Alhambra. Ce palais que l’on doit imaginer et ces remparts encore visibles ont été édifiés

La plaine de la Vega

Et maintenant, regardons à droite. Apparaît alors un paysage contrasté : nous apercevons l’étendue verdoyante de la plaine de la Vega, riche terroir fertile d’une cinquantaine de km de long, traversée par le fleuve du Genil, un des principaux affluents du Guadalquivir. Les plaines sont une denrée rare en Andalousie dont le territoire est situé à plus de 56% au-dessus de 600 m d’altitude. La domination du paysage montagneux est d’ailleurs une caractéristique valable pour toute l’Espagne qui est, après la Suisse, le deuxième pays européen à l’altitude moyenne la plus élevée. La Vega est donc un atout précieux pour les Grenadins, elle a permis à la ville de nourrir une population nombreuse et d‘être un centre agricole et commercial

Les monts de la Sierra Nevada

Nous allons maintenant décrire le panorama qui s’offre à nous depuis le mirador San Cristobal où nous nous trouvons. Vous êtes désormais face à la vue d’une grande partie de la ville et des paysages qui l’environnent. Considérons en premier lieu l’arrière-plan de la ville afin de comprendre le site et la situation particulière de Grenade, une ville à la fois enserrée par de hautes montagnes et ouverte sur une large plaine. Ces hautes montagnes, c’est la Sierra Nevada et cette plaine, c’est la plaine de la Vega. Depuis cette terrasse où nous sommes, sur notre gauche, nous pouvons voir les contreforts et les premiers monts de la Sierra Nevada, distants d’une trentaine de kilomètres de la ville. Il s’agit

L’histoire du quartier de l’Albaicin

A l‘époque d’al-Andalus, c’est-à-dire durant la période de domination musulmane qui va du 8 au 15e siècle, l’Albaicin était un quartier qui fonctionnait en quasi-autarcie. Il avait ses propres lieux de culte et marchés ; son administration était dirigée par des cadis, qui sont des juges musulmans, de même qu’il avait un approvisionnement en eau particulier. Et de nos jours encore, ce quartier conserve une forte identité. En fait, l’Albaicin se divise en une partie haute, qui abrita des populations dès l’Antiquité, et une partie basse qui rejoint l’actuel centre-ville de Grenade.

Le quartier de l’Albaicin : introduction

L’Albaicin est une des trois collines de la Grenade ancienne. C’est la colline qui fut la plus populaire. Cette promenade démarrera sur la terrasse panoramique San Cristobal d’où nous aurons une très belle vue sur la ville et sa campagne environnante. Puis, pour le plaisir des yeux et des jambes, notre promenade descendra vers la rivière du Darro en empruntant des chemins de traverse. La première partie de notre promenade nous fera découvrir un vrai petit village blanc. Là, les anciens puits, les maisons dont certaines creusées à même la colline, et les hammams rappelleront l’atmosphère et l’animation des quartiers d’habitations des villes musulmanes médiévales. Dans la seconde partie de notre visite, nous quitterons en partie l’ambiance arabisante pour nous

Place Saint-Nicolas

La Place Saint Nicolas, une place qui, depuis sa terrasse, offre la vue la plus nette sur le célèbre monument aux tons ocre orangé qu’est l’Alhambra. On peut apercevoir des murailles datant du 11ème siècle, le palais de Charles Quint, les jardins royaux, ainsi que les palais d’été des sultans de la dynastie des nasrides, probablement les palais musulmans les mieux conservés au monde. La Place Saint-Nicolas : le plus beau panorama sur l’Alhambra Nichée dans le quartier pittoresque de l’Albaicín, la Plaza de San Nicolás est l’un des lieux les plus emblématiques de Grenade. Ce belvédère naturel, perché sur les hauteurs de la ville, offre une vue imprenable sur l’Alhambra, l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’architecture islamique. Avec

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