Florence

L’œuvre de Fra Angelico

Maintenant, nous allons découvrir une œuvre de Fra Angelico. Pour cela, tournez sur votre droite puis dirigez-vous vers le mur qui désormais vous fait face. Vous voyez 2 tableaux : celui qui nous intéresse est celui de droite. C’est un très beau couronnement de la Vierge peint sur fond doré. Approchez-vous et laissez vous porter par la poésie et le raffinement de cette œuvre peinte par Fra Angelico vers 1435. Il est considéré comme le peintre le plus religieux du début de la renaissance. En effet, nous allons voir qu’il incarne en peinture la transition entre le moyen âge et la renaissance, car il sut mêler les leçons de Masaccio à la grâce du gothique. Il est parfois tentant de[…]

Le tableau «la Vierge à l’enfant avec Sainte Anne» de Masaccio et Masolino

Quittons Uccello pour regarder maintenant un autre chef-d’œuvre de la 1ère Renaissance. Retournez vous. Face à nous, nous voyons un tableau de forme ogivale peint sur fond d’or où figurent sainte Anne debout avec, devant elle, la Vierge assise sur un trône et tenant l’enfant Jésus. Ils sont entourés de 5 anges. Ce tableau s’appelle : «la Vierge à l’enfant avec Sainte Anne». Il nous présente la filiation de la Vierge, par la présence de sainte Anne, sa mère, et de Jésus, son fils. Cette œuvre a été réalisée par Masaccio et par Masolino, son maitre. On attribue à Masolino sainte Anne et les anges, à l’exception de celui situé à l’extrême droite, peint par Masaccio qui peindra également la

Les plus grands chefs-d’œuvre de la peinture du début de la Renaissance

A présent, revenons dans la salle des 3 maesta. Et là, quand nous sommes le dos à l’entrée, face au Giotto donc, allons dans la salle située sur le mur du fond mais à droite. Ou : dit autrement, allons dans la salle à gauche du Cimabue. Ici se trouvent réunis quelques-uns des plus grands chefs d’œuvre de la peinture du début de la Renaissance. Nous sommes donc dans une des salles les plus importantes du musée. On n’explique toujours pas comment est né, subitement, cet extraordinaire élan de création artistique qui toucha Florence au tout début des années 1400. Chaque art eût son ou ses génies précurseurs : l’architecture a eu Brunelleschi, la sculpture Donatello, et la peinture Uccello

L’Annonciation de Simone Martini

Et maintenant, passons rapidement dans la petite salle suivante. C’est la seule ouverture à gauche quand on entre. On a accède par la gauche du Duccio. Cette salle n’est malheureusement pas toujours accessible. Mais, même si cela est le cas, il est possible d’admirer de plus loin une des plus belles œuvres de la peinture siennoise du 14e : c’est l’Annonciation de Simone Martini où l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle sera la mère de Jésus. Si la salle est ouverte, approchez vous de cette œuvre placée au centre du mur qui fait face à l’entrée. Portez votre attention sur cette magnifique Annonciation, peinte sur fond d’or, et datée de 1333. Il s’agit d’un des chefs d’œuvre de la peinture

Le tableau Giotto

Regardons maintenant Giotto, le dernier des 3 tableaux. Il se trouve donc au centre, face à l’entrée. Dans cette œuvre datée de 1310, l’artiste s’est affranchi de ces prédécesseurs. Regardons en quoi. Déjà, 1er élément : les proportions du trône sont vraisemblables et sont en harmonie avec la taille des personnages Ensuite, 2ème élément : il organise son tableau selon les lois de la perspective, ce qui constitue une grande nouveauté. Regardez comme la cour céleste des anges est représentée avec un rendu plus réaliste. Ainsi, les auréoles des anges du 1er plan cachent de manière réaliste le visage des anges placés derrière eux. De même, les côtés du trône creusent l’espace ou tout du moins donnent une notion de

La Maestà de Duccio

Placez-vous maintenant devant la Maestà de Duccio reconnaissable au drapé qui surmonte le trône de la vierge. Elle est sur le mur de gauche quand on entre. Donc en face du Cimabue. L’œuvre a aussi été réalisée en 1285. Cet artiste s’est affirmé comme le grand maître de la peinture siennoise. Cette œuvre comparée à la précédente est plus facile à lire. Vous voyez que l’espace est moins saturé que dans l’œuvre précédente ; cela se voit à travers 2 éléments. Regardez le trône tout d’abord. Il est moins encombrant. La crypte et ses prophètes ont disparu. Portez maintenant votre attention sur les anges. Ils ne sont plus que 6. Notez qu’ils sont alors plus faciles à regarder que ceux

L’œuvre de Cimabue

Approchons-nous et regardons d’abord le Cimabue qui est sur le mur de droite quand on entre. Vous y êtes ? Alors, portez votre attention sur l’estrade. Elle est creusée dans sa partie basse par 3 arcs où apparaissent des prophètes visionnaires, comme s’ils étaient dans une crypte. L’œuvre de Cimabue a été peinte vers 1280-1285. Portez votre regard vers le trône. Voyez comme il est massif, placé sur une lourde estrade occupant tout l’espace. Regardons bien la vierge maintenant: Elle est solennelle, caractéristique très byzantine. Mais pourtant, elle s’humanise. On le voit dans cette façon naturelle, maternelle de nous présenter son enfant. Portez votre attention sur son regard. Elle semble vouloir communiquer avec nous, nous interpeller. Cette interpellation est soulignée

La salle du 13ème : Duecento

Mais avant d’aborder la modernité des florentins, avancez de quelques mètres et entrons dans la 1ère salle à votre gauche. Il s’agit de la salle du 13ème, dite du Duecento. Alors pourquoi s’arrêter dans cette salle ? Et bien parce qu’elle est essentielle pour comprendre et apprécier l’extraordinaire apport de la peinture florentine au tout début du 15ème. Ici, 3 tableaux de grand format sont exposés. Ils marquent le passage du byzantinisme finissant aux valeurs de la modernité. Ces tableaux ont été réalisés par 3 maîtres importants : il y a Cimabue tout d’abord. Il est en quelque sorte l’ancêtre de la peinture toscane. Il est aussi le tronc commun aux deux branches ou écoles qui la composeront par la

La galerie et ses décorations

Devant vous s’étend une longue galerie, très bien éclairée par une importante surface vitrée qui donne sur la cour que vous venez de quitter. Le plafond de cette galerie est peint. Il est orné dans le goût de l’époque maniériste, ce style complexe du 16ème siècle dont nous parlerons plus tard, en regardant les œuvres. Regardez au plafond ces délicats motifs peints sur fond blanc que sont des candélabres, des êtres fabuleux, des masques. Ces motifs portent le nom de grotesques. Ils sont inspirés des décors de la Maison Dorée de Néron à Rome. Cette maison dorée fut redécouverte au 16e siècle et elle était enfouie et se présentait comme une grotte. Les artistes donnèrent alors le nom de grotesques

Présentation historique de ce bâtiment

Nous y voilà. Commençons notre visite par la présentation historique de ce bâtiment construit au 16ème siècle. Il a été construit entre 1560 et 1580 par Vasari, architecte, peintre et écrivain du Grand duc de Toscane, Cosme I er de Médicis. Avant d’être un musée, il abritait les administrations de l’état du Grand duché de Toscane. C’était donc un ensemble de bureaux, « uffizi » en Italiens. D’où le nom de Musée des offices. Ce bâtiment formait un trait d’union entre le vieux palais de la Seigneurie, qui servait de résidence à la famille du Grand duc, et l’Arno, le fleuve qui traverse Florence. Au cours de notre visite, vous aurez l’occasion de voir le fameux corridor vasarien, qui permettait

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