Europe

Les statues de la cathédrale

Nous allons maintenant tenter de décrypter les messages que cette église voulait envoyer aux fidèles. Pour ce faire, il faut faire attention aux statues bien sûr, mais aussi à l’évolution des décorations au fur et à mesure que l’on regarde plus haut. Pourquoi cela ? Et bien tout simplement parce que « Dieu est au ciel » et que plus on regarde vers le ciel, plus on regarde vers Dieu. Et commençons par regarder les chapiteaux des pilastres qui ornent chacun des trois niveaux. Les pilastres, ce sont ces espèces de colonnes aux ¾ enfoncées dans le bâtiment et qui affleurent plus qu’elles ne soutiennent. Ce sont donc des éléments décoratifs, qui font un vague écho aux robustes colonnes grecques[…]

L’architecture de la cathédrale

Et maintenant, tournons-nous vers la cathédrale. C’est une construction imposante assurément. Et, pour notre part, elle nous fait plus penser à un palais qu’à une église. Cela dit, la façade est aérée et dynamique et pour tout dire majestueuse avec ces trois arcades du rez-de-chaussée donnant accès à une galerie précédée de quelques marches et avec, au niveau supérieur, ces 3 grandes fenêtres s’ouvrant sur une galerie. En fait, cette cathédrale existe depuis l’an 774 et elle a bien sûr été détruite et reconstruite plusieurs fois. Mais l’incendie de 1598 sera particulièrement violent et les voûtes s’effondrèrent. Ce fut une chance pour le prince de l’époque, Wolf Dietrich de Raiteneau, qui souhaitait faire de Salzbourg la Rome allemande. Et aussitôt,

La colonne de Marie

Avant de nous intéresser à la cathédrale, admirons la grande sculpture qui orne la place et pour cela plaçons-nous juste en face de la figure principale. Cette œuvre est un véritable chef-d’œuvre de la statuaire et nous allons lui consacrer quelques minutes pour comprendre pourquoi. Tout d’abord, regardons le jeu subtil des couleurs entre les figures grises et le reste beige. Pourquoi cette alternance de tons ? Tout simplement parce que les figures sont réalisées en zinc, tandis que le piédestal et les éléments décoratifs sont en pierre. Il s’agit d’un procédé typique de l’Autriche du 18e siècle que nous pouvons également voir sur beaucoup d’œuvres conservées à Vienne. La statue de Salzbourg fut élevée vers 1770 par un immense

Le Domplatz, la façade principale de la cathédrale

Nous vous proposons de visiter la résidence dans le cadre de la promenade du même nom. Nous pourrons ainsi découvrir ensemble les plus belles salles de l’appartement princier au second étage et les principaux tableaux de la galerie de peinture exposée au troisième étage. Mais pour l’instant, continuons notre promenade architecturale à travers la ville princière. Retraversez la cour et repassez sous le porche. Nous allons maintenant découvrir le plus grand sanctuaire de Salzbourg : la cathédrale. Allons sur notre droite et passons sous les magnifiques arcades de marbre reliant la résidence. Nous nous retrouvons devant la façade principale de la cathédrale sur la Domplatz. Quels sont les premiers mots qui vous viennent à l’esprit devant cette imposante façade ?

La cour intérieure de la résidence

Nous vous invitons à découvrir la cour intérieure ornée d’une belle fontaine. Passez sous le porche et arrêtez-vous un instant pour envelopper du regard l’ensemble de la cour. Notre premier sentiment est que nous sommes un peu écrasés par ces imposantes façades encadrant la cour. Pourquoi ? et bien parce qu’elles sont démunies de la moindre décoration sculptée. Il y a juste des grands pilastres blancs qui structurent les façades en séparant verticalement les rangées de fenêtres rectangulaires. Sinon, la plus belle aile est celle située exactement en face de nous au fond de la cour avec trois grandes arcades surmontées de hautes fenêtres arrondies au sommet. Cette partie est mise en valeur, car elle abrite l’entrée d’honneur du palais.

La résidence princière

Ressortons maintenant de l’église pour découvrir la résidence princière. Pour ce faire, sortons de l’église et traversons la place en diagonal vers la droite pour nous arrêter devant le grand portail de marbre orné au sommet de 2 lions tenant un blason. Nous ne pouvons pas nous tromper, car de chaque côté du portail il est écrit « résidence ». Nous voici devant le majestueux portail de marbre servant d’entrée principale au palais des anciens princes évêques. Comme nous l’avions déjà remarqué en arrivant sur la place, ce portail est quasiment la seule décoration ressortant sur l’imposante façade. Levez les yeux au dessus de l’entrée. Nous voyons au centre un grand blason tenu de chaque côté par un lion dressé.

Les fresques de l’église Saint Pierre

Revenons à la fresque au centre du plafond maintenant. 2 mots à son sujet puis au sujet des 3 tableaux d’autel devant nous. La fresque, qui, disons-le, d’emblée, n’est pas extraordinaire : alors, naturellement, pour prolonger cette délicatesse des décorations qui l’entourent, la fresque se devait d’être dominée par les teintes pastelles comme le bleu clair, le rose et le jaune. Soit !. Sinon que dire du thème ? Il est tout à fait classique : nous voyons au milieu un personnage ailé vêtu d’une armure et d’un casque. Il plane sur des nuages entourés d’anges musiciens. Dans la main gauche, le soldat porte une balance. Et qui est-il ? et bien, il s’agit de l’archange Michel qui est toujours

La décoration rococo de l’église

Mais revenons à la visite de l’église Saint Michel. Et au travers cette grille, regardons l’ensemble de cette église. Nous pourrions presque penser à une chapelle, vu ses dimensions assez étroites. Levons un instant la tête vers le plafond et regardons cette décoration des années 1770. Et même si elle est de dimension modeste, nous avons ici un exemple typique d’une décoration autrichienne du 18e siècle: c’est-à-dire une grande fresque au centre et entourée de délicats ornements stuqués de couleur vert clair. C’est du rococo. Alors, en 2 mots, qu’est-ce que le rococo et puis aussi, où le retrouvons-nous ici? C’est un style qui a vu le jour en France début 18ème. Il prolonge le baroque et en sera en

La fontaine de la résidence

Elle date des années 1660. Et regardons-la attentivement, car il est un peu étrange de la trouver à Salzbourg. Nous voyons un grand bassin central dans lequel batifolent 4 chevaux autour d’un amoncellement de rochers. Jusque-là, rien de bizarre. Oui mais regardez bien les chevaux !. Ils ne sont pas communs. Le bout de leurs sabots est palmé et leurs corps, qui disparaissent dans l’eau, s’achèvent en queue de poisson ou de dauphin. Ce sont les chevaux marins mythiques qui accompagnent le char de Neptune, Dieu antique de la mer. Admirez comme ils sont expressifs : comme ils fougueux et hennissent. Regardons au-dessus de l’amoncellement central : nous voyons un groupe d’hommes nus et musculeux qui plient sous le poids

La nouvelle résidence

Pour finir, soyons dos à la résidence et tournons-nous vers la droite. Nous voyons encore une fois un long bâtiment fermant un côté de la place. Il se distingue particulièrement en raison de sa tour munie d’un carillon. Ce que les autrichiens nomment le Glockenspiel. L’architecture d’ensemble est assez simple. Elle est très régulière avec trois rangées de fenêtres sans décoration ni balcon et pourtant le bâtiment reste charmant. Son intérêt est du à sa haute tour et à ses arcades du rez-de-chaussée. Ce monument abrite aujourd’hui la poste centrale de Salzbourg et le gouvernement de la province. Il fut à l’origine un palais et est baptisé Nouvelle Résidence. Il fut édifié autour de 1600 pour le prince Wolf Dietrich

Scroll to Top