Europe

Le cimetière de Saint Pierre

Mais continuons notre chemin. Tournez le dos à la statue de Népomucène et retraversez la cour en allant ensuite sur votre gauche. Vous voyez alors un petit chemin menant vers un porche fermé par des grilles. Vous pouvez voir sur le mur une flèche avec l’inscription Katakomben. Prenons donc cette direction, elle nous conduit vers le charmant cimetière Saint Pierre. Nous nous retrouvons après la grille à l’entrée du cimetière. Ce cimetière est l’un des lieux les plus romantiques de Salzbourg. Droit devant nous se dresse la montagne avec une construction munie d’une petite tourelle accrochée à sa paroi rocheuse. Vous la voyez ? Vous verrez alors également que la paroi est percée de lucarnes. Elles donnent dans des salles[…]

La cour du moulin

Quittons maintenant ce magnifique abreuvoir. Quand nous sommes face à Neptune, nous allons à l’extrémité droite de la place. Aussitôt nous allons voir une porte avec une belle grille de fer forgé portant au dessus l’inscription « St Peter ». Nous nous retrouvons devant cette porte. Passons la grille de fer forgé et arrêtons-nous dans la cour. Nous avons quitté la grande architecture baroque, les marbres et les imposantes façades pour nous retrouver dans une cour intime et pittoresque avec une jolie construction de bois abritant la statue d’un saint. Nous venons de pénétrer dans l’enclot de l’abbaye de Saint Pierre et plus exactement nous sommes dans la cour du moulin. Regardez sur votre gauche, nous voyons un petit escalier

Le particulier chef-d’œuvre de la sculpture baroque : Neptune

Rendons-nous au fond de la place devant la grande fontaine. Nous avons devant les yeux un chef-d’œuvre de la sculpture baroque ! Il s’agit d’un Neptune brandissant son trident, la barbe et la draperie au vent. Nous allons en dire deux mots. En regardant ce Neptune, nous avons le sentiment qu’il est poussé par la violence des vents marins. Il tente de retenir un cheval marin plein de fougue. Voyez-vous comme il est fabuleux avec ses deux pattes avant palmées et sa longue queue de poisson. Cette iconographie est absolument traditionnelle. Neptune est souvent accompagné par ses destriers mi-chevaux, mi-poisson qui normalement tire son char constitué d’une grande coquille. Nous l’avons déjà vu place de la résidence. En fait, Neptune

Les appartements du prince

Voilà, nous sommes sortis de la cathédrale qui est dans notre dos. Passons sous les arcades de marbre situées sur notre gauche. Elles relient la tour de droite au bâtiment de Saint-Pierre. Nous nous retrouvons après les arcades sur la Kapitelplatz. Nous sommes maintenant devant l’une des plus vastes places de Salzbourg. Déjà, par rapport à la place de la résidence qui était très fermée, cette vaste place est très ouverte. Ici nous avons un sentiment d’espace. Regardez devant vous : on a une belle vue sur la forteresse qui domine admirablement le paysage du haut de sa montagne. Cette forteresse nous semble véritablement dégager de la force, ainsi dressée en hauteur avec ses bastions et ses murailles de pierres

Les tombeaux des princes évêques

Pour finir, lorsque nous regardons vers le cœur, regardez vers la gauche, vers le transept ou alcôve gauche. Nous pouvons voir, dressées contre le mur, de belles stèles de marbre blanc et rouge richement sculptées avec un portrait peint d’ecclésiastique au centre. Il s’agit naturellement des tombeaux des princes évêques successifs qui régnèrent sur Salzbourg. Constatez la ressemblance qui règne entre ces tombeaux. Il semble que les artistes n’aient pas voulu briser l’harmonie d’ensemble. Ainsi, ils utilisèrent les mêmes matériaux et les mêmes formes ornementales que pour l’autel principal et les 2 grands autels latéraux. La liste commence dans cette alcôve de gauche et se poursuit dans le sens des aiguilles d’une montre. Le tout dernier dans l’alcôve de droite

L’Autel de la cathédrale

Retournons-nous de nouveau vers le cœur. Il est dominé par un superbe autel de marbre datant de 1628 et s’harmonisant parfaitement avec le reste de l’église. Regardez ce jeu subtil du marbre blanc et du marbre rouge, les beaux ornements sculptés rappelant ceux des voûtes : guirlandes de fleurs et fruits et feuilles d’acanthe. Et nous retrouvons encore une fois nos deux évêques : Virgil et Rupert. Nous allons parler ce cet autel et plus globalement, du message que cette église veut adresser aux fidèles. Maintenant, observons le tableau d’autel. Alors, disons-le tout de suite, il ne nous semble pas être un chef-d’œuvre. Ses couleurs acidulées comme le jaune et l’orange nous semblent agressives et capter trop d’attention au détriment

Les orgues de la cathédrale

Naturellement, depuis que nous sommes entrés sous la coupole, vous avez dû être intrigués par une originalité : la présence de 4 orgues à mi-hauteur de chaque pilier. Ils répondent à la règle de l’harmonie prônée au 17e siècle. C’était la stereo avant la lettre et, avec cette construction, le son était bien équilibré, car il se diffusait depuis les 4 points cardinaux. Nous voyons qu’une galerie entoure chacun des orgues. Elle était réservée aux musiciens lors des messes et nous pouvons facilement imaginer l’effet grandiose que pouvaient offrir ces galeries peuplées d’instrumentistes bénéficiant d’une acoustique parfaite. Puisque nous parlons des orgues, tournons-nous encore une fois vers la nef en direction de la porte d’entrée. Nous voyons cette fois au

La Contre-reforme

Et ce plan est en fait directement influencé par l’Italie et plus exactement par un grand théoricien de l’Architecture : Giacomo Barozzi da Vignola qui construisit en 1568 l’église du Jésus à Rome, c’est-à-dire l’église mère de l’ordre des Jésuites. Pour ce sanctuaire, il inventa le plan centré avec une coupole au milieu et une longue nef bordée de chapelles latérales. C’est presque exactement le plan que nous avons ici. Et cette église servira de modèle pour de nombreuses autres églises en Europe à partir de la contre-réforme et au-delà. Alors, parlons un instant de la contre-réforme : de quoi s’agit-il ? Comment est-ce né ? et aussi, quelle fut son influence sur l’architecture. Pour ce faire, revenons en arrière,

La voûte de la cathédrale

Et maintenant, levons les yeux vers la voûte. Nous voyons des éléments caractéristiques du baroque, à savoir des peintures tantôt ovales, tantôt rectangulaires et encadrées de lourds ornements de stuc : avec des feuilles d’acanthe, des guirlandes de fleurs et des cartouches découpées. Mais quel est le thème des peintures ? Les grandes représentations rectangulaires montrent l’épisode la vie du christ appelé « la passion du Christ », c’est-à-dire ses souffrances depuis son dernier repas, la cène jusqu’à la crucifixion. Parcourez cette « passion du christ » jusqu’aux dernières peintures de la voûte, qui se trouvent au-dessus des 2 dernières chapelles précédant la coupole. Nous voilà donc au bord de la coupole. Levons les yeux vers la composition à droite

La nef de la cathédrale

Entrons maintenant dans le sanctuaire. Nous nous retrouvons après la porte au bout de la nef. Nous avons le souffle presque suspendu devant l’immensité de ce superbe espace avec ses hautes voûtes, ses décorations envahissantes et son abondance de statues. Englobons du regard la nef dans laquelle nous nous trouvons. Elle forme comme une vaste salle allongée menant directement vers un véritable puits de lumière qui accroche le regard dès que nous rentrons. Ce puits de lumière correspond à l’espace couvert par la coupole ainsi qu’à l’alcôve du cœur fermant la perspective. Nous avons le sentiment que la nef est très sombre pour nous conduire progressivement vers la lumière de l’autel, et, un peu comme nous l’avons vu sur la

Scroll to Top