Dubrovnik

Le crucifix de bois peint de Paolo Veneziano

Nous pouvons maintenant sortir du musée et nous diriger vers l’église en repassant par le cloître. Donc en prenant sur notre gauche en sortant des salles du musée. Au passage, ne manquez pas d’admirer le portail sud de l’église qui est le seul vestige roman de l’édifice, mais retravaillé en partie en style gothique par Bonino de Milano en 1420. Entrons maintenant dans l’église. Le contraste est saisissant entre la sobriété de l’architecture et la richesse du mobilier. La sobriété de l’architecture s’explique tout simplement parce que l’église était collée aux remparts et qu’elle se devait d’en être un renfort. Mais bien sûr, le plus important est ailleurs. Levez les yeux vers le chœur et regardez vers le haut -dessus[…]

Les bijoux ex-voto

Sortons à présent de cette salle et reprenant le cloitre passons dans la salle suivante. Là sont exposés des bijoux ex-voto. Ce sont donc des offrandes faites à l’église dominicaine par les fidèles pour que leurs vœux se réalisent. Nous en avons déjà vu au monastère franciscain, mais vous pouvez prendre le temps d’aller voir ceux-ci. De plus, dans cette salle se trouvent exposés quelques-uns des manuscrits que possède la bibliothèque. Pour éviter qu’une trop longue exposition ne les abime, on les change à tour de rôle. Il faut savoir qu’en plus les dominicains possèdent ici plus de 200 incunables. Qu’est-ce au juste qu’un incunable? Le terme signifie berceau ou commencement. Il s’agit en fait d’un ouvrage imprimé dans les

Les œuvres de Lovro Dobricevic

A présent, allons voir les œuvres de Lovro Dobricevic, un grand peintre du milieu du 15e siècle. Quand vous êtes face à l’entrée, elles sont sur le mur de droite. Il faut voir le polyptyque du baptême du christ et la vierge à l’enfant. Regardez les visages tout d’abord. Voyez comme ils sont traités très différemment de Bozidarevic. Ils sont plus ronds, et les couleurs sont aussi plus tranchées. Ainsi le manteau de la vierge : il est noir et porte d’immenses broderies circulaires. Jésus, c’est bien sûr le bébé potelé, est vêtu d’une robe rose. On voit donc les œuvres de 2 peintres extrêmement différents dans la façon de traiter des sujets semblables. Regardez la Vierge à nouveau :

Les œuvres des peintres ragusains

Nous allons maintenant pouvoir reprendre notre visite. Si vous avez pris à gauche après l’entrée dans le cloître, il faut continuer jusqu’à la 1re porte ouverte que vous rencontrerez. Dans la première pièce dans laquelle nous pénétrons se trouvent plusieurs œuvres de peintres ragusains. En effet, aux 15e et 16e siècles, de nombreuses écoles de peinture furent mises en place et financées soit par la ville soit par de riches mécènes. Et les peintres de Raguse formèrent une véritable école. Les ateliers se multiplient à Dubrovnik, mais malheureusement les séismes successifs ont détruit la majeure partie de leur production. Mais heureusement, il nous reste quelques témoignages tout à fait remarquables que nous avons la possibilité d’admirer ici. Alors, tout d’abord,

Les dominicains

Ce cloître est conçu comme un havre de paix et est l’endroit idéal pour s’asseoir un instant afin de comprendre qui étaient les dominicains. Les dominicains représentent un tournant dans l’histoire des ordres religieux au début du 13e siècle. Donnant pour devise à son ordre: «Ne parler qu’avec Dieu ou que de Dieu», saint Dominique est l’initiateur d’un mode de vie difficile, qui allie présence à Dieu et présence aux hommes à évangéliser. Cet ordre –appelé l’ordre des Frères Prêcheurs- nait en 1215 à Toulouse et il reflète les aspirations du temps. Car à cette époque, il y a beaucoup de contestation contre certains abus de membres de l’église. Autour de 1200, une nouvelle religion essaye de naitre dans le

Le couvent dominicain

La rue est encombrée de restaurants, mais essayez malgré tout d’admirer les façades et aussi les balcons ouvragés. Continuez tout droit jusqu’au bout et allez devant la chapelle st Nicolas. C’est la plus ancienne chapelle de la cité. Elle date en effet du 11e siècle même si sa façade a été retravaillée au 16e siècle. Seul le chevet garde des traces romanes. C’est surtout la chapelle la plus importante aux yeux des habitants, car elle est dédiée à saint Nicolas, le saint patron des marins. Quand on connait la vocation maritime de la cité, on comprend mieux cet attachement. Maintenant, regardons la chapelle, et contournons-la par la gauche. Une petite ruelle la longe et débouche sur une autre ruelle perpendiculaire.

La rue Prijeko

Nous pouvons maintenant sortir du musée. Pour continuer notre promenade, il nous faut très légèrement revenir sur nos pas vers la rue Strossmaverova et tourner dans la première rue à gauche : c’est la rue Domina. Nous allons emprunter cette rue jusqu’a ce que nous croisions l’artère principale de la vieille ville (le placa) que nous avons parcourue lors de la première visite. Nous sommes maintenant sur la placa, l’artère principale, prenez en face de vous l’une des petites artères montant vers le haut de la ville et tournez dans la première rue à droite qui sera alors la rue Prijeko. Vous êtes maintenant dans la rue Prijeko que nous allons parcourir en découvrant les façades les plus intéressantes de

Le Musée Rupe

Nous pouvons maintenant quitter l’église et redescendre les marches qui nous ont menés au parvis. Puis nous prendrons la 1re rue à gauche après la rambarde de ces escaliers : il s’agit de la rue Strossmarerova qui nous mènera au Musée Rupe. Continuez sur cette rue sur 200 mètres environ. Lorsque vous arriverez à la 1re rue à gauche –la rue Marije- vous verrez un gros bâtiment qui fait l’angle. C’est le Musée Rupe. Le musée tire son nom du mot rupe qui signifie « trou ». En fait, il s’agit d’un immense grenier comme il en existait plusieurs dans la cité. Les habitants de Raguse conservaient d’importantes quantités de blé dans d’immenses silos. Ce grenier-ci comporte 15 silos creusés

L’intérieur de l’église Saint-Ignace

Nous pouvons maintenant mieux regarder cette église. Quel est votre 1er sentiment ? Un plan intérieur assez dépouillé dirons-nous. Et très équilibré aussi. Car voyez comme l’architecte a joué sur la symétrie des décors. Voyez la 1ère chapelle à votre gauche et celle qui lui répond en face –à votre droite donc : même décoration jaune. Ensuite, il y a 2 tribunes qui se sont font face. Puis deux chapelles qui sont décorées à base de rouge. Donc la partie gauche de l’église et la partie droite sont construites en totale symétrie. Pourtant à y regarder de plus près, on remarque une profusion de moulures et de corniches qui s’intègrent dans la structure. Donc là encore, comme sur la façade,

La Contre reforme

réforme, la contre-réforme et les Jésuites. Des termes très liés. Parlons-en un peu, car ils sont clés pour comprendre l’histoire et l’architecture du 16e siècle. Au 31 octobre 1517, Luther, moine augustin et professeur de théologie, affiche sur les portes de l’église de Wittemberg, en Saxe -en Allemagne actuelle donc-, un document qui fera trembler l’Europe entière : ce sont ses fameuses 95 thèses. Il s’agissait d’une liste de 95 propositions de discussions théologiques sur certains abus pratiqués alors au sein de l’Église et souvent cautionnés par le pape. Luther n’avait pas, au départ, l’intention de se séparer de Rome, mais la discussion avec les représentants du pape s’avéra rapidement impossible, aboutissant de fait à la Réforme, c’est-à-dire à la

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