Châlons-sur-Marne

Porte Sainte-Croix

Edifiée dans les anciens remparts de la ville, la porte Sainte-Croix commande à l’origine l’une des entrées de la ville. Le projet traîna au départ en longueur, mais le passage prévu de Marie Antoinette, en mai 1770, sur la route de Paris où elle doit rejoindre et épouser le dauphin, le futur Louis XVI, entraîne une accélération des travaux et le choix de la forme définitive, celle d’un arc de triomphe. En fait, le gros œuvre était à peine achevé au passage de la reine, et, finalement, seul le côté extérieur fut sculpté.

Eglise Saint-Loup

L’église Saint-Loup reflète les différentes étapes de sa construction. Le chœur est la partie la plus ancienne, édifié peu après 1300, suivi par le transept dans la première moitié du XIVe siècle. La nef, en revanche, reconstruite après 1450 grâce aux contributions des paroissiens, reflète le développement du goût flamboyant. Vous noterez, sur les piliers, la présence des noms des confréries qui pourvurent financièrement à la construction. Enfin, ce n’est qu’en 1662 que fut élevée l’actuelle façade avec son portail classique d’ordre corinthien. Vous admirerez tout particulièrement, à l’intérieur de l’église, sa très riche collection de pierres tombales.

Musée Garinet

Le 4 septembre 1888, Marguerite Victoire Garinet lègue à la Ville de Châlons les collections rassemblées par son mari et sa maison pour en faire un musée portant son nom. Pas un meuble ne fut bougé depuis cette date. L’édifice, résidence du Vidame de l’évêque de 1599 à la révolution, a été construit dans les premières décennies du XVIe siècle, alliant la craie et la brique rouge plutôt que les pans de bois jusqu’alors favorisés par les édifices châlonnais. À l’intérieur, vous admirerez tout particulièrement les riches collections de peintures du XVIe au XIXe siècle, mais surtout, au deuxième étage, les 98 maquettes sculptées en noyer par le Dr Mohen au XIXe siècle et reproduisant nombre de monuments français (églises,

Musée Municipal

Le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Châlons-en-Champagne abrite un riche panorama de la peinture européenne du 15e au 20e siècle et une collection d’ivoires remarquable. Fondé à la Révolution à partir des saisies révolutionnaires, alors installé dans une annexe de la bibliothèque, il s’enrichit lorsqu’en 1861, Charles Picot lègue à la Ville de Châlons sa collection de 575 peintures et objets d’art. En 1879, il s’installe dans un bâtiment conçu, au départ, pour abriter douze étals de boucherie et, à l’étage, des salles de classe. Il présente la particularité de mêler des collections d’histoire naturelle, notamment d’ornithologie, très riches, aux côtés d’un riche ensemble de sculptures, notamment médiévales, mais où l’on trouve aussi des œuvres de Rodin.

Le Jard

Au départ plutôt une prairie basse et souvent inondée, plantée ça et là de saules, le jard devient, dès le XVe siècle, un lieu de promenade publique, redessiné et divisé en trois jardins : le Petit Jard, le grand Jard et le Jard anglais. Ces deux derniers forment un ensemble indissociable. Reliés par une passerelle, ils constituent un jardin à l’anglaise bien mis en valeur par des bassins et des compositions végétales. Inséparable de l’ensemble, l’île du Jard se dresse dans un bras du canal que longe le chemin de l’écluse (anciennement le chemin de halage), lequel relie toujours le jardin anglais à la rue de Marne.

Le Petit Jard

Le jardin du petit Jard, l’un des trois poumons verts de Châlons, fut aménagé en 1861, puis complété en 1938 par la construction d’un arboretum. Ce dernier fut ravagé par la tempête de 1999, mais dès 2001, il a été complètement réaménagé. De part et d’autre de la Nau, vous apprécierez ses promenades ombragées et sa riche flore, parsemées de statues d’un artiste local évoquant les quatre saisons. Les cygnes nageant majestueusement apportent à l’ensemble un calme serein. Le Petit Jard est l’un des trois grands espaces verts de Châlons-en-Champagne, aux côtés du Grand Jard et du Jard Anglais. Véritable havre de paix, il séduit par son cadre naturel soigné, son arboretum aux essences variées et ses œuvres d’art intégrées

Musée du cloître de Notre-Dame-de-Vaux

Construit vers 1170, le cloître de Notre-Dame-en-Vaux fut détruit en 1759. Conformément à la coutume, les sculptures furent alors enterrées en terrain consacré, au plus proche de la collégiale. Aussi, en 1963, les travaux d’aménagement du jardin situé au nord permirent de redécouvrir près des trois-quarts des œuvres qui le peuplaient. Il était impossible de les remonter sur place, aussi un musée fut aménagé à proximité, où est présenté l’un des plus beaux ensembles de sculptures du XIIe siècle au monde. Outre les chapiteaux historiés et les colonnes très travaillées, ce sont surtout les grandes statues-colonnes, caractéristiques de la naissance de l’art gothique, qui vous fascineront.

Préfecture

Le bâtiment de la préfecture a été construit par Jean Gabriel Legendre sous le règne de Louis XV, entre 1759 et 1771 pour loger l’intendant de Champagne. Rouillé d’Orfeuil, intendant de 1764 à 1789, s’est attaché à son achèvement et à son embellissement par la création de la cour d’Ormesson et de la perspective du Jard. Le bâtiment, de proportions exceptionnelles pour le Châlons du XVIIIe siècle, adopte le plan habituel du grand hôtel particulier parisien. Sur les façades principales, le rez-de-chaussée présente un décor horizontal saillant et à l’étage un mur lisse avec des encadrements de baie surmontés d’une guirlande. À l’intérieur, vous admirerez tout particulièrement la grande salle des gardes et ses sièges recouverts de tapisserie de Beauvais,

Hôtel de ville de Châlons

Bel exemple d’architecture classique, l’Hôtel de ville a été construit entre 1772 et 1776 par l’architecte Nicolas Durand à l’emplacement d’un édifice construit en 1533 et démoli en 1771 parce que devenu trop petit. Les dimensions du nouveau bâtiment, financé par le roi, permirent de réunir les services de la Ville, les juridictions royales et les prisons. Vous admirerez tout particulièrement, outre l’élégante façade avec sa colonnade en ressaut, le vestibule d’entrée, le grand escalier et le salon du 1er étage.

Bibliothèque de Châlon

C’est au milieu du 17e siècle que fut construit l’hôtel Dubois de Crancé qui abrite aujourd’hui la bibliothèque municipale de Châlons. Cette propriété était constituée, à l’origine, d’un corps de logis sur rue, d’une aile latérale à chaque extrémité de la façade postérieure, d’un bâtiment de communs, d’une cour et d’un jardin. La façade antérieure est en pierre de taille, celle sur cour est en pan de bois. Au milieu du siècle suivant, Jean Gabriel Legendre remplaça les allèges des fenêtres par des garde-corps. En 1767, lorsque Legendre quitte la ville, le bâtiment est vendu à Germain Dublois de Crancé, puis, en 1821, acheté par la ville aux héritiers du général Godinot. Vous admirerez tout particulièrement la façade de l’église

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