Budapest

L’intérieur du palais Sandór

Et que trouve-t-on aujourd’hui dans le château ? Eh bien de ce côté, il y a la Galerie Nationale Hongroise, consacrée à l’art hongrois, et dont nous vous recommandons vivement la visite. La Galerie contient notamment de grands retables sculptés et dorés du 15e et du début du 16e siècle, et elle permet de découvrir l’étonnante école hongroise de peinture du 19e siècle : les « hongrois de Barbizon » (oui, vraiment de Barbizon, il y en a eu plusieurs), et les « impressionnistes » hongrois, qui seront pour vous une révélation. Maintenant, regardons à droite de l’entrée du Musée : il y a un passage ouvert à travers le rez-de-chaussée du château : empruntons-le et il nous conduira de[…]

L’histoire du palais Sandór

C’est Sigismond de Luxembourg qui fixe définitivement sa résidence à Buda en 14O8. Également Empereur germanique, Sigismond donne de l’ampleur au château. Ensuite, Mathias Corvin, transforme le château gothique de Sigismond en un palais de la Renaissance, inspiré du palais d’Urbino. Il fait appel pour cela à un architecte et à des sculpteurs italiens. Hélas, l’occupation turque et les canonnades du siège de 1686 ont réduit en ruine ce palais. Il restait à le reconstruire: un petit château baroque a tout d’abord été réalisé au début du 18e siècle, en réutilisant certains vestiges du château médiéval. Mais il a été agrandi et remplacé, à partir de 1749, par un palais plus imposant commandé par l’impératrice Marie Thérèse. Le 19e siècle

Le palais sandor

Avançons jusqu’au palais qui fait suite au théâtre, toujours du côté gauche, et cette fois sur la place Szent Giörgy ter. Ce superbe palais néo-classique est le palais Sandór. Il a été construit au début du 19e siècle pour le comte Vince Sandor, par l’architecte Mihaly Pollack, le spécialiste de l’architecture néo-classique à Budapest. Des années après, il construira à Pest le remarquable Musée National. Le palais allait être de 1867 à 1945 la résidence du 1er ministre, et son 1er occupant à ce titre a été le comte Andrassy, l’artisan du « compromis» de 1867 avec l’Autriche, et l’ami très cher de Sissi. Longtemps en travaux, le palais est devenu, il y a quelques années, le siège de la

Les essentiels sur la rue de Tarnok Utca jusqu’au château royal

Et maintenant, prenons l’escalier de sortie. En quittant le Bastion, nous allons retourner sur Szentaromsag ter, vers la colonne de la peste. Au passage, regardez bien l’arrière de l’église Mathias, c’est une des parties de l’église la moins reconstruite, et elle est très belle. En tournant le dos à l’église et au bastion, prenons la rue Tarnok utca sur le côté gauche de la place. Et maintenant, remontons Tarnok utca -la rue du Trésorier-, en remarquant comme tout à l’heure dans les autres rues, les façades baroques ou baroquisées, et arrêtons-nous devant le n°18. Il y a là l’un des petits musées de charme de Buda : le musée de l’ancienne pharmacie. Il occupe une maison du 15e siècle, devenue

Le bastion des pêcheurs

Rendons-nous maintenant sur le Bastion des Pêcheurs, la bizarre construction néo-romane, toute blanche, avec des tourelles aux toits pointus qui se trouve derrière la statue de Saint-Étienne. L’escalier d’entrée est à droite quand nous sommes face au bastion. Prenez un billet et montez sur le « chemin de ronde ».Attention, on peut normalement prendre son billet au pied de l’escalier, mais il arrive qu’il faille l’acheter dans le kiosque d’information touristique de Szentaromsag ter. C’est-à-dire dans le square, à gauche en tournant le dos au bastion. Nous voici maintenant sur ce bastion dont le nom vient du marché aux poissons qui se tenait au Moyen-âge à proximité, et de la guilde des Pêcheurs qui était chargée de le défendre. Sa

La statue équestre de Saint Etienne

Dans tous les cas, nous vous attendons à la sortie de l’église devant la statue équestre de Saint Etienne, légèrement sur la gauche en sortant. Nous voici devant l’impressionnante Statue équestre de Saint-Etienne, l’œuvre du sculpteur Alajos Strobl. Le caparaçon du cheval avec toutes ses pendeloques est assez amusant, et on avouera ne pas savoir si c’est pure fantaisie de la part du sculpteur, ou détail « archéologique ». Plus sérieusement, nous voyons Etienne Ier, le premier roi de Hongrie, portant la couronne royale (ou Sainte-couronne). C’est la couronne que la tradition lui attribue, mais qui dans la réalité avait été envoyée par le pape à l’un de ses successeurs. Cette couronne est surmontée d’une énigmatique croix penchée, aussi penchée

Le Nom de l’Église

Un petit commentaire encore sur le nom de l’Eglise qui est en fait l’église Notre-Dame de l’Assomption du Mont du Château de Buda. Elle a 2 surnoms usuels, plus courts : église Mathias bien sûr, mais aussi église du Couronnement : alors de quel couronnement s’agit-il ? En cherchant bien, on en trouve sans doute 3 ou 4, mais l’un d’eux compte plus que les autres et est à l’origine de ce surnom. Il s’agit du couronnement de 1867, comme roi et reine de Hongrie, de François-Joseph et de sa femme Elisabeth (Sissi), chère au cœur des Hongrois, dont elle parlait couramment la langue. C’est à ce couronnement que faisait allusion la fresque que nous regardions tout à l’heure. Et

Chapelles situées sur le côté gauche de l’Église

Bien, quittons la chapelle de Lorette, et tournons le dos à la façade de l’église. Nous allons maintenant regarder, assez rapidement, les chapelles situées sur le côté gauche de l’église. Dirigeons-nous vers la 1ere, la plus proche de la façade. La 1re est la chapelle Saint Imre, c’est-à-dire Saint Emeric. On peut y voir un retable, c’est-à-dire une peinture ou une sculpture, ou une combinaison des 2, placée sur un autel. Il comporte 3 statues polychromes. Elles représentent le prince Imre, mort jeune et accidentellement pendant une chasse au sanglier. A ses côtés, il y a son précepteur, le moine Gérard, qui deviendra Saint Gérard. Notons qu’en Hongrois, Gérard se dit Gellert ; et le mont Gellert de Budapest porte

L’intérieur de l’église Mathias

L’intérieur de l’église est surprenant, non ? Il parait que l’architecte Schuleck –fin 19ème donc- a minutieusement relevé, sur les murs et les piliers, des restes d’enduits peints médiévaux et s’en est inspiré pour inventer cette polychromie, ce décor coloré, très exubérant, que beaucoup trouvent un peu oriental, et aussi un peu Art-Nouveau par endroits. À vrai dire, sur la réussite esthétique de l’intérieur, les avis sont partagés. Le 19e siècle avait découvert que les monuments antiques avaient été peints, et les églises médiévales aussi. Du coup, la couleur est devenue inséparable de ces rénovations néo-gothiques du19ème, dont l’église Mathias est un assez bel exemple. L’église ayant servi de mosquée pendant l’occupation turque, il ne restait rien de son mobilier

La grande Eglise Mathias

Regardons maintenant la façade l’église Mathias, qui est la grande église au toit de tuiles vernissées, et aux 2 clochers. Cette façade traduit bien l’esprit de 2 époques de l’art gothique en Hongrie. Regardons la tour de gauche et au milieu le portail central : on reconnaît un aspect dépouillé et assez trapu qui caractérise le 1er gothique, celui du13e siècle. Les fenêtres du clocher, au premier étage sont encore étroites comme des meurtrières. Et maintenant, regardons le clocher de droite et surtout ses derniers étages. Changement de style total: une véritable dentelle de pierre couverte d’ornements sculptés !!!. Ils ressemblent à des feuilles de chou frisé et donnent à la flèche de cette grande tour un aspect typique du

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