Budapest

La place de la Sainte Trinité

Nous sommes maintenant sur la place de la Sainte Trinité. Nous allons faire le tour de ses monuments avant de finir par le plus connu d’entre eux, l’église Matthias. Partons du centre de la place. Il est occupé par une spectaculaire colonne baroque: la colonne de la Trinité, dite aussi colonne de la peste, élevée en 1714 après une épidémie de peste. Le sculpteur Fülöp Ungleich l’a enrobée d’une foule de sculptures. Ce genre de colonne est élevé en remerciement pour la fin d’une épidémie. Regardons-la : elle est nappée de nuages sculptés qui forment comme une coulée de crème fouettée. C’est un des grands classiques du décor des villes baroques en Europe centrale. Un côté de la place, au[…]

Buda, le quartier du Château, de l’Eglise Mathias aux cours du Palais-Royal : introduction

Notre 1re promenade dans le quartier du château nous a fait découvrir des rues bordées de maisons anciennes et de palais, formant un quartier qui est un peu à Budapest ce que le Marais, ou l’Ile Saint-Louis sont à Paris. Nous allons voir maintenant beaucoup moins d’architecture privée, et beaucoup plus d’architecture publique: la colonne baroque de la Peste, la spectaculaire église Mathias, l’ancien Hôtel de Ville de Buda, et l’imposant Palais-Royal, sans compter le palais présidentiel, et l’inclassable Bastion des Pêcheurs avec son panorama unique sur Pest et sur le Danube. Nous vous donnons rendez-vous devant le n°6 Szentharomsag ter (place de la Sainte-Trinité). Si vous n’êtes pas déjà sur place, vous pouvez vous y rendre en taxi, c’est

La place de Hess Andras ter

Dans tous les cas, rendons-nous près du nº 1 de Tancsics Mihaly utca. La rue débouche maintenant sur une place triangulaire : Hess Andras ter. Allons devant son nº 4. Nous sommes devant l’ancien couvent des Dominicains de Buda, avec la tour de son église Saint-Nicolas, dotée d’un dernier étage moderne, et ornée d’un bas relief représentant le roi Mathias Corvin, le grand souverain de la Renaissance hongroise. À droite s’étend une longue façade de style classique, ornée de pilastres –ces colonnes qui affleurent des murs-: cette façade était celle des bâtiments conventuels. Tout cela fait partie aujourd’hui de l’hôtel Hilton, un bâtiment moderne de 1976, à l’architecture controversée, qui intègre ces 2 fragments anciens, ainsi que des vestiges du

Le Tancsis Mihaly utca

En débouchant sur Bécsi Kapu ter, depuis Fortuna Utca, nous retrouvons à droite l’Église luthérienne. Plaçons-nous devant sa façade en la regardant et dirigeons-nous vers la rue qui s’ouvre sur sa gauche : il s’agit de Tancsis Mihaly utca. Allons jusqu’au n°26 Tancsis Mihaly utca, en regardant, en chemin, les belles maisons de cette rue. Le n°26 abrite le musée de l’ancienne synagogue médiévale: il s’agit de l’un des 2 monuments juifs médiévaux de Tancsis Mihaly utca, rue qui -au Moyen-Age- était la principale rue du quartier juif de Buda. Les vestiges de l’autre, une ancienne synagogue également, se trouve au nº 23, derrière une maison à façade baroque. Au 26, dans une ancienne salle de prière dont l’architecture intérieure

L’auberge de la Fortuna utca

En sortant de la cour, prenons à gauche et revenons sur nos pas dans Fortuna utca et allons jeter un coup d’œil au porche et à la cour du n°5 Fortuna utca Encore un porche médiéval, et une cour pittoresque ! Comme d‘habitude, un petit coup d’œil à la cour satisfera notre légitime curiosité. Allons maintenant jusqu’au n°4 Fortuna utca Nous sommes ici devant le musée hongrois du commerce et de l’industrie hôtelière. Ce qui en hongrois se dit tout simplement : Magyar Kereskedelmi és Vendéglatoipari Muzeum. Et justement, ce bâtiment, l’auberge de la Fortune, fut construit au 18e siècle , pour servir d’auberge, à l’emplacement de 3 maisons médiévales. En dehors du musée lui-même, original, avec ses reconstitutions de

La rue de Orszaghaz utca

Prenons Darda Utca jusqu’à Orszaghaz utca. Nous voici maintenant dans la rue de la Diète -c’est-à-dire du Parlement, c’est Orszaghaz utca. C’était au Moyen-Age, et à la Renaissance, la rue « des Italiens », car de riches marchands de la péninsule s’y étaient établis. Nous allons nous diriger, à gauche, vers le n°18. Il s’agit encore d’une maison médiévale, habilement restaurée, où l’on doit pouvoir distinguer, dans l’encadrement des fenêtres, ce qui a été refait, de ce qui est d’origine. La couleur de la pierre, le profil des moulures ont été choisis à dessein un peu différents de l’état d’origine. Cette maison a aussi l’intérêt de nous montrer notre premier « oriel ». Et qu’est-ce qu’un oriel ? Et bien,

La rue de Darda utca

Continuons dans la même direction et retournons maintenant jusqu’au n°4. Entre le n°41 et le n°39 s’ouvre une petite rue sans plaque : c’est Darda utca. Avant de nous y engager, un mot au sujet de «Varbarlang», la « grotte du château » – c’est là que se trouve son entrée. En fait, il s’agit d’une partie du réseau de grottes et de galeries qui s’étend sous le quartier, et qui a servi d’abri aux civils pendant le siège de janvier 1945. Deux mots sur ce siège : il opposait les troupes soviétiques, qui avaient investi Pest, aux troupes allemandes qui tenaient le mont du château. Il a duré environ un mois, avec ses échanges d’artillerie et ses attaques aériennes

Le n°62 et le n°49

En sortant, allons à gauche jusqu’au nº 62 -en jetant un coup d’œil au passage au n° 60, encore une façade baroque ! Nous voici devant le nº 62. Eh bien, ce sera notre dernier palais dans Uri utca : il s’agit de la résidence des archevêques d’Esztergom -aujourd’hui en même temps archevêques de Budapest-, et primat de Hongrie, donc du palais primatial. Voilà un sobre palais, construit à la fin du 18e siècle, et à la façade dépourvue de tout ornement, sauf son balcon de fer forgé, superbe. Cela donne un sacré contraste avec le palais que nous venons de voir au n°58 ! Revenons maintenant en arrière jusqu’au portail du n°49. Au 49, entrons sans hésiter, et dans

L’édifice n°58

Et maintenant, vous vous demandez peut-être ce qu’il en est de la longue façade du nº 49, en face, et de son côté droit, d’apparence médiévale : patience !, car nous entrerons là tout à l’heure, en revenant sur nos pas. Allons voir maintenant le nº 58 Nous sommes au Nº 58 et voilà sans aucun doute l’un des deux plus beaux palais baroques du quartier : l’ancien hôtel des Trésoriers de Hongrie, construit vers 1760. Le portail conserve ses heurtoirs anciens. Il est flanqué de colonnes posées en biais –contre toutes les règles de l’architecture classique –ce qui donne une impression de mouvement. Plus haut, le décor règne en maître, avec des statues de saints placées dans des niches,

Les maisons de uri utca

Prenons maintenant Noegylet utca jusqu’à retrouver Uri utca. Voici donc Uri utca : nous sommes devant le n°31. Arrêtons-nous un instant. Remarquons la hauteur des maisons de Uri utca : un étage ou parfois 2, jamais plus – avec une exception : l’immeuble du nº 31qui est la seule maison ancienne à 3 étages – et il en va de même dans tout le quartier du château. En revanche, de l’autre côté du Danube, à Pest, le gabarit des immeubles est bien différent, comparable à celui des immeubles Haussmanniens de Paris. Ces maisons basses sont pour beaucoup dans le charme provincial de Buda, un quartier qui donne une idée de ce que l’on voyait aussi à Pest jusqu’aux années 1860.

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