Bruxelles

L’entrée de la tour

Et maintenant, allons visiter la tour. Quelques indications pour y aller : Pour entrer dans la tour, il faut prendre un petit tunnel qui passe sous la rue. Nous signalons cependant que seul le rez-de-chaussée de la tour est accessible au public, et non les étages. Pour entrer donc, il faut longer la maison chinoise, que nous avons à notre gauche. Le chemin nous mènera directement à l’entrée de ce tunnel. Là, nous pourrons prendre notre billet d’entrée. Puis nous accéderons au jardin, bien sûr japonais lui aussi. Nous vous y attendons. En entrant, nous découvrirez une belle collection d’armes de samouraïs et de Kimonos. Nous souhaiterions vous dire encore un petit mot cependant sur le décor intérieur de la[…]

La fonction de ces deux édifices

Quelle est la fonction de ces deux édifices ? La maison chinoise devait être un restaurant de luxe. Cela n’a jamais marché, car aucun restaurateur ne s’est jamais présenté pour l’administrer. La tour japonaise quant à elle, était le lieu d’une exposition permanente belgo-japonaise, présentant des produits des deux pays. Elle dépendait du ministère des affaires étrangères. Pendant l’occupation allemande, en 14-18, elle fut fermée, car les allemands avaient peur des bâtiments hauts, qui pouvaient servir à envoyer des signaux, ou même à abriter un éventuel tireur isolé. Ce fut le début de la fin pour la tour. Pendant sa fermeture, elle a été très abîmée, son mobilier pillé aussi par des voleurs. Après la guerre, personne ne voulu reprendre

L’étrange tour japonaise et la curieuse maison chinoise

Et maintenant, nous allons nous acheminer doucement vers la fin de notre promenade, pour découvrir une étrange tour japonaise et une curieuse maison chinoise, véritables météorites dans cet univers bruxellois. Pour cela, regardons à nouveau vers le palais royal, et traversons la rue en direction de ses grilles. Maintenant, prenons à gauche l’avenue du parc sur environ 500m. Et sur notre chemin, sur la droite, nous pourrons peut être entr’apercevoir les immenses serres royales. Ce gigantesque dédale d’acier et de verre, une merveille, est du à l’architecte Alphonse Balat dont nous avons vu la tombe très simple. Il était le maître de Horta. Sachez que ces trésors botaniques sont ouverts au public une 10aine de jours par an, en mai

Le monument anniversaire

Ce petit monument néo-gothique, en forme de flèche pointue, a été érigé en 1880, sous le règne de Léopold 2 donc, pour le cinquantième anniversaire de la naissance de la Belgique. Sa flèche fait très exactement 50 mètres de haut, ce qui est sans doute voulu symboliquement. Son architecte, Louis De Curte, l’a conçu comme un petit pavillon à 9 côtés donc. Chaque côté représente une des provinces de la Belgique. A ce titre, il n’est d’ailleurs plus d’actualité, puisqu’il y a actuellement 10 provinces en Belgique, depuis la scission de la province de Brabant en deux : Brabant wallon et Brabant flamand. Chacune des provinces est symbolisée par une sculpture accolée sur chacun des neuf colonnes. Par exemple, une

L’ancienne église

Revenons maintenant en arrière sur le chemin 11. Au coin, tournons à droite et marchons jusqu’à ce que nous croisions une allée plus large. Là, arrêtons-nous. Nous sommes au coin d’une large allée. D’où nous venons, nous prenons cette allée vers la droite. Après quelques mètres, nous croisons une autre large allée, perpendiculaire. Nous la traversons et continuons toujours tout droit. A ce moment, nous longerons à notre droite la « pelouse », ensemble de tombes, portant le numéro 10. Au-delà de cette pelouse 10, vous apercevrez le chœur gothique de la vieille église paroissiale de Laeken. Mais nous continuons dans l’allée principale. Un peu plus loin, un chemin part vers la droite, en direction de la vielle église. Nous

Le monument de la grande cantatrice Maria Felicia Malibran

Nous allons maintenant prendre ce chemin 17, en gardant la tombe de Marie Pleyel sur notre droite. Une dizaine de mètres plus loin, un chemin part à droite. Nous le prendrons, et évoluerons alors dans la partie la plus romantique du cimetière, sous la frondaison des arbres. Nous marcherons jusqu’à ce que le chemin se divise en deux parties. Là, arrêtons-nous. Voilà, le chemin se divise en deux branches, vers la droite et vers la gauche. Nous prenons la branche de gauche sur quelques mètres. Un petit chemin s’ouvre alors un tout petit peu plus loin à droite. C’est le chemin 11. Au bout de ce chemin se trouve le monument de la grande cantatrice Maria Felicia Malibran. Il porte

La tombe de Marie Pleyel

Après cette visite de la crypte royale, ressortons par la porte principale, et prenons tout de suite vers la droite, pour rejoindre l’entrée du cimetière, près du monument aux morts que nous avons vu tout à l’heure. Nous allons maintenant découvrir brièvement ce magnifique cimetière du 19ème siècle. Ce cimetière romantique, à l’ombre de la crypte royale, est un des cimetières chics du Bruxelles du 19ème siècle. Beaucoup de monde voulait être enterré près des rois. De nombreux beaux monuments marquent l’emplacement de célébrités. Sans doute faut-il surtout profiter de l’atmosphère et se promener calmement sous les grands arbres, à l’ombre des croix de pierre. Le cimetière étant assez vaste, nous nous limiterons, en ce qui nous concerne, à la

La crypte royale

Nous avons donc à faire ici à une œuvre vraiment originale. Avant de quitter l’église, nous vous invitons à descendre dans la crypte, afin de voir les tombes royales. Pour cela, allons jusqu’au bout de la nef, en direction du chœur. A droite du chœur principal, une porte vous permettra de descendre. Pour ne pas briser le silence qui convient à ce lieu de mémoire, nous préférons vous dire 2 mots avant que vous ne descendiez. Vous y verrez les tombeaux de tous les rois : Léopold premier, Léopold 2, Albert premier, qui régna pendant la guerre de 14, d’où il tire son surnom de « roi chevalier ». Il mourut en 1934, suite à un accident d’alpinisme, sur les

L’intérieur de la chapelle Notre-Dame

Mais revenons plus spécifiquement à l’espace dans lequel nous nous tenons. Nous le voyons : il est vaste et aéré. Il est divisé en trois longues nefs parallèles, séparées par de hautes colonnes composites, qui reposent sur des socles très élevés. Regardons une colonne : l’expression « colonne composite » signifie que chaque colonne est en fait constituée d’un ensemble de colonnes disposées en faisceau, comme nous pouvons le voir. Les voûtes des trois nefs sont à la même hauteur exactement, ce qui renforce aussi le sentiment d’unité. Ce type d’église est appelé « église halle », c’est-à-dire avec le plafond des trois nefs à la même hauteur. C’est un trait caractéristique des églises d’Europe du nord et d’Allemagne en

Le style néo-gothique de la chapelle Notre-Dame

Nous allons maintenant pénétrer à l’intérieur de l’église. Pour cela, retournons vers l’entrée de façade, montons les escaliers et entrons dans la nef. En restant dans la nef centrale, le plus proche possible de l’entrée, et regardons en direction du chœur de l’église. Nous constatons alors que l’intérieur est d’un néo-gothique beaucoup plus classique que l’extérieur, au point de vue du décor notamment, qui est d’une belle finition. C’est un espace très homogène, qui n’a pas cet aspect rugueux de l’extérieur. Mais qu’est-ce exactement que le néo-gothique, et pourquoi ce style ? Le 19ème siècle est le siècle du romantisme. N’entendez pas par là le sens restreint qu’on lui donne aujourd’hui, lié exclusivement au sentiment amoureux. Non. Le vrai romantisme,

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