Bouches-du-Rhône

Calanques de Morgiou et Sugiton

Le bec de Sormiou s’enfonce dans la mer, séparant de ses hauteurs les deux calanques ”soeurs”, Sormiou et Morgiou. Un chemin y mène après Mazargues, par le quartier des Beaumettes. La calanque de Morgiou est particulièrement profonde, entaille dans le massif rocheux. Tout comme sa voisine, des cabanons sont construits dans la calanque, abritant encore quelques pêcheurs, ainsi qu’un restaurant. Le petit port s’est établit tout au fond de la calanque ; plus loin, une fine plage de sable permet un accès facile à la mer. De Morgiou, en empruntant la rie gauche, il est possible de rejoindre par un sentier la calanque de Sugiton, de l’autre côté : de taille réduite, couverte de galets, elle demeure l’une des plus[…]

Calanque de Sormiou

L’une des calanques les plus réputées de la région, appréciée des Marseillais, la calanque de Sormiou se situe à proximité de Marseille, en direction de Cassis. Une route indiquée y mène à partir de Mazargues. La calanque de Sormiou à cette particularité d’être privée, appartenant à la même famille depuis le XIXe siècle : une centaine de cabanon y ont été construit, dont le droit à la location se transmet entre générations ; c’est l’une des rares calanques habitées, et l’on y trouve quelques restaurants à poisson. Un petit port abrité accueil quelques bateaux, comme pour ajouter un cachet supplémentaire à un site déjà exceptionnel de par la beauté de ses paysages : encastré dans les falaises du col de

La route des Crêtes

Entre Cassis et La Ciotat se dresse l’impressionnant cap Canaille, dont les pentes abruptes se jettent de manière vertigineuse dans la Méditerranée : il s’agit des falaises les plus hautes de France, jusqu’à 394 mètres dans les falaises Soubeyranes. Une route (D141), la route des Crêtes, traverse le cap par ses hauteurs (le cap Canaille s’élève à 363 mètres), reliant dans un parcours sinueux et spectaculaire les deux stations balnéaires. Belvédères offrant de somptueux panorama d’un côté sur Cassis et ses calanques, de l’autre La Ciotat et son golfe. La prudence est de mise, les falaises en à-pic ne bénéficiant d’aucun aménagement de sécurité. La voiture n’est pas obligatoire, un chemin de randonnée balisé traverse lui-aussi le cap Canaille :

Le massif des Calanques

Le massif des calanques s’étend tout le long de la côte qui relie Marseille à Cassis, petite station balnéaire. Ces quelques kilomètres de littoral présentent des formes extrêmement découpées, résultat de milliers d’années de travail d’érosion de la mer : des grottes, des anses, des pics ont été creusé, composant dans ce magnifique décor calcaire des criques de tailles variables, parfois difficilement accessibles voire inaccessibles sans l’aide d’un bateau : pour ceux qui en ont les moyens, la manière la plus agréable de découvrir les calanques. Sinon, on s’équipe d’un bon matériel de marche pour sillonner les chemins de randonnée qui parcourent le massif : ce sera alors l’occasion de voir de plus près la faune et la flore de

Château de l’Emperi

Le château de l’Empéri, perché sur le rocher du Puech, domine majestueusement la ville de Salon-de-Provence et s’impose comme l’un des plus grands et des plus anciens châteaux de Provence. Ce monument, témoin des évolutions architecturales et historiques de la région, allie une riche histoire médiévale, une fonction stratégique à l’époque des archevêques et une réhabilitation culturelle avec son musée militaire remarquable. Chargé d’histoire, le château de l’Empéri est une destination incontournable pour les amateurs de patrimoine et les passionnés d’histoire militaire. Une histoire millénaire liée au pouvoir religieux et impérial La construction du château de l’Empéri remonte aux IXᵉ-Xᵉ siècles, bien que la date exacte reste incertaine. Ce choix de site stratégique sur le rocher du Puech, une colline

Château de la Barben

La Barden est un petit village situé non loin de Salon de Provence, en pleine campagne provençale étonament verdoyante dans les environs, en raison du passage d’une rivière, la Touloubre, qui irrigue les terres et tient le village à l’abri des sécheresse. Comme nombre de villages de ce type, la Barden est dominée par un château fort, construit en hauteur à même un éperon rocheux : son excellent état de conservation en font un des châteaux parmi les plus remarquables de la région. Un temps propriété du roi René (XVe siècle), la construction du château remonte au moins au XIe siècle, la date exacte n’étant pas connue… il a cependant été sérieusement modifié depuis, passant du statut de forteresse imprenable

Zoo de la Barben

La Barden, petite commune à quelques kilomètres à l’est de Salon de Provence, possède deux gros atouts touristiques, tout proche l’un de l’autre qui plus est, son château perché au-dessus du village, et son parc zoologique, le plus gros de la région sud-est, avec ses 33 hectares consacrés à l’exposition d’animaux en tout genre : on dénombre ici 120 espèces différentes. Un petit train parcours le zoo (embarquement pour 1 euro), à la découverte des différents enclos : les 600 animaux proviennent de régions du globe très variées, des habituels poneys, chèvres ou ânes en passant par les plus exotiques casoars, watusis, ou binturongs, sans oublier les grands classiques, les impressionnants lions, tigres, éléphants, girafes et autres rhinocéros… le vivarium

Abbaye de Silvacane

Juste à côté de la petite ville de la Roque d’Anthéron, l’abbaye de Silvacane appartient à un ”triptyque” d’abbayes cisterciennes provençales dont elle est la plus récente. Ses deux ”soeurs” se trouvent à Sénanque et au Thoronet. La fondation de l’abbaye remonte au XIIe siècle, et son nom rappelle le terrain sur lequel elle fut bâtie : silva cana signifie ”forêt de roseaux”, nombreux à pousser sur les rives marécageuses de la Durance. Aujourd’hui encore l’architecture de l’abbaye ne laisse pas indifférent, entre sobriété caractéristique de l’ordre cistercien et finesse des décors, de l’église abbatiale ou du cloître au charme désuet. Une ambiance particulière émane de ce lieu paisible. Les activités monastiques n’y ont plus cours, l’abbaye appartient à l’Etat

Les Jardins d’Albertas

Une enclave de verdure s’inscrit au cœur des paysages principalement urbains du sud d’Aix-en-Provence : les jardins d’Albertas. Ce domaine remarquable, situé sur la commune de Bouc-Bel-Air, à une dizaine de kilomètres d’Aix, est un témoignage vivant de l’art paysager du XVIIIe siècle. Un projet inachevé mais grandiose Les jardins portent le nom de leur créateur, Jean-Baptiste d’Albertas, président de la cour des comptes de Provence, qui en dessina les plans en 1751. Bien qu’un château fût initialement prévu pour dominer les lieux, ce projet fut abandonné, laissant place uniquement aux jardins aménagés avec soin dans un vallon fertile et riche en eau. Ces jardins, caractérisés par leur ordonnance typique des jardins à la française, intègrent également des influences des

Le mémorial des Milles

A l’ouest d’Aix-en-Provence (environ 5 kilomètres), le mémorial des Milles existe pour rappeler les sombres évènements qui se sont produits ici durant la Seconde Guerre Mondiale. Cette ancienne tuilerie-briqueterie servit à partir de 1939 de camp d’internement au régime de Vichy. Plusieurs phases peu enviables caractérisent l’usage de ce camp à partir de son ouverture : c’est tout d’abord les ressortissants étrangers, et notamment allemands, qui y sont enfermés. Ces derniers sont bien souvent des opposants au régime nazi, et le camp comptera parmi ses ”résidents” quelques artistes renommés, tels Max Ernst ou William Herzog, ou autres grands scientifiques, tel Thadeus Reichstein, prix nobel de médecine. Dans le réfectoire du camp, on retraouve ainsi quelques fresques murales de l’époque. A

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