L’une des calanques les plus réputées de la région, appréciée des Marseillais, la calanque de Sormiou se situe à proximité de Marseille, en direction de Cassis. Une route indiquée y mène à partir de Mazargues. La calanque de Sormiou à cette particularité d’être privée, appartenant à la même famille depuis le XIXe siècle : une centaine de cabanon y ont été construit, dont le droit à la location se transmet entre générations ; c’est l’une des rares calanques habitées, et l’on y trouve quelques restaurants à poisson. Un petit port abrité accueil quelques bateaux, comme pour ajouter un cachet supplémentaire à un site déjà exceptionnel de par la beauté de ses paysages : encastré dans les falaises du col de Sormiou (151 mètres d’altitude), bordée d’une eau claire, c’est le décors type de la calanque que l’on apprécie à Sormiou. En saison, des mesures de sécurité (la calanque a souffert d’importants incendies en 1998) empêchent de se rendre en voiture jusqu’à la calanque. On se gare sur le parking prévu un peu plus avant, avant d’entamer une bonne route en direction de la mer : Sormiou se mérite, il faut compter au moins ¾ d’heure de marche.
Calanque de Sormiou : une crique habitée entre falaises, eau turquoise et mémoire provençale
Nichée entre les parois abruptes du massif des Calanques, la calanque de Sormiou incarne tout ce que l’on peut imaginer de plus pur et authentique dans le paysage méditerranéen : une baie fermée, aux eaux turquoise et limpides, bordée de falaises calcaires ciselées par le temps, de pins accrochés à la roche, et de cabanons typiques, dont les volets colorés sont battus par le vent du large. Située à quelques kilomètres de Marseille, elle est l’une des plus grandes calanques du littoral, mais aussi l’une des plus atypiques, car elle est encore en partie habitée et gérée de manière privée, ce qui la rend précieuse, fragile, et profondément marquée par la culture locale des “gens de cabanon”.
Une calanque à part, entre accès restreint et vie discrète
Contrairement à la majorité des calanques du Parc national, Sormiou n’est pas un espace totalement vierge : une centaine de cabanons, souvent transmis de génération en génération au sein d’une même famille depuis le XIXe siècle, y sont encore entretenus avec soin. Ces cabanes modestes — aujourd’hui protégées — incarnent un art de vivre provençal tourné vers la mer, la pêche et le partage, que les habitués perpétuent à l’écart du tourisme de masse. On y trouve un petit port accueillant des embarcations traditionnelles, et quelques restaurants saisonniers, réputés pour leurs poissons grillés, leurs bouillabaisses et leur atmosphère conviviale, les pieds dans le sable.
Cette présence humaine discrète, réglementée, donne à Sormiou une ambiance unique dans les Calanques : ni complètement sauvage, ni urbanisée, elle incarne un modèle d’équilibre entre usage et préservation, où les habitants veillent jalousement à l’entretien de leur cadre de vie.
Un site spectaculaire, emblématique du paysage calanquéen
Dès l’arrivée en hauteur, le panorama sur Sormiou est époustouflant : une baie en arc parfait, encadrée par le col de Sormiou (151 m) et les crêtes blanches du massif, une eau transparente aux teintes émeraude et saphir, une plage de sable blond que viennent lécher les vaguelettes, des rochers affleurant comme des dents dans l’eau claire. On y retrouve le décor typique des calanques : verticalité, minéralité, silence, et cette lumière crue si caractéristique du littoral provençal, surtout le matin ou au crépuscule.
La plage principale est de petite taille, mais confortable, avec du sable mêlé de galets, et un accès facile à l’eau. L’absence d’aménagement massif en fait un lieu encore préservé, sans parasols ni transats, où le paysage prime sur le confort. C’est aussi un site de snorkeling apprécié, avec une biodiversité marine intéressante à quelques mètres du rivage : sars, castagnoles, girelles, et parfois poulpes se laissent entrevoir dans les posidonies.
Accès réglementé : un effort qui se mérite
L’accès à la calanque de Sormiou est strictement réglementé, en particulier durant la haute saison (du printemps à l’automne) ou en période de risque incendie. Depuis les incendies de 1998, qui ont gravement touché la zone, la commune et le Parc national ont instauré des restrictions d’accès motorisé pour limiter les risques : aucun véhicule non autorisé n’est admis au-delà d’un certain point, généralement à partir de la barrière du col de Sormiou.
Il faut donc :
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Se garer au parking du quartier des Baumettes ou de Mazargues
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Emprunter la route goudronnée jusqu’au col de Sormiou, puis descendre à pied jusqu’à la calanque (environ 40 à 45 minutes de marche aller)
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Prévoir de l’eau, de bonnes chaussures, et une protection solaire, car la descente peut être exposée et la remontée ardue en plein soleil
En basse saison, hors période de danger (et selon conditions), l’accès en voiture peut être exceptionnellement autorisé, notamment si vous avez une réservation au restaurant ou un pass spécifique.
Activités sur place : entre farniente, rando et escalade
Sormiou n’est pas seulement une plage. C’est aussi :
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Un point de départ pour plusieurs sentiers de randonnée, dont la traverse vers Morgiou ou Callelongue, pour les marcheurs aguerris
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Un site d’escalade légendaire, avec des voies ouvertes sur les falaises du Bec de Sormiou et du plateau de l’Homme Mort, utilisées depuis les années 1960 par les grimpeurs marseillais
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Un spot de plongée, notamment autour de l’îlot de la Melette, avec ses tombants et ses arches sous-marines
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Un lieu de baignade calme, sans vagues, adapté aux enfants (mais pas surveillé)
Préserver un joyau fragile
Parce qu’elle est à la fois habitée et très fréquentée, la calanque de Sormiou fait l’objet d’une attention particulière du Parc national des Calanques. Il est impératif de :
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Respecter les accès et les sentiers balisés
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Ne pas allumer de feu, ni de barbecue
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Ne laisser aucun déchet
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Ne pas cueillir les plantes (genêt, thym, lavande sauvage…)
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Respecter la quiétude des lieux, notamment autour des cabanons
Ce sont ces gestes simples qui permettent de préserver la beauté rare de Sormiou, réserve naturelle autant qu’espace de vie.
