Avignon

L’intérieur de l’église et l’intérieur du musée

Maintenant si la porte est ouverte, traversons et allons jeter un coup d’œil à l’intérieur, depuis l’entrée. Plus tellement baroque n’est-ce pas, cet intérieur ? Pas de fresques en trompe-l’œil, pas de marbres de couleur, pas de dorures, pas de petits anges. À vrai dire, il y en a bien quelques-uns, sculptés, mais ils sont à peine visibles. Ici, nous voyons la beauté sobre de la pierre de taille. C’était déjà le cas tout à l’heure au cloître Saint-Louis. Au total, ce monument est typique de l’art avignonnais, qui est partagé entre les influences françaises et italiennes. Remarquons pour finir 2 détails spécifiques aux églises jésuites: le 1er c’est la communication entre les chapelles latérales. Regardez sur les côtés :[…]

Le musée lapidaire

En sortant de l’église, reprenons la rue de la République à gauche jusqu’au cours Jean Jaurès. Maintenant, prenons le cours Jean-Jaurès à droite, sur le trottoir de droite (attention, il change de nom et devient la rue de la République) aux abords de la grande église baroque dont nous voyons la façade, un peu en biais sur le côté droit, traversons afin de nous placer, sur le trottoir de gauche, en face de l’église. Nous voici devant la façade de l’église des Jésuites, qui est l’actuel musée Lapidaire, autrement dit un musée archéologique composé d’objets de pierre: c’est-à-dire de sculptures, et de stèles funéraires, entre autres. Imposante, cette façade, non? L’église date du 17e siècle, et a été commencée par

Le Temple Saint Martial

Et sinon, continuons notre périple. En sortant de la cour, prenons la rue Violette à droite jusqu’à la rue Portail Boquier, et reprenons celle-ci à droite jusqu’au boulevard Raspail. Prenons maintenant à gauche le boulevard Raspail jusqu’au cours Jean Jaurès. Traversons le cours Jean-Jaurès et entrons dans le square Anatole Perdiguier, situé à droite de l’Office de Tourisme. Nous sommes dans le square ? Eh bien, regardons d’abord sur la gauche en entrant dans le square. Nous voyons des arcades de pierre parallèles à la grille et au cours Jean Jaurès. Elles sont le seul vestige du cloître de Saint-Martial, un riche couvent-collège fondé au 14e siècle et rattaché à l’abbaye de Cluny. Et, vu l’époque de leur construction, et

L’hôtel de Caumont

En nous éloignant du cloître Saint-Louis, (c’est-à-dire sans retourner sur nos pas) allons maintenant jusqu’à l’angle de la rue Portail Boquier et du boulevard Raspail. Prenons à gauche le boulevard Raspail jusqu’au n°9, depuis lequel nous pourrons regarder l’autre côté du boulevard. Depuis, l’autre côté du boulevard nous avons le meilleur point de vue sur les façades arrière de 2 hôtels particuliers de la rue Violette. Regardons surtout le plus imposant des 2, celui de droite, c’est l’hôtel de Caumont, construit au 18e siècle pour le marquis de Caumont, par l’architecte Jean-Baptiste Franque, à qui on doit quelques-uns des plus beaux hôtels particuliers de la ville. Cette façade était, et est encore un peu, la façade côté jardin, mais le

L’ancienne chapelle

Et à ce propos, si vous êtes maintenant tourné vers l’aile d’entrée, regardez à gauche : derrière l’aile gauche se trouve l’ancienne chapelle, surmontée d’une coupole de pierre. Nous allons maintenant sortir du cloître, tourner à gauche et nous arrêter presque aussitôt devant la façade de cette chapelle. La façade est belle mais elle ne correspond pas vraiment à l’idée d’exubérance que l’on associe en général au style baroque. Mais tout de même, en cherchant bien, on y trouve un détail typiquement baroque : lequel ? Et bien, regardez la fenêtre centrale au-dessus du portail : elle est encadrée par des sortes de points d’interrogation renversés ou de volutes, que l’on appelle des ailerons. Ils jouent ici un rôle purement

Le cloître de Saint-Louis

Mais revenons maintenant à notre cloître Saint-Louis. Où sommes-nous donc ? Eh bien dans l’ancien Noviciat des Jésuites, construit à partir des années 1620. On l’attribue à un très bon architecte d’origine piémontais, par ailleurs aristocrate, et avignonnais d’adoption, Royers de la Valfenière. Nous verrons une ou deux autres choses de lui au cours de notre promenade, à commencer par l’imposante église des Jésuites, actuel musée lapidaire. A noter qu’il a aussi construit des monuments remarquables à Carpentras et à Lyon. Et regardez comme ici l’architecture est d’une grande simplicité. Il n’y a presque aucun décor sculpté. Mais après tout, il s’agissait d’une sorte de séminaire ou les aspirants jésuites suivaient une formation intellectuelle et théologique de plusieurs années avant

L’histoire d’Avignon

Nous sommes devant l’entrée du cloître ? Entrons, et allons jusqu’au milieu. Nous voilà dans un beau cloître de pierre blonde, restauré dans les années 198O. Au centre, autour d’un bassin, se dressent 4 extraordinaires platanes, sans doute, les plus vieux d’Avignon, avec leurs branches gigantesques taillées en éventail. Ce havre de paix et de tranquillité est occupé aujourd’hui par un hôtel. Eh bien avant de parler du cloître Saint-Louis, profitons de son silence pour donner un petit aperçu de l’histoire d’Avignon. Avignon appartenait, depuis la fin du 13e siècle au comte de Provence, Charles 2 d’Anjou, qui était en même temps roi de Naples. Et puis un beau jour de 1309, le pape Clément 5 a décidé, à la

Avignon : introduction

Avignon est célèbre, dans la France entière, et au-delà, bien sûr, pour le festival de théâtre qui s’y déroule chaque été ou presque depuis 1947. Mais Avignon est connue aussi pour une autre raison : elle a été au Moyen-Age, et pendant un siècle, le séjour des papes, et donc la capitale de la chrétienté, la 2e Rome en quelque sorte. Toute la physionomie de la ville est marquée par cette période de son histoire: depuis la construction et les agrandissements de l’immense palais des Papes, jusqu’à celle des palais des cardinaux (palais qu’on appelle ici les Livrées), et d’une multitude d’églises et de couvents. Cette présence des papes aidera Avignon à grandir et à devenir la principale ville de

Musée Requien

Le Musée Requien : Un trésor d’histoire naturelle au cœur d’Avignon Le Musée Requien, discret mais fascinant, est une véritable mine de connaissances pour les amateurs d’histoire naturelle. Situé au cœur d’Avignon, ce musée, riche en collections paléontologiques, minéralogiques et botaniques, est un hommage à l’esprit scientifique du XIXe siècle et à Esprit Requien (1788-1851), le naturaliste avignonnais auquel il doit son nom. Un musée enraciné dans l’histoire scientifique Fondé au XIXe siècle, le Musée Requien reflète l’effervescence intellectuelle de l’époque où les sciences naturelles prenaient une place centrale dans la compréhension du monde. Esprit Requien, botaniste, paléontologue et passionné par la nature, a consacré sa vie à l’étude de la faune, de la flore et des fossiles de Provence.

Pont Saint-Bénezet

Le Pont Saint-Bénezet : Une légende de pierre au cœur d’Avignon Le Pont Saint-Bénezet, plus connu sous le nom de « pont d’Avignon », est bien plus qu’un simple ouvrage traversant le Rhône. Il est un symbole de l’histoire, de la foi et de la résilience, gravé dans l’imaginaire collectif grâce à la célèbre chanson. Bien que partiellement détruit, ce monument emblématique reste l’un des trésors les plus fascinants d’Avignon, attirant chaque année des milliers de visiteurs venus admirer ses arches et s’imprégner de sa légende. Une origine légendaire : la vision de Saint Bénezet L’histoire du pont remonte à la fin du XIIe siècle, mais sa construction est intimement liée à une légende. Bénezet, un jeune pâtre de la

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