Arles

La place du Forum

Maintenant nous allons quitter cette place du Plan de la Cour. Quand nous sommes dos à l’Hôtel de Ville, traversons la place et prenons la petite rue du Palais qui se trouve au fond à droite de la place. Nous irons par cette rue du Palais jusqu’à la place du Forum. Nous sommes place du Forum ? Eh bien retournons-nous en direction de l’hôtel Nord-Pinus, cette institution arlésienne. Bien sûr, ce n’est pas vraiment pour lui que nous regardons dans sa direction, c’est pour ce fragment de temple romain qu’on dirait encastré dans la partie gauche de la façade l’hôtel. Deux colonnes avec leur chapiteau, un morceau d’entablement au dessus, et le départ d’un fronton. Voilà tout ce qui reste,[…]

L’ancien Municipe

Maintenant approchons-nous du bâtiment situé à droite de l’Hôtel de Ville. Ce petit bâtiment, doté au 1er étage de fenêtres à meneau, date de 1500 environ. Ou du moins sa façade a été remaniée à cette époque. Les fenêtres à meneau sont d’ailleurs tout à fait dans le style de la fin du 15e siècle. Rappelons que les fenêtres à meneau ont pour caractéristique cette croix de pierre qui les divise en 4 parties et qui servait à fixer l’huisserie, autrement dit la partie mobile et en bois de la fenêtre. Ce bâtiment est l’ancien Municipe, donc l’ancien hôtel de ville. Allons voir maintenant le bâtiment crénelé situé à droite de l’ancien municipe. Cette fois il s’agit de l’hôtel du

La place du Plan de la Cour

Maintenant, nous allons nous rendre à l’arrière de l’Hôtel de ville, en le contournant par la droite. Au passage, ne manquez pas de regarder ce côté droit, cette façade latérale est elle-même superbe. Voici donc la façade arrière de l’hôtel de ville, sur une petite place appelée le Plan de la Cour. Regardons l’hôtel de ville, et d’abord sa partie gauche. Regardons la vers le haut. Voici maintenant la tour de l’horloge sur toute sa hauteur : l’état Renaissance est conservé sur les 3 derniers étages –depuis la place on ne voyait pas le premier – et c’est pourquoi ils sont légèrement désaxés. Tout le bas de la tour a été doté d’une nouvelle façade par Mansart et Peytret. A

Beffroi de l’Hôtel de Ville

Et enfin, bien sûr, il y a dans cet hôtel de ville quelque chose de surprenant : la tour, le beffroi municipal, placé sur un côté, vers l’arrière, en complète violation des règles sacro-saintes de la symétrie. Ce beffroi est plus ancien que le reste du monument, il date de la Renaissance et c’est le seul vestige de l’Hôtel de Ville précédent. Ses 2 derniers étages sont d’ailleurs intéressants, avec leurs colonnettes et leur passage du plan carré au plan circulaire. Les architectes se sont inspirés du Mausolée Romain du site antique de Glanum, près de St Rémy de Provence. Si la porte est ouverte, vous pouvez jeter un coup d’œil au grand vestibule du rez-de-chaussée : sa voûte est

L’église Sainte Anne

Eh bien, nous voici sortis du cloître et nous sommes sur la place de la République. Après ces 2 visites incontournables, il nous reste à nous intéresser, plus rapidement à 2 autres côtés de la place de la République. Tournons tout d’abord le dos à Saint Trophime. En face de Saint Trophime, de l’autre côté de la place, nous voyons la façade de l’ancienne église Sainte-Anne, devant laquelle nous nous trouvions tout à l’heure. C’est une église du 17e siècle, et sa façade n’a rien de remarquable. Par contre, si la porte est ouverte, à l’occasion d’une exposition, par exemple, vous pourrez jeter un coup d’œil à l’intérieur, il présente un intérêt de curiosité. En effet, il est entièrement de

Le réfectoire des chanoines

Allons maintenant au bout de cette galerie romane et à l’angle de la galerie suivante, qui sera romane elle aussi. Et arrêtons-nous devant le pilier d’angle sculpté. Nous y sommes. Eh bien nous avons devant nous la 2e galerie romane et un pilier sculpté du même type que le 1er. De droite à gauche, ses 3 grands personnages sont : à droite Saint Paul, au milieu sur l’angle : Saint Etienne, et enfin à gauche Saint André. Quant aux bas-reliefs qui les séparent, il s’agit à droite de l’ascension du Christ (le christ bien sûr est en haut, et les apôtres en bas). Et à gauche, donc entre Saint Etienne et Saint André: c’est la lapidation de Saint Etienne qui

Le pilier d’angle entièrement sculpté

Mais laissons de côté cette question, détournons-nous de ce sympathique animal et regardons ce qui attire tout de suite le regard à cet angle de la galerie gothique par laquelle nous venons d’entrer et de la 1ere galerie romane (autrement dit des galeries ouest et nord) : le pilier d’angle entièrement sculpté. Il est sur votre droite quand vous avez la galerie gothique (c’est-à-dire ouest) dans le dos. Voilà : nous voyons, tournées vers les galeries du cloître, 3 grands personnages en pied, et entre eux, des bas reliefs. Qui sont ces personnages ? Eh bien, celui de droite est Saint-Jean, celui du milieu, juste sur l’angle, est Saint-Trophime, et celui de gauche est Saint-Pierre. Vous remarquez, indépendamment de l’état

Le cloître de Saint-Trophime

Bon ce bâtiment est assez remanié et d’aspect un peu ingrat : nous allons le laisser sans regret, et aller voir le cloître de Saint-Trophime, l’entrée est au fond de la cour, il suffira de prendre un billet à la caisse. Le cloître de Saint-Trophime appartient à 2 époques : 2 galeries sont romanes et datent du 12e siècle, les 2 autres sont gothiques et datent du 14e. En entrant dans le cloître, nous passons d’abord dans la galerie ouest, qui est l’une des 2 galeries du 14e siècle. Allons tout de suite à gauche jusqu’au début de la galerie suivante : la galerie nord et arrêtons-nous à l’angle de ces 2 galeries. Nous y sommes ? Cette fois, c’est

L’ancien Archevêché

Nous voici dehors sur la place, à la sortie de l’église. Maintenant, tournons nous vers la façade de Saint-Trophime, et regardons le bâtiment qui la prolonge sur la droite : c’est l’ancien archevêché : son portail est sans doute ouvert, franchissons-le. Voilà, nous sommes maintenant dans la cour : le bâtiment d’entrée date du 18e siècle. Vous avez d’ailleurs sans doute remarqué un bel escalier dans le porche, sur la droite. Et devant l’escalier une sculpture 19e du plus pur style «pompier»: l’Aveugle et le Paralytique. Le style Academique, parfois aussi appelé Pompier, est le courant dominant sous le second empire, c’est-à-dire durant la seconde partie du 19ème siècle. Il y a un goût très fort pour de grandes compositions

L’intérieur de l’église Saint-Trophime

Bon, nous avons consacré du temps à ce portail, qui est un chef-d’œuvre. Maintenant, si l’église est ouverte, entrons. Toute cette partie de l’église a été reconstruite dans la 1ere moitié du 12e siècle, et terminée vers 1152. On est donc encore bien sûr dans l’art roman, même si un style nouveau, le style gothique, a commencé depuis peu à apparaître à Sens et à Saint-Denis. Pourtant, regardons la voûte : ce n’est pas la voûte en forme de demi-cylindre que l’on appelle la voûte en berceau, et que l’on associe, en général à l’architecture romane. Regardez au plafond : vous voyez des arcs qui partent du bord de la voûte et qui viennent se briser en haut. On dit

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