Amsterdam

La Tour de la Monnaie sur Muntplein

Nous voici sur le Muntplein. C’est sur cette place que se dresse la Tour de la Monnaie, «Munttoren», élevée vers 1490 pour assurer la défense d’une porte de l’enceinte médiévale. La tour de la monnaie était donc une des portes de la ville. Et c’est à travers elle qu’entraient les troupeaux qui étaient vendus ensuite dans Kalverstraat les jours de marché. Regardez cette tour. Qu’en pensez-vous ? Regardez en haut. Que voit-on ? On voit des lignes courbes. Vous les voyez ? Elles sont caractéristiques du baroque. Et en effet, étant donné les incendies fréquents, la tour a été remaniée plusieurs fois depuis le Moyen Âge. Le remaniement principal a eu lieu en 1620, date que l’on voit –levez les[…]

La place de Muntplein

Et maintenant, continuons jusque kalverstraat et tournons-y à droite. Si vous voulez faire du shopping, c’est l’endroit idéal. Cette rue est l’artère la plus commerçante de la ville. Et c’estainsi depuis le 13ème siècle. Kalverstraat veut dire « rue aux veaux », nom qui vient de sa fonction médiévale, car c’était la rue où on vendait les veaux. De nos jours, elle est bordée dans toute sa longueur par des boutiques et des magasins où vous pouvez trouver tous les produits d’habillement, chaussures et autres détails vestimentaires des marques européennes. Mais aussi des magasins spécialisés en alimentation et d’autres en décor de la maison. Elle n’a gardé aucun cachet particulier de son passé si ce n’est sa fonction commerciale. Continuons

La cour du musée historique de la ville

Prenez le temps de regarder les œuvres de cette galerie et retrouvons-nous de l’autre côté, dans la cour du musée historique de la ville d’Amsterdam. Le musée est installé dans de beaux bâtiments du début du 17ème siècle. Regardons à gauche de la cour et devant nous : nous trouvons ces édifices de briques aux encadrements de fenêtres en pierres. Plusieurs fois remaniées et agrandies, c’est maintenant le musée historique de la ville. Si vous voulez le visiter, il vous racontera la vie des Amstellodamois depuis la création de la ville à partir d’objets de la vie quotidienne et traditionnelle et de tableaux. Chaque salle est dédiée à un thème spécifique ou à un métier. Le musée est ouvert tous

Le musée historique de la ville d’Amsterdam

Nous sommes donc à nouveau dans la rue Gedempte Begijnen Sloot. Prenons-la vers la gauche pour aller vers le musée historique de la ville d’Amsterdam que nous voyons au fond de la rue. C’était auparavant un orphelinat. Nous sommes devant le musée. Passons les portes en verre et entrons dans la galerie. Nous sommes entrés dans ce qu’on appelle ici la galerie des gardes civiques. Ce passage couvert servait à séparer l’orphelinat des filles à gauche de celui des garçons à droite. Elle est occupée aujourd’hui par une collection de tableaux qui date du 17e siècle et qui commémore les différents pouvoirs municipaux qui protégeaient la ville. Tout le long des murs, à droite, vous verrez des portraits collectifs des

La maison N°34

Juste en face de nous, nous voyons la vieille église du béguinage. C’est l’église anglaise du tableau. Elle a été construite au début du 15ème siècle, au moment où l’on reconstruit l’enclos paroissial et les maisons du béguinage. Cette église est toujours réservée au culte réformé. On l’appelle l’église anglaise, Engelse Kerk parce qu’elle fut louée en 1607 à une communauté de protestants anglais. De sa construction d’origine, elle n’a conservé que le clocher, qui domine l’espace dans lequel nous nous trouvons. Et maintenant, alors que la chapelle catholique est dans notre dos, nous continuons notre promenade dans le béguinage en nous dirigeant à droite vers le numéro 34. La maison du numéro 34 est différente de celles que nous

La visite de l’église

Maintenant, revenons à l’édifice : quand on entre dans cet édifice, on est surpris par la hauteur. Car en fait, on a comme évidé les maisons pour restituer cette impression d’élévation qu’on trouve dans les églises catholiques. Regardez en hauteur : vous voyez ces sortes de terrasses-balcons soutenues par ces énormes piliers. Ces tribunes permettent à un public nombreux de suivre les offices. Maintenant, dirigeons-nous vers le centre de l’édifice et regardons vers l’autel. Nous approchons d’un grand retable sans grand intérêt. Son style est baroque mais comme il est du 19ème, on dit dans ce cas qu’il est néo. Le 19ème était le grand siècle des styles néo : néo baroque, néo roman et surtout néo gothique. En fait,

L’Église catholique française d’Amsterdam et L’histoire religieuse des Pays-Bas

Puis, regardons le bout de l’allée, avec le numéro 29. Dans cette maison et la suivante, au numéro 30, est dissimulée l’Église catholique française d’Amsterdam. Elle a été construite dans la clandestinité au 17e siècle à une période où le culte catholique était interdit dans ce pays. Pour pouvoir pratiquer, les catholiques se retrouvaient en cachette dans des édifices dont l’extérieur ne laissait pas prévoir la fonction. Entrons quelques instants dans cet édifice et allons nous asseoir un instant sauf s’il y a une messe. L’histoire religieuse des Pays-Bas commence, comme celle de toute l’Europe, par une conversion au catholicisme et par une reconnaissance du pape comme chef de la chrétienté. Puis, au début du 16e, arrive la Réforme prônée

La maison N°26

Mais continuons notre découverte et regardons la maison au numéro 23. Nous voyons la date de reconstruction de la maison en 1660 et regardons aussi au numéro 24 : l’enseigne de la maison représente une vierge protectrice qui ressemble beaucoup à celle de l’entrée du béguinage. Les numéros suivants sont des maisons beaucoup plus grandes: voyons les N°26/27. Regardez le toit et en particulier ses pignons. Vous voyez des lignes courbes qui s’enroulent autour de la partie centrale et bien on les appelle des volutes. Et ces volutes sont des décorations caractéristiques du baroque. Et donc, ces pignons baroques nous permettent de dater la maison du début du 18e. Puisque nous avons les yeux en l’air, regardons le toit de

Les maisons N°1 et 19

Nous allons faire le tour de cette cour en commençant par la droite où nous voyons inscrit le numéro un sur la maison. Vous remarquerez que les maisons sont très étroites de ce côté du triangle. Il y a peu de temps encore, ces maisons étaient habitées par des béguines. On leur attribuait une petite maison et elles devaient s’en occuper en assurant les tâches ménagères et en cultivant le petit jardin. A Amsterdam, les béguines ont duré jusqu’au siècle dernier puisque la dernière d’entre elles est décédée en 1971. Aujourd’hui, le béguinage est géré par les œuvres sociales de la ville et ce sont les étudiantes qui les ont remplacées. Et maintenant, allons voir le N°19. Longer la barrière

L’histoire du béguinage

Nous allons maintenant tourner le dos au café Hoppe et traverser la place pour nous rendre au béguinage. Pour cela, en étant dos au café Hope, regardez en face de vous et au fond vous voyez un grand édifice gris qui est le Café Esprit. Marchons vers ce café. Nous laisserons sur notre gauche la rue qui borde la librairie et continuerons jusqu’à la rue « Gedempte Begijnen Sloot » qui démarre devant le café. Nous voici au début de la rue Gedempte Begijnen Sloot. Prenons-la et au bout d’une trentaine de mètres environ nous arrivons devant la porte du béguinage qui sera sur notre gauche. Voilà ! Regardez le portail en brique et regardez son arche : il est

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