C’est sur le lieu de sépulture de saint Remi, évêque de Reims qui baptisa Clovis, que fut édifiée une chapelle, puis une église, devenue Saint-Remi de Reims, dans laquelle, au VIIIe siècle, l’archevêque Tilpin installa une communauté bénédictine. Vers 852, Hincmar agrandit l’édifice et consacre l’abbatiale carolingienne qui disparaît, après l’an 1000, pour être remplacée par une grande église romane entreprise par l’abbé Airard, puis poursuivie, avec des modifications, par l’abbé Thierry. Il en reste les onze travées de la nef, à l’origine charpentée, avec tribunes et bas-côtés – le long transept contourné de galeries au rez-de-chaussée et à l’étage – et une absidiole romane de chaque côté du chevet. L’abbé Pierre de Celle décide un nouvel agrandissement pour faciliter l’accès aux pèlerins. En 1162, le porche roman est démoli et on prolonge la nef de deux travées gothiques. Un nouveau chœur gothique, plus profond, avec déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes remplace le chœur roman. Son successeur, l’abbé Simon, fait modifier les murs romans et voûter la nef. L’église n’a que peu bougé par la suite, à l’exception de la construction des portails des deux bras du transept, au XVIe et au XVIIe siècle. Largement ruinée après la première guerre mondiale, elle a été soigneusement restaurée au XXe siècle.

Reims
Le guide des principaux lieux