
Allemagne
Caractérisée par ses charmants villages
Le paludisme connu également sous le nom malaria est une maladie infectieuse due à la piqûre de moustiques anophèles. Ces derniers opèrent entre le coucher du soleil et l’aube. Cette maladie n’est pas à prendre à la légère, quand on sait qu’en Afrique toutes les 30 secondes un enfant meurt à cause du paludisme. D’ailleurs selon l’OMS c’est la maladie parasitaire la plus dangereuse dans le monde. Si vous comptez vous rendre dans une zone impaludée, soyez très vigilant et lisez ces quelques recommandations elles peuvent vous être vitales.
Si vous comptez vous rendre dans une zone à risque il faudra être très vigilant, la prévention peut limiter la contamination, mais elle ne l’annule pas. Voici quelques règles à respecter :
En parallèle de ces préventions il faudra suivre un traitement contre le paludisme, il s’agit de la chimioprophylaxie. ATTETION c’est un traitement préventif et non un médicament qui guérit le paludisme. La prise de ce traitement commence la nuit du départ en voyage, se poursuit tout au long du séjour et jusqu’à une semaine après le retour de la zone impaludée.
Il faudra consulter un médecin avant, en effet on ne vend ce traitement que sous ordonnance. Il est recommandé aux femmes enceintes et aux bébés d’éviter si possible de se rendre dans une zone impaludée. La majorité des médicaments contre le paludisme sont contre-indiqués aux femmes enceintes et aux enfants en bas âge.
Une personne piquée par un moustique impaludé ne se rend pas compte tout de suite. Les premiers symptômes ne commencent à se manifester qu’une semaine après la piqûre, voir même plusieurs semaines. Généralement ils se manifestent après 8 à 30 jours de l’exposition.
Les symptômes de la maladie sont :
La fièvre est le principal symptôme qui alarme. Si vous êtes dans une zone infectée et vous ressentez une fièvre qui passe par des cycles : bouffée de chaleur, tremblement, transpirations et sueurs froides il faudra consulter d’urgence, n’attendez pas que ceci passe.
Il est également impératif de consulter même si ces symptômes se manifestent 1 à 2 mois après votre retour de vacances. Le paludisme provoque l’éclatement des globules rouges et provoque l’anémie. Quant au paludisme à P. falciparum qui est le plus dangereux et le plus mortel de tous, il provoque le blocage des vaisseaux sanguins par les globules rouges.
Si vous vous demandez comment font les habitants des régions impaludées, sachez qu’ils sont naturellement immunisés contre la maladie. Ce n’est pas le cas des touristes, ne croyez donc pas que la zone est sans risque si vous voyez les habitants se comporter normalement.
Il existe deux types de traitements contre le paludisme :
Penchons nous de près sur l’un et l’autre des deux traitements : o Le traitement préventif : Comme son nom l’indique ce traitement a pour but de prévenir la contamination et non d’annuler tout risque de piqûre. Ce traitement consiste à prendre de la chimioprophylaxie prescrite selon plusieurs critères :
Le traitement préventif contre le paludisme est prescrit uniquement par un médecin. Celui-ci doit prendre connaissance de tous les facteurs mentionnés ci-dessus pour savoir quelle dose prescrire. Le voyageur commence à le prendre la veuille du départ en voyage, durant tout le séjour et jusqu’à 7 jours après le retour à la maison.
o Traitement présomptif : La prise de ce traitement ne se fait que par ordre du médecin lorsqu’il soupçonne, d’après les symptômes et ce que lui dit le patient, une contamination palustre. On peut demander au médecin avant le départ de nous prescrire ce médicament et on ne le prend qu’en cas d’urgence.
Si vous êtes loin de toute infrastructure hospitalière, vous pouvez prendre seul l’initiative de prendre ce médicament, mais si et seulement si vous soupçonnez une piqûre de moustique. La prise de médicament est déconseillée parce qu’il manifeste divers effets secondaires très lourds sur certains sujets, tels que la dépression aigüe.
Le sujet contaminé peut éviter la mort s’il est pris en charge à temps et si on le traite comme il se doit. D’où l’importance de consulter d’urgence dès que l’on soupçonne la contamination. Les chercheurs de l’Institut Pasteur travaillent rudement pour trouver un vaccin contre ce fléau, mais la difficulté consiste au fait que le parasite passe par de nombreux stades au court de son évolution.
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a classé les pays touchés par le paludisme en 3 zones, selon le nombre de cas enregistrés et le degré de résistance du parasite. La Zone III est classée comme zone de prévalence élevée et multi-résistance.
Elle regroupe les pays suivants :
Les voyageurs sont souvent mal informés sur le paludisme au Viêtnam, alors que la prise de traitement n’est pas automatique. En effet, elle ne concerne que les voyageurs qui se rendent dans des régions forestières, au Pays-Moï, ?i?n Biên Ph? et les régions à faible altitude. Pour le reste du pays vous n’avez aucun risque de contamination, inutile donc de suivre un traitement anti-paludisme.
Fort heureusement, les grandes villes et la quasi-majorité des circuits touristiques sont dépourvus de tout risque paludéen. Si vous connaissez votre itinéraire il n’est pas nécessaire de prendre le traitement, mais si vous ne savez pas encore ce que vous allez faire au Viêtnam et qu’il y a de fortes chances que vous vous rendez dans l’une des zones mentionnées ci-dessus le traitement est indispensable. En plus du traitement, voici quelques règles préventives à prendre en considération :
L’Inde n’est pas considérée comme un pays à risque, surtout si on compte séjourner dans une grande ville. Le problème se pose par contre si on compte se rendre dans les campagnes, les petites villes dont l’hygiène n’est pas au beau fixe et durant la période de mousson.
Certes le pays ne présente pas un grand risque, il ne reste pas pour autant classé dans le zone 2 : zone avec chloroquino-résistance existante. Il est donc plus prudent de suivre le traitement anti-paludisme avant, pendant et après votre séjour en Inde.
Soyez donc très vigilant et suivez les consignes de préventions à la lettre. En cas de fièvre subite, de vomissement, de diarrhée et de courbatures consultez en toute urgence. Et si vous avez le choix, avancez votre date du retour, l’état des établissements hospitaliers en Inde n’est parfois pas satisfaisant.
Le paludisme de Madagascar est le plus redoutable de tous. Il touche la quasi-totalité du pays. Si vous comptez vous rendre à l’Ile Rouge, il est indispensable de suivre un traitement contre le paludisme.
Celui-ci commence la veille du départ, se poursuit durant tout le séjour et jusqu’à une semaine après le retour. Le traitement antipaludique a pour rôle de prévenir la maladie et non de la stopper. En cas de fièvre, de toux, de douleur, de diarrhée et de vomissement, consultez sans trop attendre. Ces symptômes peuvent survenir des mois après le retour d’un voyage de Madagascar.
Bien que Madagascar soit touchée à 90% par le paludisme, il y a des zones qui sont plus redoutables que d’autres. C’est le cas des régions côtières surtout la côte ouest. Il est moins important dans les Hautes Terres surtout en hiver et est plus important du mois de novembre au mois d’avril. On ne vous répétera jamais assez les règles de prévention pour fuir les moustiques qui sont :
Le Sri Lanka n’est pas vraiment un pays à risque, juste quelques régions sont touchées par ce fléau, ce sont les régions où la végétation est très dense. Les grandes villes ne sont pas concernées par le paludisme. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ne recommande le traitement préventif contre le paludisme que pour les séjours supérieurs à 7 jours.
Elle recommande cependant de consulter en toute urgence si après votre retour du Sri Lanka vous ressentez un des symptômes du paludisme, qui sont : fièvre, vomissement, courbature, diarrhée et toux. Pour tout séjour supérieur à 7 jours et surtout si vous comptez vous rendre dans une région dite à risque, il est plus prudent de suivre un traitement contre le paludisme.
Celui-ci vous sera prescrit par votre médecin. Vous aurez à le prendre la veille de votre voyage, durant le séjour et 7 jours après votre retour. Les doses prescrites sont en fonction de la durée de votre séjour, de votre poids, de vos antécédents pathologiques et de la période de l’année.
Attention : il est à savoir que ce médicament sert juste de prévention et ne guérit pas le paludisme.
Si après une piqure de moustiques vous ressentez un des symptômes mentionnés, vous devez consulter sans trop attendre. Même si le Sri Lanka n’est pas un pays à risque, la prudence est de mise, essayez donc d’éviter au maximum les piqures de moustiques en dormant sous des moustiquaires imprégnées d’insecticides, en portant des vêtements qui couvrent tout votre corps et en appliquant une pommade ou un spray répulsif.
Cette prévention vous évitera d’attraper le paludisme, mais également la dengue et le chikungunya, deux maladies très répandues au Sri Lanka et transmises également par piqures de moustiques.
Le Cambodge est un pays de zone 3, c’est-à-dire une zone de prévalence très élevée. Il est donc plus prudent de suivre un traitement préventif. Il est surtout recommandé de suivre le traitement si vous envisagez de vous rendre dans une zone rurale, dans l’une des régions forestières frontalières de la Thaïlande et dans les champs de caoutchouc situés au Nord-Ouest et à l’Est du pays.
En plus du traitement anti-paludisme que l’on vous recommande vivement de prendre, on vous conseille ces quelques règles préventives à appliquer : dormir sous les moustiquaires imbibées d’insecticides, couvrir le corps le plus possible, vaporiser de l’insecticide sur les vêtements et appliquer toutes les 4 heures une pommade répulsive sur le visage et les parties découvertes du corps.
Dans certains hôtels on brûle le soir dans les chambres du mosquito coil (encens anti-moustique), mais ça donne des maux de tête. Il vaut mieux avoir un mal de tête auquel on pourra remédier facilement que d’attraper le paludisme qui peut être fatal.
Le Sénégal est touché par le fléau du paludisme, il est d’ailleurs classé zone 2, c’est-à-dire zone avec chloroquino-résistance présente. La maladie constitue la première cause de mortalité chez les femmes enceintes et les enfants en bas âge. Soyez donc très vigilant ! Il est fortement déconseillé aux femmes enceintes et aux bébés de se rendre au Sénégal, sauf en cas de forces majeurs.
Tout le territoire sénégalais est touché par le paludisme, mais plus particulièrement la région du fleuve, Casamance et Siné-Saloum. La maladie se répand plus lors de la saison des moussons, saison durant laquelle les moustiques femelles anophèles pendent leurs oeufs. Le traitement préventif est indispensable pour tout séjour au Sénégal, qu’il soit de courte ou de longue durée.
C’est au médecin de vous prescrire ce médicament et de vous indiquer la quantité à prendre. Il en décidera selon votre état de santé, votre âge, votre poids et vos antécédents pathologiques. En parallèle de ce traitement il faudra appliquer les règles préventives pour éloigner les moustiques. Certes le paludisme est une maladie mortelle, mais si on s’y prend à temps et on fait le nécessaire on peut s’en sortir.
Alors un conseil : en cas de doute n’attendez pas, consultez en toute urgence.
Les régions touchées par le paludisme dans le monde sont classées en 3 zones :
Les efforts pour combattre le paludisme à l’échelle mondiale se sont intensifiés avec le développement de vaccins prometteurs. Le vaccin RTS,S/AS01 (commercialement connu sous le nom de Mosquirix) est l’un des premiers vaccins contre le paludisme à avoir été approuvé pour une utilisation à grande échelle. Des programmes pilotes ont été lancés dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, notamment au Ghana, au Kenya et au Malawi, pour évaluer l’efficacité et la faisabilité de la vaccination systématique des enfants.
De nombreuses recherches sont en cours pour développer de nouveaux médicaments et traitements plus efficaces contre le paludisme. Les chercheurs explorent des thérapies combinées, des médicaments à action prolongée et des approches innovantes telles que les anticorps monoclonaux. Ces efforts visent à surmonter les défis posés par la résistance aux médicaments actuels, qui constitue un obstacle majeur à l’éradication de la maladie.
Le paludisme a des conséquences dévastatrices non seulement sur la santé publique, mais aussi sur les économies des pays touchés. Les coûts directs incluent les dépenses médicales pour le traitement des patients, les consultations et les hospitalisations. À cela s’ajoutent les coûts indirects tels que la perte de productivité due aux jours de travail manqués par les malades et leurs familles.
Les pays fortement touchés par le paludisme voient leur développement économique entravé. Les enfants qui souffrent de paludisme manquent souvent l’école, ce qui affecte leur éducation et leurs perspectives futures. De plus, les investissements étrangers peuvent être dissuadés par la présence de la maladie, freinant ainsi la croissance économique et le développement infrastructurel.
L’innovation technologique joue un rôle crucial dans la lutte contre le paludisme. Les moustiquaires imprégnées d’insecticides sont l’une des méthodes les plus efficaces pour prévenir les piqûres de moustiques. De nouvelles générations de moustiquaires, dites “intelligentes”, sont en cours de développement. Elles sont conçues pour libérer des doses d’insecticide de manière contrôlée, améliorant ainsi leur efficacité et leur durée de vie.
La technologie de surveillance et de détection des foyers de paludisme a également progressé. Des applications mobiles et des systèmes de suivi par satellite permettent une détection rapide des épidémies, facilitant une réponse rapide et ciblée. Ces outils permettent aux autorités sanitaires de mieux surveiller la propagation de la maladie et de déployer des ressources là où elles sont le plus nécessaires.
L’éducation et la sensibilisation sont des éléments clés pour la prévention du paludisme. Des campagnes éducatives sont menées dans les communautés à risque pour informer les populations sur les méthodes de prévention et l’importance des traitements. Les écoles jouent un rôle crucial en éduquant les enfants sur les dangers du paludisme et les mesures à prendre pour se protéger.
La lutte contre le paludisme nécessite une collaboration internationale. Des partenariats entre les gouvernements, les organisations non gouvernementales, les institutions de recherche et le secteur privé sont essentiels pour coordonner les efforts et maximiser les ressources disponibles. Initiatives telles que le Partenariat Roll Back Malaria et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont été créées pour unir les efforts mondiaux dans la lutte contre cette maladie.
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur et fondateur de Cityzeum
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