Située à une dizaine de km d’Issoire dans les replis d’une campagne vallonnée, l’abbaye cistercienne de Mégemont se présente comme un ensemble religieux planté dans un pré au fin fond d’un chemin sinueux. Il y règne comme une atmosphère de bout du monde. Surtout en temps mauvais. Fondée au XIII par les comtes d’Auvergne, l’abbaye est d’abord occupée par des religieuses. Puis pillée par un chef hugenot au XVI. Passée aux mains de l’abbé de la Bénisson-Dieu, l’abbaye voit son occupation masculinisée. Suite à la Révolution, l’abbaye désacralisée devient bien national. Désormais elle sera utilisée comme grange. Du point de vue architectural sont encore visibles le chœur et le transept ainsi que quelques bâtiments conventuels. L’ensemble des bâtiments est racheté en 1994 grâce aux fonds récoltés par la commune de Chassagne et l’association «Les amis de L’Abbaye de Mégemont». Cette dernière fut d’ailleurs créée en 1992 pour la sauvegarde, préservation et restauration de ce patrimoine d‘exception. Le classement de l’abbaye au titre de monument historique en 1995 a permis la mise en place de différents chantiers de réfection. Anecdote à retenir : des scènes du deuxième volet des Rivières pourpres, les anges de l’apocalypse d’Olivier Dahan furent tournées sur le site à la charge émotionnelle confondante.
Abbaye de Mégemont : un lieu historique au cœur de la campagne auvergnate
Située à environ dix kilomètres d’Issoire, l’abbaye cistercienne de Mégemont se trouve dans un cadre paisible, au cœur de la campagne vallonnée de l’Auvergne. Ce site religieux, qui semble coupé du monde, a su conserver une atmosphère sereine et mystérieuse, accentuée par son emplacement isolé dans un pré, au bout d’un chemin sinueux. L’abbaye, fondée au XIIIe siècle, est un véritable trésor du patrimoine auvergnat.
Une histoire marquée par des turbulences
L’histoire de l’abbaye de Mégemont est empreinte de périodes de prospérité et de déroutes.
- Fondation et premiers occupants : L’abbaye fut fondée au XIIIe siècle par les comtes d’Auvergne et, à ses débuts, elle fut occupée par des religieuses. Ces premières années furent marquées par une pratique religieuse active et un développement du lieu.
- Pillage et occupation masculine : Au XVIe siècle, l’abbaye subit un pillage par un chef hugenot, ce qui affaiblit considérablement sa structure. Plus tard, elle fut confiée à l’abbé de la Bénisson-Dieu, entraînant un changement dans sa vocation avec une occupation masculine.
- Révolution et reconversion : Avec la Révolution française, l’abbaye fut désacralisée et mise en vente comme bien national. Elle fut alors utilisée comme grange avant de sombrer dans l’oubli et la dégradation pendant plusieurs décennies.
Restauration et préservation
L’abbaye de Mégemont, bien que marquée par le temps et les événements, a pu être sauvée de la ruine grâce à l’engagement de la commune de Chassagne et de l’association Les Amis de l’Abbaye de Mégemont.
- Rachat et restauration : En 1994, l’abbaye a été rachetée grâce aux fonds collectés par la commune et l’association. Cette initiative a permis de démarrer des travaux de préservation et de restauration du site.
- Classée monument historique : En 1995, l’abbaye fut classée au titre des monuments historiques, ce qui a permis la mise en place de chantiers de réfection pour redonner à ce lieu son ancienne splendeur. La restauration de l’abbaye est un projet continu, visant à préserver ce patrimoine exceptionnel.
Une architecture imprégnée d’histoire
Bien que l’abbaye ait été largement endommagée au fil des siècles, plusieurs éléments architecturaux demeurent et témoignent de sa grandeur passée.
- Le chœur et le transept : Ces parties de l’abbaye, bien que partiellement en ruines, offrent une idée de la magnificence de l’édifice et de son rôle religieux au Moyen Âge.
- Les bâtiments conventuels : Quelques bâtiments conventuels ont également survécu, offrant une fenêtre sur la vie des moines et des religieuses qui y résidaient.
Le site des Rivières pourpres
Une anecdote intéressante à retenir est que l’abbaye de Mégemont a été le décor de certaines scènes du film « Les Rivières pourpres, les anges de l’apocalypse », réalisé par Olivier Dahan. Le lieu, avec son ambiance chargée d’histoire et d’émotion, a apporté une dimension particulière à ces scènes, renforçant l’atmosphère mystérieuse et dramatique du film.