La rue de la Tombe Issoire abrite, au numéro 101, la villa Seurat, cité d’artistes construite à l’initiative d’André Lurçat en 1925. Le tout est d’une particularité architecturale que vous ne manquerez pas de découvrir. Les maisons ont toutes été conçues par des architectes, elles développent un aspect similaire et parviennent, en mêlant béton et végétation, à forcer l’admiration. Tous les bâtiments ont été construits pour des artistes. Le premier fut élevé pour le frère de Lurçat, le deuxième, au numéro 4, pour lui même. Le 7 bis est une oeuvre de Auguste Perret pour le sculpteur Chana Orloff. La villa accueillit notamment Henri Miller et Soutine. A voir La villa Seurat et sa cité d’artistes A proximité La rue d’Alesia
Rue de la Tombe-Issoire : Une Promenade Architecturale et Artistique à Paris
La rue de la Tombe-Issoire, située dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, est un havre discret d’histoire et d’architecture. Bien que peu fréquentée par les touristes, elle recèle des trésors insoupçonnés, notamment la célèbre villa Seurat, une cité d’artistes unique en son genre, érigée au début du XXᵉ siècle. Mélange d’innovations architecturales, de résidences emblématiques et d’un riche passé artistique, cette rue offre une plongée fascinante dans l’avant-garde parisienne de l’entre-deux-guerres.
Une rue au passé mystérieux
Le nom de la rue de la Tombe-Issoire trouve ses origines dans une légende médiévale. Selon les récits, un tombeau aurait été érigé ici en hommage au géant Issoire, tué par Guillaume d’Orange, un héros des chansons de geste. Si cette histoire appartient au folklore, elle donne un caractère énigmatique à cette rue bordée de résidences mêlant tradition et modernité.
Historiquement, la rue s’étendait au cœur d’un quartier semi-rural, marqué par les anciennes carrières souterraines qui caractérisent une partie du sous-sol parisien. Ce n’est qu’au début du XXᵉ siècle qu’elle évolue vers un espace plus urbain et artistique.
La villa Seurat : un bijou architectural et artistique
Une cité d’artistes visionnaire
Nichée au numéro 101 de la rue, la villa Seurat est une cité d’artistes créée en 1925 par l’architecte André Lurçat, figure majeure du modernisme. Inspirée par les idéaux du Bauhaus et du mouvement moderne, la villa se distingue par ses lignes épurées, ses volumes géométriques et son usage novateur du béton armé.
Conçue pour accueillir des ateliers et des habitations d’artistes, la villa Seurat représente une utopie architecturale où chaque bâtiment a été pensé pour répondre aux besoins spécifiques de ses occupants, tout en respectant une harmonie esthétique globale. Les façades, souvent ornées de végétation, établissent un dialogue subtil entre architecture brute et nature, conférant à l’ensemble une sérénité unique.
Les résidences d’artistes emblématiques
- Le numéro 2 : Cette maison, première à être construite, fut réalisée pour Jean Lurçat, peintre et frère de l’architecte André Lurçat.
- Le numéro 4 : André Lurçat lui-même y installe son atelier, mettant en pratique ses propres concepts architecturaux.
- Le 7 bis : Une œuvre remarquable signée par Auguste Perret, maître du béton armé et précurseur de l’architecture moderne. Ce bâtiment fut construit pour la sculptrice Chana Orloff, dont l’atelier, baigné de lumière naturelle, incarne le mariage parfait entre esthétique et fonctionnalité.
Les artistes célèbres de la villa Seurat
La villa Seurat a été un lieu d’effervescence culturelle. Elle a notamment accueilli Henry Miller, écrivain américain célèbre pour son œuvre Tropic of Cancer, qui évoque parfois cette cité dans ses récits. Le peintre expressionniste Chaïm Soutine y a également résidé, ajoutant à la renommée artistique du lieu.
Une atmosphère unique à découvrir
En flânant dans la rue de la Tombe-Issoire, l’entrée discrète de la villa Seurat pourrait presque passer inaperçue, mais une fois franchie, elle révèle un univers paisible et hors du temps. L’agencement des maisons, leurs jardins privés et l’absence de trafic en font un lieu propice à la contemplation et à la rêverie.
À proximité : le quartier Alésia et ses richesses
La rue de la Tombe-Issoire est idéalement située à proximité de la rue d’Alésia, connue pour ses commerces variés et son ambiance animée. À quelques minutes de marche, le parc Montsouris offre un cadre verdoyant pour une pause après une promenade architecturale.
Pour les passionnés d’histoire et de mystères, les catacombes de Paris, accessibles depuis la place Denfert-Rochereau, ne sont pas loin. Ces galeries souterraines s’étendent sous la rue de la Tombe-Issoire, rappelant les origines minérales du quartier.
Conseils pour une visite réussie
- Prenez le temps d’explorer la villa Seurat : Bien que ce soit une propriété résidentielle, les visiteurs peuvent admirer les façades depuis l’extérieur. Respectez toutefois la tranquillité des habitants.
- Combinez la visite avec d’autres lieux du 14ᵉ : Profitez-en pour découvrir le parc Montsouris, les catacombes ou encore les ruelles adjacentes, riches en architecture atypique.
- Visitez par une belle journée : La lumière naturelle met en valeur les détails des bâtiments et accentue l’harmonie entre l’architecture et la végétation.
Rue de la Tombe-Issoire : entre modernité et tradition
La rue de la Tombe-Issoire, avec la villa Seurat en son cœur, incarne un équilibre parfait entre innovation architecturale et mémoire artistique. Ce lieu, chargé d’histoire et d’esthétique, séduit par son charme discret et son héritage avant-gardiste. Une promenade dans cette rue offre un moment suspendu, loin de l’agitation parisienne, où l’art et l’architecture moderne prennent toute leur place.







