Capitale de l’état de Parà, la ville de Belèm est spectaculaire. Plantée au coeur de la végétation et port principal du fleuve Amazone, elle compte aujourd’hui près de 1,5 millions d’habitants. Située au nord est du pays, Belèm est une ancienne ville coloniale, où l’Amazone est si large qu’elle accueille les navires de haute mer. Les noix, le cacao, le jute est le bois envahissent chaque jour le port. Fondée en 1616 par les Portugais, la ville porte les traces d’une colonisation forte, tant dans son architecture que par son visage multiethnique et multiculturel. Le Fort de Presepio au centre de la ville jadis protégeant des pirates est incontournable, ainsi que la structure de la ville quadrangulaire surprenante en Amérique du Sud. Belém surprend par le contraste entre son envergure et sa végétation tropicale omniprésente, formant de véritables petites enclaves de forêt amazonienne dans cette mégalopole. Belèm est desservie par des vols domestiques quotidiens, au départ de Rio notamment.
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Belém est une ville de l’estuaire de l’Amazonie, située dans la partie septentrionale du Brésil. C’est la capitale du Para. C’est aussi un port industriel placé sur la baie de Guajara. Elle compte 55 îlots dont la majorité est inhabitée. Elle présente un paysage impressionnant grâce à ses végétations amazoniennes, ses jardins et ses places arborisées. Les visiteurs peuvent profiter de ses deux principales îles : l’île de Caratateua et l’île de Mosqueiro. Ces deux dernières offrent plusieurs plages d’eau douce accessibles. C’est une destination parfaite pour les amoureux de la nature.
Belém, entre jungle et baroque tropical, porte d’entrée de l’Amazonie
Capitale de l’État du Pará, au nord du Brésil, Belém se dresse majestueusement à l’embouchure de l’Amazone, là où le fleuve devient si large qu’il ressemble à une mer intérieure. Avec ses 1,5 million d’habitants, ses îles fluviales, ses marchés exubérants et sa canopée urbaine qui grignote chaque quartier, Belém conjugue envoûtement tropical et profondeur historique. C’est l’une des grandes villes les plus fascinantes d’Amazonie, entre héritage colonial portugais et énergie multiculturelle afro-indigène.
Une ville née de la colonisation portugaise
Belém est fondée en 1616 par les Portugais qui bâtissent à son origine le Fort du Présepio pour sécuriser l’embouchure de l’Amazonie contre les incursions françaises, hollandaises et anglaises. Ce fort, toujours debout sur la Praça Dom Frei Caetano Brandão, est l’un des plus anciens édifices militaires du Brésil et le point zéro de la ville.
Le tissu urbain de Belém, avec ses rues quadrillées et ses bâtisses baroques aux teintes pastel, témoigne encore de cette période coloniale. Le Théâtre da Paz, construit en 1878, reflète l’opulence du « cycle du caoutchouc », époque où la ville devint un centre de richesse et d’échanges internationaux.
Aujourd’hui, Belém conserve une architecture religieuse et civile remarquable :
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La cathédrale da Sé, avec ses deux tours blanches.
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Le palais Antônio Lemos, ancienne mairie.
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Des demeures à azulejos, carrelées dans le style portugais.
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De nombreuses églises baroques et couvents, fondus dans la végétation.
Le port, carrefour de richesses naturelles
Belém n’est pas seulement tournée vers l’histoire : c’est un port vivant, sensoriel, dynamique, où transitent chaque jour le cacao, les noix du Brésil, le jute, le bois tropical, l’açaï, le poivre, les poissons de rivière et les résines aromatiques. Le port fluvial, situé sur la baie de Guajará, est ouvert aux navires de haute mer, qui remontent l’estuaire jusqu’à ce carrefour stratégique entre Amazonie intérieure et Atlantique.
Pour le voyageur, le port n’est pas une simple infrastructure : c’est un théâtre quotidien, une mosaïque de cris, d’odeurs et de couleurs. Le Mercado Ver-o-Peso, littéralement « vois le poids », est l’un des plus grands marchés à ciel ouvert d’Amérique latine, installé depuis le XVIIe siècle sur les quais. Il constitue une expérience à vivre absolument :
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Des étals débordant de poissons d’eau douce, notamment le pirarucu, véritable monstre fluvial.
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Des montagnes de fruits tropicaux introuvables ailleurs : cupuaçu, bacaba, tucumã.
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Des racines médicinales, des poudres de bois rouge, des potions chamaniques.
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Des vendeuses d’açaï frais écrasé à la meule, servi dans des bols fumants avec de la farine de manioc.
Une ville-jardin entre les bras du fleuve
Belém ne serait pas ce qu’elle est sans ses liens physiques et organiques avec l’Amazonie. Elle repose sur un entrelacs de rivières, de canaux et d’îlots tropicaux — on en compte 55 dans sa zone urbaine, dont plusieurs sont encore à l’état semi-sauvage.
Deux îles sont incontournables :
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L’île de Mosqueiro, à 70 km du centre, accessible en voiture, est célèbre pour ses plages d’eau douce : l’eau de l’Amazone y forme des vagues qui viennent mourir sur des plages de sable blanc. On y pratique la baignade comme en bord de mer.
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L’île de Caratateua (ou Outeiro), plus proche, est idéale pour une échappée nature à la journée : sentiers dans la mangrove, baignade, petits restaurants de poissons grillés sous les cocotiers.
Au cœur même de la ville, le jardin botanique Rodrigues Alves, inspiré du bois de Boulogne, propose un condensé d’Amazonie urbaine : 1500 espèces végétales, oiseaux, capybaras, paresseux et tortues évoluent dans une forêt humide recréée.
Une capitale culturelle, entre foi, musique et danse
Belém est aussi un haut lieu de culture populaire et de dévotion religieuse. Chaque mois d’octobre, elle accueille le Círio de Nazaré, l’un des plus grands pèlerinages catholiques au monde, avec près de 2 millions de fidèles suivant une immense procession à travers la ville, dans une ferveur à la fois religieuse et profane.
Côté musique, la ville est le berceau du carimbó, une danse afro-indienne au rythme envoûtant, mais aussi du tecno-brega, un genre électronique local diffusé dans les “bregas” — bals populaires souvent organisés dans des entrepôts à ciel ouvert. Pour vivre une soirée unique, rendez-vous à un bal carimbó sur l’île de Mosqueiro ou dans un bar du centre le week-end.
Conseils de visite
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Accès : Belém est desservie par des vols quotidiens depuis Rio de Janeiro, São Paulo, Manaus, et Fortaleza.
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Meilleure période : entre juillet et novembre, saison plus sèche ; évitez les mois de février à mai où les pluies sont diluviennes.
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Circuler : préférez les applications de VTC (Uber, 99) aux taxis conventionnels. Évitez certaines zones périphériques après la tombée de la nuit.
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Incontournables :
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Le Fort du Présepio
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Le Mercado Ver-o-Peso
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Le jardin Rodrigues Alves
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Les plages de Mosqueiro
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Le musée Emilio Goeldi, excellent pour comprendre la biodiversité amazonienne
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Belém, un prélude vibrant à l’Amazonie
À la fois porte d’entrée vers les mystères de l’Amazonie et métropole tropicale riche en contrastes, Belém est une escale à part entière, souvent sous-estimée par les circuits classiques. Elle révèle, à ceux qui s’y attardent, une densité humaine, culturelle et sensorielle unique au Brésil. C’est un Brésil périphérique, mais profondément vivant, où la jungle tutoie les flèches baroques, où la mangue coule dans les rues en saison, et où chaque brise humide transporte un peu de l’âme du grand fleuve.

