Continuer, si vous le souhaitez, à vous promener dans cette église puis retrouvons nous ensuite dehors, en direction des thermes. Appuyez sur pause. Voilà. Lorsque nous avons l’église grecque dans notre dos, les thermes sont légèrement sur la gauche dans le prolongement de l’abside de la grande basilique. Nous allons rentrer dans cette structure thermale en passant par la droite. Allez y. Longez le coté droit des thermes puis prenez le passage que vous verrez à gauche vers les 2 tiers de ce coté. Vous verrez les traces d’un couloir pénétrant au cœur de la structure. APPUYER SUR PAUSE Nous avons pris ce petit couloir le long duquel se trouvaient les vestiaires des thermes puis nous débouchons dans une cour. Nous sommes maintenant au cœur des thermes: ce vaste espace où nous sommes était une cour à portique destinée aux exercices de plein air. C’était le gymnasium. Restez où vous êtes et regardez sur la gauche de la cour maintenant : là se trouve un espace en demi-cercle qui était le frigidarium, c’est-à-dire la salle froide des thermes où les gens venaient se rafraichir après les salles chaudes et tièdes. Et justement, ces salles sont en face de nous lorsque nous venons du couloir d’accès : les romains les appelaient le tépidarium et le caldarium. La température dans les salles chaudes pouvait atteindre 60 degrés. Pour atteindre cette température, on utilisait tout un système. Pour le voir, avançons devant nous et allons dans la salle légèrement à droite. Et arrivés là, pour ceux qui le souhaitent, nous allons expliquer comment les romains chauffaient ces thermes. Alors voilà : tout d’abord, la chaleur était produite dans des chaudières se trouvant juste à l’extérieur des thermes. Ces chaudières fonctionnaient au bois. Pour atteindre la bonne température, il fallait brûler du bois durant 4 semaines non-stop. On comprend mieux le déboisement important que cela a pu provoquer. Bien, la chaleur étant produite, comment la faire circuler pour chauffer les thermes ? Et bien il y avait tout un système de tuyaux qui véhiculaient l’air chaud dans toutes les pièces. Regardez sur le mur de droite à peu près à hauteur de vos yeux : vous verrez les restes d’une de ces tubulure en terre cuite. Vous la voyez ? Oui ? Tant mieux. Mais ce n’est pas tout. Comme la chaleur véhiculée par les murs n’était plus jugée suffisante par les romains, on décida de chauffer aussi par le sol. Ce système très perfectionné est dit hypocauste. On créa donc un sous-sol de 70 cm de haut juste en dessous de la pièce. Ce sous sol est creux bien sur. Pour relier les deux, on utilisa des petites colonnettes formées d’un empilement de briques carrées. L’air chaud circulait entre les colonnettes et chauffait donc le sol. Regardez au niveau du sol: vous voyez les restes de ces colonnettes.
Une immersion dans les thermes romains
Après avoir exploré l’église, nous nous dirigeons vers les thermes, un complexe qui témoigne du raffinement des infrastructures publiques dans l’Antiquité romaine. Ces établissements étaient bien plus que de simples bains : ils représentaient des lieux de sociabilité, d’hygiène et d’exercice physique, ouverts à tous, riches comme pauvres.
L’entrée dans les thermes : un parcours organisé
En suivant le couloir qui nous mène au cœur du complexe, nous passons d’abord devant les vestiaires, appelés apodyterium. C’est ici que les baigneurs déposaient leurs vêtements avant de commencer leur parcours thermal. De nombreux thermes possédaient des casiers ou des niches murales destinés à ranger leurs affaires, et des esclaves ou des employés surveillaient ces effets personnels.
Nous débouchons ensuite dans une vaste cour à portique, identifiée comme le gymnasium, où les visiteurs pouvaient pratiquer des exercices physiques avant d’entrer dans les bains. Ces espaces ouverts étaient essentiels dans la culture romaine, qui associait l’entretien du corps à l’entretien de l’esprit.
Les différentes salles des thermes
Sur la gauche du gymnasium, on distingue un espace en demi-cercle : il s’agit du frigidarium, la salle des bains froids. Après les salles chaudes, les baigneurs s’y immergeaient pour se revigorer et refermer leurs pores. L’eau y était souvent renouvelée par une source ou un système d’aqueducs.
Face à nous, nous apercevons les zones les plus importantes des thermes : le tepidarium et le caldarium. Ces pièces étaient respectivement tiède et chaude, offrant une transition progressive vers la température élevée du bain final. Le caldarium pouvait atteindre 60 degrés, ce qui nécessitait un système de chauffage sophistiqué.
L’ingénieux système de chauffage romain
Les Romains ont mis en place un système impressionnant pour chauffer ces bains de façon homogène : le système de l’hypocauste.
- Production de chaleur : La chaleur était générée dans de grandes chaudières alimentées par du bois, situées en dehors des bâtiments. Elles nécessitaient une combustion continue pendant des semaines pour atteindre la température optimale.
- Diffusion de la chaleur : L’air chaud produit était distribué dans tout l’édifice grâce à un réseau de tuyaux en terre cuite encastrés dans les murs. Ces conduits assuraient une diffusion progressive de la chaleur dans les différentes pièces.
- Chauffage par le sol : Comme le chauffage mural ne suffisait pas, les Romains mirent au point un système d’hypocauste. Un espace vide de 70 cm était aménagé sous le sol, soutenu par de petites colonnes de briques (suspensurae). L’air chaud circulait dans cet espace, chauffant ainsi le sol par le dessous et créant une chaleur uniforme.
Si vous observez attentivement le sol, vous pouvez voir les vestiges de ces colonnes de briques, témoignage de cette ingénierie avancée.
Une expérience thermale au cœur de la vie romaine
Les thermes ne se limitaient pas aux bains : ils offraient aussi des salles de repos, des bibliothèques, des jardins et parfois même des lieux de restauration. L’accès était souvent gratuit ou peu coûteux, financé par des mécènes ou l’État, afin de garantir une hygiène publique et de renforcer la cohésion sociale.
En parcourant ces ruines, on imagine aisément l’animation de ces lieux : les discussions animées, les éclats de rire, la vapeur s’élevant des bains chauds… Un véritable centre de vie quotidienne où se mêlaient bien-être et culture.
