Incontournable à voir à Ankara, le coeur historique d’Ankara est agréablement lové dans les bras solides d’une forteresse byzantine, tout en haut d’une colline, et il surplombe ainsi la ville sans crainte d’afficher sa beauté aux yeux de tous. Ce quartier offre à ses visiteurs un véritable bol d’histoire, ses ruelles et ses commerces n’ayant rien perdu de leur charme d’antan. L’enceinte extérieure date du IXe siècle et serpente sur 1500 m de long, dressant de temps à autre une de ses vingt tours de garde qui permettait autrefois de surveiller les portes de la ville et de repousser les ennemis en cas d’attaque.
On franchit cette muraille par la porte Hisar Kapisi et une fois à l’intérieur, on remarque qu’une seconde muraille, plus petite mais mieux conservée, se trouve là et poussé par la curiosité, on franchit la seconde porte, Parmak Kapisi, et le spectacle qui s’offre alors à nous ne nous fait pas regretter d’être monté jusque dans ces hauteurs. Un pittoresque petit village anatolien profite sereinement de la douceur de cette vie où le temps semble s’être arrêté quelques années en arrière. Qu’il est doux de flâner par ici…
La Citadelle d’Ankara : gardienne millénaire sur les hauteurs de l’Anatolie
Dominant Ankara du haut de son promontoire rocheux, la Citadelle (Hisar) constitue le cœur le plus ancien et le plus authentique de la capitale turque. Bien loin de l’image moderne et administrative souvent associée à Ankara, ce site offre une plongée rare dans une atmosphère médiévale préservée, où chaque pierre semble raconter une page d’histoire. Fortifiée dès l’Antiquité, consolidée par les Byzantins puis réaménagée par les Seldjoukides et les Ottomans, la citadelle concentre aujourd’hui une mosaïque d’architectures, de souvenirs et de modes de vie traditionnels.
Un rempart byzantin dominant l’horizon
La structure actuelle de la citadelle extérieure remonte principalement au IXᵉ siècle, à l’époque byzantine, bien que les fondations plus anciennes laissent entrevoir des origines romaines et peut-être même hittites.
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L’enceinte extérieure, longue de près de 1500 mètres, ceinture la colline en suivant ses courbes naturelles. Elle est renforcée par vingt tours de guet, positionnées à des points stratégiques, permettant de contrôler visuellement l’ensemble du plateau anatolien.
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Les murailles, en pierre brute mêlée à des fragments de colonnes et de marbres antiques récupérés, témoignent d’une architecture de remploi propre aux périodes de crise.
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On entre dans la citadelle par la porte monumentale de Hisar Kapısı, solidement encadrée de deux tours semi-circulaires, point de passage obligé vers le cœur historique.
Une fortification dans la fortification : le noyau de Parmak Kapısı
À l’intérieur de cette première enceinte se trouve une seconde ligne de défense, plus ancienne et bien mieux conservée : le kale intérieur, accessible par une petite porte nommée Parmak Kapısı. Ce noyau central, cerné de hautes murailles, constitue le cœur défensif de l’ancienne Ancyre, refuge ultime en cas de siège.
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L’ensemble forme un véritable village fortifié, avec ses venelles sinueuses, ses maisons en torchis et en bois, ses balcons sculptés et ses cours fleuries
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Les bâtiments sont encore habités ou transformés en ateliers d’artisans, boutiques de tissages, cafés traditionnels et petites galeries d’art
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Le contraste entre la rigueur militaire des murs et la douceur de la vie domestique à l’intérieur de l’enceinte crée une atmosphère hors du temps, qui séduit immédiatement le visiteur
Une expérience d’Anatolie authentique au cœur de la capitale
Dans ce quartier épargné par la modernisation brutale d’Ankara, le quotidien s’écoule avec lenteur, rythmé par les travaux d’artisanat, les odeurs de thé infusé et les appels à la prière qui résonnent entre les murs de pierre.
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Les rues pavées, parfois abruptes, sont bordées de maisons ottomanes restaurées, certaines transformées en pensions familiales ou en salons de thé
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Des échoppes d’artisanat local vendent des kilims (tapis), des lampes de cuivre martelé, des céramiques ou des confiseries turques faites maison
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Des cafés panoramiques permettent de contempler la ville moderne depuis les terrasses de la citadelle, offrant un contraste saisissant entre passé et présent
À voir
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L’enceinte byzantine extérieure, avec ses vingt tours massives
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La porte de Hisar Kapısı, principale entrée fortifiée
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La seconde enceinte et la porte de Parmak Kapısı, entrée du kale intérieur
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Les ruelles pavées du village fortifié, jalonnées de maisons ottomanes à encorbellement
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Le sommet de la citadelle, avec une plateforme offrant une vue à 360° sur Ankara
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Le musée Erimtan, à proximité immédiate, pour découvrir une belle collection d’objets antiques
À faire
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Flâner librement dans le quartier intérieur, en s’arrêtant dans les échoppes d’artisans
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Boire un thé turc ou un café à la cardamome sur une terrasse avec vue sur les plaines anatoliennes
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Photographier les textures anciennes : bois vieilli, ferronneries, murs en galets, toits en tuiles plates
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Visiter la tour d’observation pour une vue complète sur les deux enceintes
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Combiner la visite avec celle du musée des Civilisations anatoliennes, en contrebas, l’un des plus riches du pays
Conseils de visite
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Prévoyez de bonnes chaussures : les pavés irréguliers et les pentes peuvent être glissants, surtout par temps humide
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Visitez en début ou en fin de journée, pour profiter d’une lumière rasante sur les murs de pierre et éviter l’affluence
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L’hiver offre un charme particulier, avec les toits enneigés et la brume sur la ville basse
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Entrée libre, sauf pour certaines maisons privées ou galeries transformées en musées
À proximité
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Le musée des Civilisations Anatoliennes, incontournable pour comprendre l’histoire de la région
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Le hammam Karacabey, bain ottoman historique encore en activité
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La mosquée Aslanhane, l’une des plus anciennes d’Ankara, avec un plafond en bois unique
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Le quartier de Hamamönü, en contrebas, récemment restauré, pour une promenade dans un autre secteur historique animé
