Les combats révolutionnaires suscités par la libération de l’Amérique du Sud de l’empire espagnol poussent le général argentin San Martin à se réfugier hors de son pays. Il est accueilli avec sa famille à Boulogne dans une maison qui deviendra plus tard un musée : la Casa San Martin.
La Casa San Martin
Ancienne demeure convertie en musée, la Casa San Martin, à Boulogne, abritait de 1848 à 1850 le général argentin San Martin et sa famille. Celui-ci, surnommé « El Libertador », entre 1816 et 1821 délivre le Chili, l’Argentine et le Pérou de l’invasion espagnole. Pour échapper aux représailles provoquées par la chute de Louis Philippe, il se réfugie à Boulogne, dans une maison construite la même année de son arrivée. Une maison qui abrite alors au rez-de-chaussée son propriétaire Adolphe Gérard, journaliste et avocat. Pour sa part, le Libertador dispose des 3 étages et se réfugie dans cette maison jusqu’à sa mort, en 1850. En 1928, la demeure est convertie en musée puis en 1930, elle accueille le siège du consulat argentin. En 1967, la Casa San Martin est définitivement retransformée en musée. Plusieurs activités sont proposées sur le site. La découverte d’une bibliothèque, qui appartenait à Adolphe Gérard, comptant des certaines d’ouvrages dédiées au Libertador, une exposition narrant la libération de l’Amérique du Sud. La découverte des chambres intactes du général San Martin et de sa fille témoignent de l’architecture et des tendances décoratives et immobilières boulonnaises et argentines du XIXème siècle. De nombreux objets exposés témoignant du passé de la ville dont le buste de J.H Wagener, des médailles décoratives, des gravures et des manuscrits anciens.