Sur les bords de la mer Rouge cette ville est très appréciée des touristes. Les amateurs de plongée seront ravis car les fonds marins sont très réputés pour la beauté des poissons et des récifs coralliens. En outre, de nombreuses activités nautiques comme la planche à voile, le surf et le ski nautique sont également proposées. Cependant, l’endroit a quelque peu perdu de son cachet avec l’afflux constant de touristes et les complexes hôteliers égrenés un peu partout sur la côte. L’Etat égyptien a récemment pris des mesures pour endiguer la course effrénée que se livrent les promoteurs immobiliers pour construire de nouveaux hôtels.
Hurghada : entre plages cristallines, récifs féeriques et mutation balnéaire
Longtemps simple village de pêcheurs endormi sur les rivages de la mer Rouge, Hurghada s’est imposée depuis les années 1980 comme l’une des plus grandes stations balnéaires d’Égypte, attirant des voyageurs du monde entier en quête de soleil, de mer chaude, et de fonds marins à couper le souffle. Située à environ 450 kilomètres au sud-est du Caire, la ville s’étire aujourd’hui sur plus de 40 kilomètres de côte, bordée de plages de sable clair, d’eaux turquoise, de lagons naturels, et surtout, de récifs coralliens parmi les plus riches du bassin indo-pacifique. Mais Hurghada, comme toute destination en plein essor, oscille entre le paradis marin qu’elle reste encore par endroits, et la pression touristique qui modifie progressivement son visage.
Un paradis pour plongeurs et snorkelers
Ce qui a fait la réputation de Hurghada, ce sont d’abord ses fonds marins exceptionnels, accessibles parfois dès la plage. Les récifs d’Abu Ramada, Giftun, El Fanadir ou encore Shaab Abu Nuhas figurent parmi les plus prisés des plongeurs. On y observe des coraux multicolores en excellent état, des nuées de poissons-clowns, des murènes, des napoléons géants, des raies pastenagues, des tortues de mer, et même, en saison, des requins à pointe blanche ou des dauphins. La visibilité est souvent excellente, pouvant dépasser les 30 mètres. Les clubs de plongée sont nombreux, bien équipés, et proposent des baptêmes accessibles, mais aussi des plongées techniques, notamment sur des épaves mythiques, comme celle du Carnatic ou du Giannis D, échoués au large.
Plages et criques : entre farniente et exploration
Si les grandes plages attenantes aux hôtels sont bien aménagées avec transats, parasols, bars et infrastructures nautiques, le voyageur curieux gagnera à s’éloigner de l’axe central pour découvrir des plages plus calmes et préservées. Sahl Hasheesh, au sud de la ville, offre une baie élégante et un littoral plus confidentiel, tandis que Makadi Bay, également au sud, propose des complexes intégrés plus respectueux de l’environnement, nichés entre désert et lagon. Au nord, El Gouna, ville artificielle surnommée « la Venise de la mer Rouge », séduit par ses canaux, ses plages privées et ses marinas haut de gamme, mais reste plus mondaine et exclusive. Pour une expérience encore plus authentique, il est possible de rejoindre par bateau les îles Giftun ou Mahmya, où le sable est d’un blanc éclatant, la mer transparente, et les coraux accessibles dès la mise à l’eau.
Activités nautiques à foison
Hurghada est également un terrain de jeu idéal pour les amateurs de sports nautiques : planche à voile, kitesurf, wakeboard, jet-ski, parachute ascensionnel, ou encore croisière en catamaran au coucher du soleil. Plusieurs écoles proposent des stages de plusieurs jours, notamment à Soma Bay, réputée pour la régularité de ses vents et son immense lagon. Des excursions en sous-marin panoramique ou en bateau à fond de verre sont aussi possibles pour les familles ou ceux qui souhaitent observer les récifs sans se mouiller.
Une ville transformée par le tourisme
Si la mer Rouge reste l’atout maître d’Hurghada, la ville a connu une croissance urbaine frénétique, souvent au détriment de la qualité de son urbanisme et de la préservation de son littoral. Les complexes hôteliers se succèdent sans discontinuer sur des dizaines de kilomètres, parfois jusqu’au rivage, réduisant l’accès libre aux plages. Le vieux centre, El Dahar, garde toutefois une ambiance plus locale, avec ses souks, ses cafés traditionnels, ses mosquées et ses marchands d’épices, loin des buffets à volonté et des resorts à l’occidentale. Le port de pêche, le marché aux poissons, ou la grande mosquée Al Mina, méritent un détour pour ceux qui souhaitent retrouver une facette plus authentique de la ville.
Une prise de conscience environnementale récente
Face aux dérives du tourisme de masse, l’État égyptien a récemment mis en place des mesures pour ralentir l’urbanisation anarchique. Plusieurs projets de préservation ont vu le jour, notamment autour des récifs coralliens, avec la création de zones protégées, des contrôles renforcés sur l’ancrage des bateaux, et des campagnes de sensibilisation à la faune marine. Certaines zones sont désormais interdites aux plongeurs ou limitées à un nombre restreint de visiteurs par jour. Des initiatives locales de nettoyage de plages et de recyclage dans les hôtels commencent à émerger, même si leur impact reste encore inégal.
Conseils pratiques pour une visite réussie
Il est conseillé de privilégier la période d’octobre à mai, où la chaleur est supportable et la fréquentation plus douce. Juin à septembre peut être extrêmement chaud, surtout pour les activités en plein air. Pour éviter la foule, mieux vaut choisir un hôtel à l’écart du centre ou opter pour une petite structure indépendante dans les baies voisines. En excursion, préférez les prestataires certifiés écoresponsables pour la plongée ou les croisières. Enfin, si vous souhaitez prolonger votre séjour, Hurghada constitue aussi un point de départ pratique pour explorer Louxor, via la route désertique en 4×4 ou en avion, offrant un excellent contraste entre les plaisirs balnéaires et les trésors pharaoniques.