Prague

Palais Morzin

Le palais Morzin fut réalisé par Santini Aichl en 1714 et est une preuve de son génie. Santini-Aichl place la façade du palais à l’endroit même de la courbure de la rue. Par ailleurs, la façade est très originale avec sa division en trois parties : deux portails et un balcon au milieu. Au-dessus des portails vous voyez deux bustes de personnages. Ce sont des personnifications. Sur le portail de gauche, c’est la Nuit et sur celui de droite, le Jour. Mais le plus beau morceau de sculpture de cette façade -on ne voit qu’eux- ce sont ces deux beaux atlantes crépus, qui supportent le balcon. Le célèbre sculpteur Brokoff les a représentés sous l’aspect de Maures asservis, qui est[…]

Palais Lichtenstein

L’immense palais Liechtenstein occupe tout le côté ouest de la partie haute de Malostranske namesti, en face de l’église Saint-Nicolas. A cet emplacement s’élevaient, jusqu’au début du XVIIè siècle, cinq maisons différentes, que les Liechtenstein acquirent progressivement après la victoire de la Montagne Blanche. Elles furent transformées en palais après 1638. Celui-ci fut remanié en 1791 par Mathias Hummel. On lui doit la superbe façade néo-classique. En 1918 s’y déroula la partie militaire du coup d’Etat qui fut à l’origine de la création de la Tchécoslovaquie.

Palais Goltz Kinski

Le Palais Goltz-Kinski est un palais baroque qui empiète sur la place de la Vieille-Ville. La façade est divisée en 5 parties soulignées par deux frontons portés par des pilastres monumentaux. Elle est décorée de stucs et il y a aussi des statues de Platzer pour couronner l’ensemble. C’est ici que le 25 février 1948, Klement Gottwald, le dirigeant du parti communiste tchèque annonça le « Coup de Prague », c’est-à-dire la prise du pouvoir par les communistes. Et très logiquement, c’est encore au balcon de ce palais Glotz-Kinski que, 42 ans plus tard, Vaclav Havel annonçait au monde que la démocratie était rétablie : c’était le 25 février 1990.

Palais de l’Industrie

Le palais de l’Industrie, aujourd’hui palais des Congrès, chef-d’œuvre de fer et de verre qui anticipe sur l’Art nouveau, fut le fleuron de l’Exposition de 1891, avec ses 208 m de long et ses 13000 m². Réalisé par les architectes Münzberger et Prasil, ne manquez pas d’admirer l’immense verrière en arcade qui pèse cinq cents tonnes.   Le Palais de l’Industrie : Un Chef-d’Œuvre de Fer et de Verre, Précurseur de l’Art Nouveau Véritable fleuron architectural de la fin du XIXe siècle, le Palais de l’Industrie – aujourd’hui Palais des Congrès – est une œuvre spectaculaire qui anticipe l’esthétique et les innovations techniques de l’Art nouveau. Construit pour l’Exposition de 1891, il impressionne par ses proportions gigantesques et son usage

Palais Clam-Gallas

Proche de Male Namesti, le palais Clam-Gallas est l’une des plus importantes réalisations pragoises de l’architecte viennois Fischer von Erlach, qu’il conçut vers 1700 pour l’ambassadeur de l’empereur à Prague. Ses portails grandioses, encadrés de statues d’Hercule par Matyas Braun, donnent une idée de la somptuosité de l’intérieur baroque. Ne manquez pas le magnifique escalier intérieur, considéré comme l’un des plus beaux de la ville. Beethoven interpréta plusieurs de ses œuvres dans le théâtre privé du palais. Très abimé lorsqu’il abritait les archives de Prague, il a été superbement restauré.

Palais du Burgrave

Le palais du “”Burgrave suprême””, au milieu des terrasses de cafés, est bien modeste, et n’a pas –loin s’en faut- la pompe de ceux de la place du Château ! Mais, il ne faut pas trop se fier aux apparences. Car le titre de “”Burgrave suprême”” était très prestigieux encore au 19e siècle. Derrière ce titre pompeux se cache le personnage le plus important du pays après le roi. Le Burgrave représente officiellement le roi en son absence. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Habsbourg ne passèrent pas beaucoup de temps à Prague. Par exemple, Marie-Thérèse d’Autriche ne mit jamais les pieds au Château de Prague, qu’elle fit pourtant restaurer à grands frais au 18e siècle

Palais Bucquoy

Le palais Bucquoy, actuelle ambassade de France, est situé sur la charmante petite place du Grand Prieur. La très longue façade est animée en son centre par un avant-corps plus décoré, d’ailleurs couronné par un tympan percé d’un œil-de-bœuf, une sorte de lucarne ovale. Entre les pilastres, il y a deux rangées de fenêtres décorées avec d’élégantes guirlandes composées de lignes contournées, curvilignes. C’est le style “”rocaille””. Parmi les hommes illustres qui sont venus au Palais Buquoy, il faut citer Mozart qui y joua une de ses œuvres en 1787. Mais on peut aussi ajouter Paul Claudel, qui fut consul de France à Prague entre 1909 et 1911. La place et le palais valent le détour et vous permettront d’accéder

Palais Bretfeld

Le Palais Bretfeld fut réalisé par Jean-Joseph Wirch en 1765 et sa façade retient peu l’attention. En cela, on voit que les temps ont changé: fini les façades immenses ou clinquantes des soldats victorieux du 17ème. Le 18ème, c’est l’époque de la conversation, celle des salons littéraires, de la philosophie dans le boudoir. Du coup, puisque les conversations devaient aller dans la profondeur des choses, le clinquant d’une façade aurait été un signe de peu de finesse de son habitant. Et, à la fin du 18e siècle, le Palais Bretfeld était en effet un de ces endroits très “”branché””. On rapporte que deux monstres de la musique et de la littérature s’y seraient rencontrés : Mozart et Casanova.

Palais Adria

Réalisé par Josef Zasche et Pavel Janak en 1925, le palais Adria, idéalement situé sur la place Jungmann, à proximité de la dynamique place Venceslas, témoigne de l’inventivité des architectes pragois du début du XXè siècle, s’inspirant des palais vénitiens de la Renaissance italienne. Le commanditaire en était une compagnie d’assurances italienne, la Riunione Adriatica di Sicurta.Le palais Adria abritait jadis le théâtre de la Lanterne magique où se réunissait le Forum civique de Vaclav Havel aux premiers jours de la Révolution de Velours en 1989.

Rue Nový Svet

Au 17e siècle, le quartier était habité par une population de serviteurs travaillant au Château. De ce passé, la rue Novy Svet a conservé une apparence modeste. D’un coté, vous trouverez un muret qui donne sur les jardins du Château et de l’autre il y a ces jolies petites maisons qui font rarement plus d’un étage. Par exemple, la maisonnette rose qui se trouve au N°6, est “”la plus petite maison de Prague””. Mais ne vous y trompez pas: c’est la rue branchée par excellence. Ecrivains et artistes vivent dans ce “”nouveau monde”” -Novy Svet, en tchèque.

Scroll to Top