Prague

La Porte Dorée

La visite de la cathédrale s’achève avec cette chapelle. Pour rejoindre la troisième cour, juste après la chapelle Venceslas, tournez à gauche en direction de la porte sud, connue aussi sous le nom de Porte Dorée. Nous sommes revenus maintenant dans la troisième cour. Avançons-nous au centre de la place et regardons vers la Porte Dorée. Cette “Porte Dorée” est aussi appelée la “Porte Sud”. Durant près de 600 ans, cette Porte fut l’entrée principale de Saint-Guy. Elle est accolée à la grosse tour centrale qui fut élevée par Peter Parler. Son nom est lié au fond rouge et or des mosaïques qui décorent son tympan. Elle a été restaurée ces dernières années. Regardons au niveau de la mosaïque. La[…]

La Chapelle Venceslas

De l’oratoire, on peut rejoindre la plus belle chapelle de la cathédrale Saint-Guy : la Chapelle Venceslas. Pour cela, il faut dépasser la chapelle dite de la Sainte-Croix. Une chapelle qui par un petit escalier situé au fond et sur la droite, permet d’accéder à la crypte de la cathédrale où se trouve une partie des dépouilles des rois de Bohême dont les plus connus : Charles 4 et Rodolphe 2 de Habsbourg. La Chapelle Venceslas vient donc juste après. Nous sommes maintenant devant l’entrée de la Chapelle de Venceslas. C’est le dernier monument que nous visiterons dans la cathédrale, mais quel monument ! Il y a deux fenêtres qui permettent de la découvrir. Nous vous conseillons de faire le

L’Oratoire royal

Continuons notre promenade. Nous sommes toujours dans le déambulatoire, mais cette fois-ci le chœur est sur notre droite. Nous allons rejoindre maintenant l’Oratoire royal. Il se trouve un dizaine de mètres plus loin sur notre gauche. C’est une œuvre très curieuse comme vous allez le constater. Passé la chapelle de saint Jean Népomucène, puis celle de sainte Marie Madeleine nous voilà arrivés devant l’Oratoire royal. L’oratoire est composé de deux niveaux, un rez-de-chaussée et un étage. A l’étage, un passage permettait de passer directement du Vieux-Palais à la cathédrale. Seuls les souverains pouvaient l’utiliser lors des offices religieux. Maintenant, regardons l’aspect de cet oratoire très curieux. Il n’est pas sans rappeler l’univers des entrelacs initiés par les Parler un siècle

La 5ème chapelle

Retrouvons-nous juste devant la cinquième chapelle, de l’autre côté du chœur. Devant elle se trouve un impressionnant monument tout en argent. Cette chapelle est consacrée à saint Jean Népomucène. Elle est associée à un monument tout en argent recouvert d’un baldaquin porté par des anges. Il s’agit de la châsse de saint Jean Népomucène, dans laquelle se trouve une partie de ses ossements, les reliques. Par manque de place, on l’a installé dans le déambulatoire : il bloque littéralement le passage, on ne voit que lui ! C’est étrange, mais c’est voulu. Car l’importance donnée au reliquaire du saint et à sa chapelle n’est finalement que le reflet de l’importance de son culte dans l’Empire des Habsbourg. Ailleurs, il est

La pièce la plus ancienne de la cathédrale

Nous allons passer maintenant dans la partie la plus ancienne de la cathédrale, celle de Charles 4. Elle commence après la grande tribune d’orgue qui se trouve toujours sur notre gauche. A notre gauche se trouve une chapelle remaniée au 19e siècle et consacrée à saint Sigismond, un autre protecteur de la Bohême. Avançons et suivons les cordons qui entourent les bancs de la nef pour aller devant le chœur. De là, on voit bien qu’un tombeau se trouve juste dans le prolongement du chœur. Ce tombeau est en marbre blanc, il est décoré de trois gisants, trois défunts, sculptés dans la pierre. Il s’agit de l’empereur Ferdinand Ier de Habsbourg, qui régna de 1526 à 1564, de sa femme

L’œuvre de Frantisek Bilek

Allons une autre chapelle, elle se trouve plus loin, toujours sur notre gauche, où se trouve l’autel consacré à la Crucifixion du Christ. Il s’agit d’une œuvre en bois offerte à la cathédrale en 1927 par Frantisek Bilek un grand sculpteur symboliste tchèque. Voyez comme la figure du Christ sur la croix est impressionnante autant par sa monumentalité que par son traitement plastique. C’est un Christ dont le corps est solide, anguleux et ferme, ce corps évoque avant tout la victoire sur la mort, la divinité plus que l’humanité. Une oeuvre en quelque sorte morale pour un artiste qui se considérait comme une sorte d’éducateur du peuple. Car, comme beaucoup d’artistes de son temps, Bilek trouve la société décadente et

Le vitrail de la cathédrale peint par Alfons Mucha

Il est temps maintenant de faire le tour de la cathédrale en commençant notre “déambulation” par le collatéral gauche, c’est-à-dire l’allée qui se trouve juste à gauche de la nef centrale avant de rejoindre le déambulatoire. Parmi les innombrables chefs-d’œuvre de la cathédrale, nous nous arrêterons devant ceux qui méritent une attention particulière. La première chapelle à laquelle nous allons consacrer quelques minutes est la Chapelle archiépiscopale, c’est la troisième à gauche en partant de l’entrée. La chapelle archiépiscopale est connue pour son vitrail très coloré dont le motif fut créé en 1931 par Alfons Mucha, l’un des grands noms de l’art nouveau. En France, on connaît Mucha en tant qu’affichiste des spectacles de Sarah Bernard au début du 20e

Les Bustes sculptés de la cathédrale

Mais les innovations de Peter Parler ne s’arrêtent pas à l’architecture : la sculpture est aussi son domaine. L’innovation se trouve cette fois dans la galerie ouverte qui se trouve entre les arcades et les fenêtres hautes, donc au deuxième étage. Et c’est encore une première, Peter Parler installe des bustes sculptés de personnages de son époque : 21 bustes en tout parmi lesquels on trouve Charles 4 en personne, ses 4 épouses successives, les dignitaires de l’Eglise. Bref, l’élite du royaume. L’emplacement de ces bustes rend leur observation difficile, mais si nous nous décalons complètement vers la droite de la nef, sous les arcades et que nous regardons la partie gauche de la galerie nous pourrons vaguement les apercevoir.

Peter Parler, l’architecte de la cathédrale

Nous pouvons entrer maintenant dans la cathédrale en empruntant le portail situé à gauche. Passé le portail, nous sommes éblouis par l’ampleur de l’édifice, par sa verticalité et sa luminosité. Il est bon de rappeler quelques chiffres : la cathédrale mesure ainsi 124 mètres de longueur, atteint 60 mètres de largeur et sa voûte culmine à 33 mètres ! La première moitié de cet ensemble, rappelons-le, date du début du 20e siècle. Initialement, au 14e siècle, Charles 4 avait fait appel à un maître d’œuvre réputé en France, Matthieu d’Arras. Comme dans les cathédrales françaises, le plan choisi était basé sur un chœur entouré d’une galerie qu’on appelle le déambulatoire sur lequel s’ouvraient 5 chapelles polygonales qu’on appelle les chapelles

Le Portail de la cathédrale

Et maintenant, découvrons cette cathédrale dont l’importance, du point de vue de l’histoire de l’art, est universelle ! Avant d’entrer à l’intérieur, plaçons-nous juste dans l’axe du portail central, pour mieux l’observer. Vous voyez alors une façade délimitée par deux hautes flèches de pierre et composée de trois entrées. Chacune de ces entrées est décorée d’une porte en bronze sculptée de reliefs consacrés à l’un des trois saints protecteurs de la Bohême. Il s’agit pour le portail de gauche de saint Adalbert, le premier évêque de Prague, de l’histoire des reliques de saint Guy au portail central et de saint Venceslas pour celui de droite. Oui, mais voilà, les reliefs comme l’ensemble de cette façade, apparemment très gothique, ne datent

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