Metz

Temple-Neuf

Inspiré par la cathédrale de Spire, le temple neuf est un monument roman construit au temps de la Moselle Allemande, entre 1901 et 1904 sur les plans de l’architecte Conrad Wahn. Même s’il est aujourd’hui le siège de la communauté réformée, les luthériens fréquentant le temple d’Outre-Seille, ce n’en est pas moins un exemple de la volonté de germanisation culturelle de la ville sous le règne de Guillaume II. Sa haute tour lanterne octogonale tranche avec l’architecture classique des façades environnantes, mais, à la nuit tombée, l’illumination du chevet donne à l’ensemble un caractère féérique.

Quartier de l’Amphithéâtre

La réorganisation du paysage ferroviaire a laissé en friche de grands espaces proches du centre ville messin. Leur réaménagement est un des grands projets lancés au début du nouveau millénaire. L’agence de l’architecte Nicolas Michelin a conçu un nouveau quartier, organisé autour de trois pôles : l’annexe du centre Georges Pompidou, encore en construction, le Parc de la Seille et le Palais omnisport de Metz. Le quartier de l’Amphithéâtre se veut mixte, dédié tant au commerce qu’à l’habitation, dans un contexte de haute qualité environnementale, mais il est encore en devenir et il vous appartiendra de vous faire, au vu de son avancement, une opinion sur son degré de réussite.

Place St-Louis

Au Moyen Âge, en tout cas dès le XIIIe siècle, la place Saint-Louis (qui ne prendra ce nom qu’au XIXe siècle…) était la grande place marchande de Metz. Elle conserve encore une trace de cette ancienne fonction dans l’architecture de ses maisons, toutes juchées sur un niveau d’arcades qui servait autrefois à abriter les échoppes. La place, cependant, fut remaniée plusieurs fois, au XVIIe siècle, lors du percement de la rue de la Tête d’Or, et surtout au XIXe siècle, époque à laquelle la statue de Louis XIII qui se dressait en son centre jusqu’à la Révolution fut remplacée par une statue de Saint-Louis, œuvre du sculpteur Charles Pêtre.

Musées de la Cour d’Or

C’est en 1839 que furent fondés les musées de Metz, implantés sur un site qui, selon la légende, aurait été le palais des rois d’Austrasie, d’où leur nom de “musées de la Cour d’Or”, le bâtiment, en fait, étant d’anciens thermes antiques. C’est un ensemble étonnant, regroupé en un seul lieu mais fait de plusieurs musées cohabitant. Un musée archéologique tout d’abord, dont le chef d’œuvre est probablement, outre le bâtiment lui-même, le grand autel de Mithra, une religion initiatique qui concurrença longtemps le christianisme. Deuxième ensemble, la collection médiévale vous frappera par la richesse de sa collection de sculptures médiévales et plus encore par l’exceptionnelle barrière de chancel de Saint-Pierre-aux-Nonnains, un des très rares témoignages conservés en France de

Le Centre Pompidou-Metz

S’inscrivant dans une vague ayant touché les musées américains depuis bientôt deux décennies et s’étant depuis étendue à la France (notamment avec le projet Louvre-Lens), le Centre Pompidou a lancé un projet de décentralisation pour lequel le site de Metz a été choisi en 2003. La première pierre a été posée le 7 novembre 2006 et l’inauguration, au départ prévue en 2008, a été reportée à 2009 puis au printemps 2010. L’exposition inaugurale devrait réunir quelques uns des chefs d’œuvre du musée national d’art contemporain, tels que la Tristesse du roi de Matisse ou le Violon d’Ingres de Man Ray. L’architecture, inspirée de la forme d’un chapeau chinois, est l’œuvre de Shigeru Ban et de Jean de Gastines.

Jardin des Régates

Créé au début du XXe siècle le long du quai du même nom et de son port de plaisance, le Jardin des Régates est un espace romantique où, entre les arbres et le lac aux Cygnes, vous aimerez à vous promener main dans la main ou à laisser s’ébattre vos enfants. De juin à septembre, les vendredis, samedis et dimanches, le Lac est le lieu d’un spectacle gratuit de fontaines musicales, et, en tout, ce sont plus de 20 km de promenades qui sont aménagés le long de la rivière et de ses canaux. Le Jardin des Régates : Un écrin de verdure entre rivière et port de plaisance Situé au bord du quai du même nom, le Jardin des

Gare de Metz

La gare de Metz fut construite de 1905 à 1908 par l’architecte berlinois Jürgen Kröger. C’est un monument aux dimensions impressionnantes, 300 mètres de long, une tour d’horloge culminant à 40 mètres, dans un style particulier, témoignant bien du substrat nationaliste allemand ayant présidé à la construction : l’architecte a puisé son inspiration dans les monuments romans de la vallée du Rhin. Quant aux sculptures, œuvres du sculpteur Schirmer, elles évoquent essentiellement, comme les vitraux, la figure de Charlemagne, d’origine locale et dans la lignée duquel le Reich se plaçait. Malgré son discours impérialiste ostentatoire, la gare apparaît comme un des chefs-d’œuvre de l’architecture allemande de l’avant-guerre et probablement l’un de ses éléments les plus représentatifs en Alsace-Moselle.

Église St-Pierre-aux-Nonnains

À l’origine, Saint-Pierre-aux-Nonnains de Metz n’est pas une église mais un bâtiment civil, la palestre d’un ensemble thermal construit vers 380 après Jésus-Christ. Trois siècles plus tard, elle fut transformée pour devenir l’église abbatiale d’un ensemble monastique, mais l’essentiel des structures furent préservées, et vous pourrez toujours y admirer l’appareil romain, fait de pierres de petit appareil séparées par des lits de briques. La principale transformation fut le remplacement de la charpente de l’édifice par des voûtes au tournant des XVe et XVIe siècles. Dévastée par le siège de la ville par Charles Quint en 1552, l’édifice devient un entrepôt militaire en 1556 et garde cette fonction jusqu’au XXe siècle. Elle a été restaurée et transformée en salle d’exposition et

Église St-Maximin

C’est au XIIe siècle que furent construites les parties les plus anciennes de Saint-Maximin Outre-Seille, comme : le chœur et la croisée du transept ainsi que le grand clocher carré qui domine le quartier. La nef, quant à elle, fut reconstruite dans le goût flamboyant au XVe siècle, tandis que le portail, belle exemple de baroque lorrain, fut édifié en 1753. À l’intérieur, la chapelle des Louve et des Gournay apporte un élément de transition entre nef et chœur avec son architecture rayonnante tardive : elle fut consacrée en 1365. Vous ne manquerez surtout pas d’admirer les vitraux aux belles teintes bleues, dessinés par Jean Cocteau.

Chapelle des Templiers

C’est entre 1180 et 1220 que fut construite, dans la commanderie templière de Metz, la chapelle des Templiers, seul vestige subsistant de l’ensemble démantelé après la suppression de l’ordre du Temple en 1307. Deux éléments méritent particulièrement votre attention. Tout d’abord le plan centré de l’édifice, que l’on retrouve, en Occident, dans trois types de monuments religieux, certains dédiés à la Vierge, d’autres à vocation funéraire, les derniers, comme celui-ci, inspirés du plan du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Par ailleurs, ne manquez pas les belles peintures murales qui en ornent l’intérieur et qui sont parmi les plus beaux exemples de cet art au XIVe siècle.

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