Menton

Villa Maria Serena

La Villa Maria Serena se trouve à l’extrémité orientale de la ville, tout contre la frontière avec l’Italie. Bâtie en 1882 sur les plans de Charles Garnier – l’Opéra de Paris c’est lui-, elle fut habitée par Ferdinand de Lesseps, le perceur des canaux de Suez et de Panama. La villa est blanche, lumineuse, immaculée. Elle s’organise à partir de loggias et de terrasses, de colonnes épurées et est flanquée d’une tour-belvédère. Tout autour, un parc et un jardin exotique planté de palmiers dont la verticalité vient s’opposer à l’horizontalité de la mer. On peut avancer que la villa Serena est une sorte de synthèse du classicisme français et de la grâce italienne.

Promenade du Soleil

Si les deux mamelles de Menton furent pendant longtemps l’olivier et le citron, à partir de la fin du 19e siècle, c’est à l’ombre des parasols que la ville connût une nouvelle prospérité comme toute la Côte-d’Azur. Le développement du tourisme balnéaire huppé, russe, anglo-saxon laissa de belles empreintes dans la ville, encore visibles aujourd’hui. Une simple virée sur la Promenade du Soleil permet de le vérifier. Là, sur environ 2 km du Quartier de la Madone jusqu’à la Vieille-ville, se succèdent les façades monumetales des palaces d’antan comme le Westminster ou le Vendôme joliment agrémentés de yuccas, d’euphorbes, et de palmiers divers. A voir aussi, les réalisations récentes au goût passéiste, comme le Victoria Palace et Victoria Beach. Sur

Parvis Saint-Michel

Pour accéder au parvis Saint-Michel on peut prendre les rampes depuis la rue Longue ou remonter l’étroit boyaux de la rue Mattoni jusqu’à l’ arc triomphal d’Antoine. Dans les deux cas, on est projeté dans un décor d’opéra en plein air : le parvis Saint-Michel ! Là deux églises rapprochées l’une de l’autre, la Basilique Saint-Michel d’abord, la plus vaste, puis la petite chapelle de l’Immaculée-Conception. Les deux sanctaires arborent chacun avec fierté leur clocher couronnés d’un lanternon. On nage dans le baroque ! Sur le parvis, le pavement, est constitué d’une calade de 250 000 galets choisis pour leur couleur et pour leur forme dessinant des motifs aux armes d’Honoré III Grimaldi comme le “H”arrondi, initiale du nom du

Musée Jean-Cocteau

C’est en 1957 que Jean Cocteau, très attaché à la ville de Menton, découvre le Bastion, un fortin du 17e siècle inséré dans la jeté du port. Transformé en grenier à sel au 19e siècle, puis en prison, le bastion avait perdu son caractère défensif. L’artiste décide de la réhabiliter et réalise ainsi sa dernière oeuvre. Aujourd’hui, le Bastion accueille le Musée jean Cocteau. C’est d’ailleurs l’artiste qui a dessiné les mosaïques qui ornent le sol et les embrasures des fenêtres au premier étage. Tout ici évoque Cocteau, ses plaisirs et ses tourments, ses incertitudes et ses recherches. On citera deux tapisseries somptueuses : « Judith sortant de la tente d’Holopherne » et « Les visages ». Notons que la

Musée des Beaux-Arts (palais Carnolès)

C’est en 1717 qu’Antoine Grimaldi, prince de Monaco, décide de bâtir une résidence d’été dont l’ambition était d’imiter le Grand Trianon de Versailles. Confié à des architectes parisien, le palais sera une réussite louée pour son élégance, ses décors intérieurs et ses jardins. Puis les malheurs se succéderont conduisant à la transformation du palais en un Casino, puis en une résidence. Aujourd’hui, le Palais Carnolès accueille le Musée des Beaux-Arts de Menton. Les collections sont intéressantes, la peinture de la Renaissance européenne et provençale est bien représentée tout comme la période moderne, c’est-à-dire les 18e et 19e siècles. Le rez-de-chaussée est consacré à l’art contemporain et expose des oeuvres de Dufy, Camoin, Braque, Picabia et d’artistes plus récents comme Saura,

Musée de Préhistoire régionale

Le Musée de Préhistoire régionale de Menton se trouve dans un beau bâtiment de style néo-classique construit par l’architecte Adrien Rey en 1907 pour accueillir les collections de la ville. La présentation très didactique est répartie en plusieurs salles retraçant les grandes étapes de l’histoire humaine dans la région du paléolithique inférieur -plus de 200 000 ans- jusqu’au 7e siècle de notre ère. Outre la richesse de son fonds archéologique, le musée présente aussi une section consacrée aux arts et traditions populaires se rattachant à la vie mentonnaise d’autrefois.

Village de Menton

“Menton, l’Italie commence, on le sent dans l’air” s’exclamait Flaubert avec beaucoup d’à-propos. Menton est une sorte d’amphithéâtre tapissé de maisons dorées adossées à la montagne et ouvert largement sur la mer. Bien qu’occupé depuis des siècles, le littoral mentonnais fut abandonné à la chute de l’Empire romain pour n’être réinvesti qu’au 10e siècle. Pendant longtemps quelques mouillages de fortunes suffirent aux besoins des pêcheurs. De fait, jusqu’au 19e siècle, aucun port digne de ce nom ne permettait de recevoir des bateaux à Menton? Tout change en 1869 avec la construction d’un port adapté au nouvel essor de la ville. Traditionnellement liée à la culture des agrumes -les fameux citrons de Menton – le développement du chemin de fer à

L’Annonciade

L’Annonciade est un monastère couronnant le sommet d’un ancien oppidum. Une cité fortifiée se trouvait là au 11e siècle, avant d’être évincée par le developpement de Menton quelques temps après. On y trouve une petite chapelle médiévale dédiée à la Vierge, à laquelle au 17e siècle on adjoignit des bâtiments conventuels au point de former une masse imposante visible depuis la mer. Ainsi, l’Annonciade devint un point de repère pour les marins, et bientôt leur lieu de pélérinage. Aujourd’hui, ce sont les religieuses de l’ordre de la Vierge, les annonciades, qui administrent les lieux et acueillent les pélerins. Lieu inspiré, l’Annonciade est resté un lieu de receuillement. Il offre un très beau panorama vers la mer et l’arrière pays.

La Vieille Ville de Menton – rue longue

La rue Longue c’est la colonne vertébrale de la Vielle-ville. Située derrière les quais modernes, Benette et Bonaparte, c’est tout une vie parallèle qui se déroule dans cette longue artère de 270 mètres qui relie la Place Saint-Julien à la Place du Cap. Ancrée au coeur de la ville, entre ombre et lumière en fonction des heures de la journée, la rue Longue parle de la longue histoire de Menton. Ici, on remarque des linteaux datés du 16e siècle, là au N°46 un ancien hôtel particulier, plus loin au 115, la “Traverse des Diamants” et au 123 un ancien palais princier. Enfin, la rue ouvre sur quelques belles échappées qu’on ne manquera pas d’emprunter, comme “Les Rampes” qui permet de

Jardin Serre de la Madone

Pour expliquer le micro-climat qui plane sur Menton, on pourrait dire que la ville est comme installée sous une bulle entourée d’un amphithéâtre de collines et de montagnes qui l’enserrent et la protège des vents. Une situation qui explique le nombre important de jardins que l’on y trouve. L’un des plus beaux est celui dit de la Serre de la Madone. On le doit à un philantrope discret, Lawrence Johnston, lequel fut un riche collectionneur d’essences rares qu’il décida de planter là sur un pan de collines en terrasses dominant la mer et au pied de son mas. C’était en 1926. “Un oasis de fleur” dira un enthousiaste en visitant ce jardin extraordinaire. Le jardin est échelonné sur six terrasses

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