Liban

Le pulpitum : le petit mur sous la scène

Maintenant descendons tout en bas pour regarder le pulpitum : c’est ce petit mur qui se trouve sous la scène. Nous nous retrouvons en bas, face à la scène Vous êtes à présent dans l’orchestra, entre la scène et la cavea. L’orchestra était ronde chez les Grecs, puis devint ovale chez les romains. Retournez-vous face aux gradins. Sur le sol et sous le parapet qui isole l’orchestra des gradins, vous voyez quelques marches de très faible hauteur qui adoptent l’arrondi. Cet espace s’appelle le balteus. C’est ici que l’on installait, sur des sièges mobiles, les hôtes de marque. Regardez les extrémités de ce parapet : vous voyez des sculptures de dauphins, image tout à fait appropriée à un site portuaire.[…]

La Cavea : l’espace des gradins

A présent, revenons au monument et intéressons-nous à la cavea, c’est-à-dire à l’espace des gradins. Vous avez noté que la restauration des gradins n’est que partielle. Les restaurations n’ont pas entièrement relevé la cavea, car il manque la partie supérieure. Pour imaginer sa hauteur, regardez le point le plus haut du front de scène. Et bien, sachez que la Cavea montait aussi haut que le décor. Encore une fois, n’oublions pas que tous les spectateurs devaient voir le front de scène architecturé et rien que cela. Du coup, le front de scène avait généralement la même hauteur que la Cavea. Aujourd’hui, sa capacité d’accueil est de 1500 spectateurs, soit moins du tiers de sa capacité d’alors, évaluée à 5000. Ceux-ci

La tragédie

Maintenant, parlons de la Tragédie. Sragédie vient de 2 mots grecs : tragos et odé : qu’on traduit par le chant du bouc. Ce terme fait référence aux tous premiers spectacles grecs, où un bouc était offert au vainqueur du concours de tragédies, animal qu’il devait sacrifier sur l’orchestre après le spectacle. Chez les 1ers Grecs, ces pièces de théâtre se jouaient le jour, du matin jusqu’au soir. A l’origine, il n’y avait qu’un seul narrateur, le plus souvent l’auteur lui-même, face au chœur. Puis très vite les Grecs se sont rendu compte qu’on pouvait être bon auteur et mauvais narrateur. Du coup, le narrateur est devenu un personnage en s’intégrant à la fiction poétique. Et il devint du coup

Les Spectacles

Parlons des spectacles maintenant. En règle générale, les spectacles représentés sur la scène des théâtres romains alternaient tragédies, ballets, pantomimes et comédies. Il semble que les acteurs aient toujours été des hommes : leurs sexe, âge, rôle étaient donnés par les costumes et accessoires qu’ils portaient. A l’époque d’Apulée, les tragédies avaient évolué vers un réalisme sans concession ; on représentait alors en vrai, et non plus de manière symbolique, les scènes de torture, de viol et d’assassinat. Pour cela, on substituait à l’acteur, au dernier moment, des esclaves ou des condamnés à mort ! Les légendes divines ou héroïques prenaient vraiment leur sens : tel roi était écartelé, Hercule brûlait sur son bûcher funèbre… On retrouve alors toute la

Le front de scène

Face à nous, on a le front de scène. Portez votre regard sur lui et décrivons-le. Il est de loin le plus beau du monde antique. Il nous fournit aussi l’occasion idéale pour parler encore de la différence avec les Grecs. Les Grecs aimaient la nature ; ils la faisaient entrer dans leurs maisons, sous forme de jardin et cela donnera les maisons à péristyle adoptées par les Romains. Le théâtre grec ne comprend pas de mur de scène : il est ouvert sur l’extérieur. c’est le paysage naturel qui sert de fond de décor. Chez les Romains en revanche, la scène doit avoir un arrière-plan grandiose et structuré. C’est bien le cas ici. Regardez la scène : elle comporte

L’extérieur du théâtre

Avant de pénétrer dans l’enceinte du théâtre, regardons-le de l’extérieur. Nous voyons que ce monument est isolé et qu’il s’élève sur 2 étages, indépendamment de toute structure extérieure. C’est une grande différence avec le théâtre grec qui lui est toujours adossé à une colline. Donc, les gradins vont épouser la ligne, comme à Epidaure en Grèce ou Syracuse en Sicile. A l’inverse, le théâtre romain est bâti en élévation sur un terrain plat et il forme un rond parfait, ce qui garantit une meilleure acoustique pour tous. Nous en verrons ici un des plus beaux exemples. Contournez-le vers la droite à présent pour trouver une des entrées. Plusieurs passages permettent ensuite d’y pénétrer. Nous vous encourageons à vous placer au

Le théâtre

Nous allons à présent quitter ces thermes. Vous allez emprunter cette ancienne voie qui remonte tout droit. Vous aurez alors le forum sur votre droite et le théâtre en point de repère à gauche et face à vous. Rapprochez-vous de lui, mais en conservant une distance qui vous permettra de le voir en entier . Tout en cheminant, vous pouvez voir sur votre gauche quelques vestiges arasés au niveau du sol. Là s’étendait un quartier résidentiel d’habitation d’époque romaine. Dans certaines de ces maisons, on a retrouvé des citernes, quelques pavements de mosaïque, des décors muraux peints à fresque et même des départs d’escalier, indiquant des maisons à 1 ou 2 étages. C’est le plus grand d’Afrique, avec 92 mètres

Le fonctionnement des thermes

Maintenant, ressortez et allez vers votre gauche, tout au bout, pour vous approcher de la mosaïque qui donne sur la mer. Maintenant, nous allons vous parler de l’organisation et de la fonction des thermes. Les thermes sont un des éléments constants de l’urbanisme de la ville romaine. Sabratha en possédait plusieurs, puisque jusqu’à aujourd’hui, 2 autres ont été dégagés. Ces thermes étaient publics et gratuits. Mais cela n’empêchait pas que certaines belles maisons possédaient leurs thermes privés. Les thermes sont toujours organisés de la même manière. Seuls diffèrent le plan plus ou moins vaste et le décor plus ou moins luxueux. Mais à part cela, l’organisation de base est la suivante : il y a 3 espaces que sont le

Les latrines des thermes de la mer

Pour nous rendre dans ce qui était le plus vaste établissement de bains de la ville, nous allons traverser les anciens quartiers artisanaux et commerçants. Le plan des tracés des rues est intéressant par son irrégularité. Des rues qui ne se coupent pas à angle droit témoignent encore une fois d’un tracé punique. Pour nous y rendre, il faut traverser la basilique et passer derrière son chœur pour tomber sur une rue. Cette rue part à gauche vers le rivage. Mais pour notre part, nous l’emprunterons vers la droite jusqu’à son croisement avec une autre rue. Nous sommes au croisement : regardons le bâtiment qui fait l’angle entre la rue à gauche et la rue qui part en presque en

La basilique Justinien

Vous allez à présent sortir de cet ensemble et gagnez la basilique de Justinien qui est collée à la curie. Vous pouvez y arriver soit en passant directement d’un bâtiment à l’autre et en slalomant parmi les éboulis. Soit, vous ressortez sur le forum puis prenez à droite le long de la curie puis la 1ère petite rue à droite. C’est le chemin le plus sûr. Vous êtes dans la petite rue indiquée. Vous longerez alors le temple de Sérapis sur votre gauche et la curie sur votre droite. Vous identifierez la basilique de Justinien par le fait que son plan est rectangulaire et qu’il donne sur le rivage. Nous y voici. Il s’agit de la seule église byzantine construite

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