Florence

Les œuvres de Donatello

Et maintenant, portez votre regard sur la partie haute de cette salle dans laquelle nous nous trouvons : plusieurs éléments vont retenir notre attention : vous remarquez que les blasons portent 8 palle: c’est le nombre choisi par Cosme. Et ce chiffre 8, on le retrouve dans les médaillons. Il y en a 8 aussi. Découvrons les contenus de ces médaillons. Regardez les 4 plus grands : ils illustrent 4 épisodes de la vie de saint Jean, le patron de Giovanni di Bicci –Jean en Français- . Alors, quand nous faisons face à l’entrée, regardons le gros médaillon à notre droite : c’est la résurrection de Drusiana. Vous le voyez ?? Bien, maintenant, nous allons les regarder en allant toujours[…]

La vieille sacristie de Brunelleschi

Rendez-vous maintenant au fond du transept de gauche, là où s’ouvre la vieille sacristie. La construction de cette église a suivi le cours normal : une église est toujours commencée par son chevet. Ainsi, la vieille sacristie que nous allons voir maintenant est antérieure à la nef et à la façade qui la ferme. Entrez et placez-vous de manière à en avoir une vue d’ensemble. Parlons maintenant de sacristie qualifiée de vieille, car à son opposé, sur le transept droit, se situe la nouvelle sacristie. Achevée en 1428, cette vieille sacristie, donc, devait être la chapelle nobiliaire des Médicis. Dans le sarcophage placé sous la table en marbre, au centre, on enterra celui qui en commanda la construction, Giovanni di

Le tombeau de Cosme

Dirigez-vous à présent devant l’autel baroque du 18ème au fond de la nef. Regardez à vos pieds sur le sol : vous voyez 3 grilles et un vaste pavement au décor polychrome avec les armoiries médicéennes. Cet ensemble indique l’endroit de la crypte où Cosme l’ancien fut enseveli en 1464. Ses dispositions testamentaires avaient été aussi précises que sa vie avait été rigoureuse. Il y interdisait des funérailles d’état. Ses obsèques se limitèrent donc à une longue procession, de sa villa de Careggi où il s’était éteint jusqu’à san Lorenzo. Une inscription, aujourd’hui détruite, lui attribuait le titre de Pater Patriae –père de la patrie-, témoignage de l’estime que les florentins lui accordaient. IL est donc enseveli très près de

L’ambon placé à gauche

Si Donatello maîtrise la perspective, son intérêt pour la lumière n’est pas moindre. Pour vous en rendre compte, allons voir l’autre ambon. Vous y êtes ? Bien alors, regardons la scène de «la mise au tombeau » présente sur le petit côté orienté vers le cœur. L’avez-vous trouvé ? Oui ? Alors, nous pouvons parler de la 2ème nouveauté : c’est le fameux relief schiacciato. Regardons ensemble : cette fois-ci, il crée l’illusion en adoptant un 1er plan saillant tandis que le fond sert à renforcer la cohésion des scènes traitées et rendre plus intense l’unité dramatique des œuvres. Pour obtenir cela, l’artiste a recours à différents reliefs. Ainsi, si vous regardez attentivement le fond, vous voyez apparaître des personnages,

L’ambon placé à droite

A présent, lorsque vous avez l’entrée dans le dos, allez voir l’ambon situé à votre droite. Faites tranquillement le tour de cet ambon. Nous allons maintenant porter notre attention sur la scène du supplice de Saint-Laurent située à l’extrémité du long côté qui fait face au mur de l’église. Vous la repérerez facilement, grâce au beau plafond à caisson qui couvre le martyr dont la tête est maintenue par un long bâton. Vous l’avez trouvé ? Bien !. Nous sommes au début de la Renaissance et Donatello utilisera en sculpture les recettes de la perspective, comme Masaccio l’a fait en peinture. Fidèle à l’héritage antique dans le domaine du relief, il en perfectionne la technique en introduisant 2 nouveautés essentielles.

Les « ambons » de Donatello

Laissons maintenant l’architecture pour nous intéresser à présent à la sculpture. Rendez-vous sous les 2 dernières arcades. Vous ne pouvez pas les manquer : c’est de part et d’autre de la nef centrale : là où voyez 2 tribunes portées par des colonnes. On les appelle des « ambons ». Nous découvrirons ces 2 chefs-d’œuvre de la sculpture italienne, que l’on doit à Donatello, ce génial sculpteur de la renaissance florentine. Pour écouter la présentation de ces œuvres et de son auteur, faites le tour de celles-ci afin de mieux les apprécier puis retrouvons-nous devant. Lorsque 2 tribunes sont ainsi placées symétriquement, on les appelle des Ambons. Nous vous disons cela, car c’est sous ce nom qu’elles sont connues. Les

L’intérieur de San Lorenzo

Nous voici à l’intérieur. Remontez lentement la nef principale… doucement, en vous imprégnant des proportions. Allez-y. Est-ce que vous sentez comme la lumière joue un rôle ? Regardez ces oculi, ces petites fenêtres rondes sur les murs des nefs latérales. C’est de là qu’elle vient essentiellement. Elle est parfaitement diffusée de façon régulière, et elle contribue à l’unité. Elle adoucit les coupures. Continuez à marcher jusque sous la coupole. Vous vous trouvez sous la coupole. D’ici, vous avez une excellente vue sur le plan de l’église. Regardez-la quelques instants, calmement et posez-vous la question suivante : que ressentez-vous ? Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit ? Calme, équilibre, harmonie, beauté…Oui, en effet, ce sont des mots comme

La Façade de l’église

Maintenant, approchez vous de la façade. Alors, face à vous, devant l’église, une statue. Ne nous attardons pas sur cette médiocre oeuvre de Bandinelli, contemporain jaloux de Michel Ange et parlons bel et bien de l’église. Elle est la plus ancienne de Florence puisqu’« elle a été édifiée au 4ème siècle. Elle servira un temps de cathédrale à Florence, au moment où des travaux d’agrandissement y sont réalisés. Elle fut rebâtie 2 fois, la 1 ère au milieu du 11ème siècle, la seconde au début du 15ème. Et c’est cette église qui se trouve devant vous. En 1418, donc, on décide de l’agrandir. On, c’est-à-dire, les seigneurs des grandes familles qui résident dans son voisinage et pour qui elle est

L’extérieur de l’église San Lorenzo

Quand vous le souhaiterez, ressortez en prenant le chemin inverse et retrouvons-nous à la sortie du palais. Le palais est dans notre dos. Restons sur ce trottoir et prenons à droite jusqu’à la prochaine rue. Arrivés à l’angle, engagez-vous à droite dans la via del canto de nelli. A moins de 50 mètres, vous trouverez immédiatement l’église san lorenzo. La basilique san Lorenzo se trouve au cœur du marché du même nom. Il a lieu tous les jours et on y trouve des produits de l’artisanat florentin à des prix raisonnables. Plus particulièrement, on y trouve de la maroquinerie, de différentes qualités, tels des vestes, des gants, des sacs, des ceintures. Placez-vous en retrait à l’angle de l’église. Alors :

La fresque à gauche de l’entrée

Retournez-vous maintenant complètement vers le mur d’en face, celui qui est situé à gauche de l’entrée et, regardons cette fresque. Regardez tout à gauche d’abord: vous voyez un vieil homme couronné portant une longue barbe blanche. Il représente Balthazar, le 2ème roi mage et il incarne le patriarche de Constantinople lors de cette procession de 1439. Même s’il semble ici relégué à une place subalterne, c’est pourtant lui qui ouvre le cortège, précédant l’empereur Jean 8. Ainsi le peintre nous donne l’idée d’un décor continu, unifié, dont toutes les scènes sont liées entre elle et se suivent. Voyez devant lui, se détache dans son costume bleu azur, un très jeune cavalier, portant en croupe un lynx chasseur. Il a été

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