Europe

La grande salle des fêtes

Vous pouvez entrer dans la grande salle par la porte de gauche. Il est cependant possible qu’elle soit momentanément fermée car elle est utilisée pour les mariages. En particulier, beaucoup de Japonais et de Coréen viennent s’unir à Salzbourg car la ville est une magnifique toile de fond pour les photos de mariage. Vous traversez tout droit une antichambre puis vous pouvez apercevoir la grande salle des fêtes. Surprenant n’est-ce pas ? Nous pouvons parler d’une véritable débauche de marbre coloré et d’or. Enveloppez du regard ce fabuleux espace avec ses murs recouverts de marbre et ses fins ornements dorés. Admirez également le sol plaqué de marbre formant des dessins géométriques. Un superbe travail sur lequel nous allons nous attarder[…]

Les bustes

Montons jusqu’au premier étage et retrouvons-nous sur le palier. Nous sommes arrivés au niveau des anciens salons de réception. Les salles du château sont occupées aujourd’hui par les bureaux de la mairie et ne sont pas accessibles. Seule la grande salle d’apparat peut être visitée. Elle se situe sur votre droite quand vous êtes face aux fenêtres. Mais avant d’enter dans la salle. Regardez, le dessus des portes à droite et à gauche. Nous voyons de chaque côté un buste de guerrier vêtu à l’antique. Il porte un magnifique casque d’apparat surmonté d’un beau panache. Le torse est recouvert d’une armure très travaillée : un genre de cotte en plaques de métal et barré par un grand manteau. Regardez bien

Georg Raphaël Donner et son œuvre

Nous allons néanmoins voir l’escalier d’honneur qui fut sauvé et constitue un chef-d’œuvre de l’art autrichien. Ce bel escalier donne une idée du faste des princes. Quand vous tournez le dos à la porte par laquelle vous êtes entrés, allez tout droit jusqu’au bas de l’escalier situé à 10 mètres. Nous ne savons pas réellement si nous pouvons parler d’architecture ou de sculpture. Admirez tout particulièrement la rampe en marbre blanc. Elle est considérée comme l’un des sommets de la sculpture baroque autrichienne et est due à Georg Raphaël Donner. Parlons de la rampe. Cela dit, nous pouvons difficilement employer le terme de rampe, car il est impossible ou presque de s’accrocher à ses grandes volutes sinueuses supportant des enfants

Le château de Mirabelle

Retrouvons-nous devant la grande porte située sous le balcon. Passez la porte d’entrée et restez sous la voûte portée par des piliers. Levons les yeux vers la voûte. Et qu’est ce que nous voyons ? Des stucs, encore des stucs, toujours des stucs. Et cette abondance de stuc est surprenante après la façade sobre que nous avons vue. Mais que voyons-nous sur ces stucs à fond blanc ? De fines guirlandes de fleurs, des entrelacs, des oiseaux échappés de la volière ? et des palmettes. Regardez comme il y a une belle alternance entre la couleur blanche de la voûte proprement dite et le rose des arcatures liant les piliers entre eux. Regardez à votre gauche quand vous tournez le

La façade du château de Mirabelle

Nous nous retrouverons ensuite devant l’entrée principale du château. Quand nous revenons vers le château, regardons un instant sa façade. Nous retrouvons à nouveau la stricte régularité des fenêtres sur trois étages. Le rez-de-chaussée est encore une fois plus foncé et imite la pierre de taille. La partie supérieure, peinte en blanc, est ornée de hauts pilastres à chapiteaux sculptés qui séparent les fenêtres et surtout qui rythment l’ensemble. Bref, à part cela, il n’y a aucune décoration inutile comme des sculptures, stucs, ou guirlandes de fleurs. Il semble que la façade fut influencée par le style classique français qui régnait à la cour de Louis 14 où l’on appréciait les formes claires et sévères. Nous allons pourtant voir dans

Le pavillon couronné de dôme métallique

Tournez le dos maintenant à la façade du château pour regarder les quelques marches menant à un jardin derrière la fontaine de Pégase. Nous voyons de chaque côté des marches un lion en pierre qui semble garder l’entrée. Ces lions furent installés ici au 18e siècle pour marquer l’entrée du jardin dit des nains. Montez les marches et arrêtez-vous en haut de ces dernières. Nous sommes dans un lieu que nous pourrions dire enchanté, regardez tout d’abord à droite quand vous avez les deux lions et l’escalier derrière vous. Nous voyons un charmant pavillon carré couronné d’un étrange dôme métallique. Est ce que vous entendez des gazouillements d’oiseaux ? Ce n’est pas surprenant, ce pavillon sert en réalité de volière

Le cheval ailé de la fontaine

Maintenant, allons découvrir le château de Mirabelle. Quand vous avez le musée baroque dans le dos, allez sur votre droite jusqu’à la façade du château puis longez là sur votre gauche jusqu’au bout de la façade. A l’angle de la façade, tournez sur votre droite. Vous verrez une fontaine ornée d’un cheval ailé et allons devant cette fontaine. Êtes-vous bien devant le cheval ailé ? Regardons-le et commentons-le. Il est cabré sur ses pattes arrière et semble prêt à s’envoler. Sa crinière paraît flotter au vent. Nous sommes devant un très bel exemple de sculpture sur cuivre datant de 1661. Le matériau utilisé, le cuivre, est assez rare et surtout original. A l’époque, les sculptures étaient essentiellement réalisées en marbre.

L’ancienne orangerie du château de Mirabelle

Maintenant, tournez le dos aux statues du jardin et regardez le bâtiment faisant face au groupe de Paris et Hélène. Nous voyons sur sa porte un panneau avec marqué « salzbourger Barockgalerie ». Ce bâtiment correspond à l’ancienne orangerie du château de Mirabelle. Aujourd’hui, il abrite la galerie baroque de Salzbourg. Mais à quoi correspond ce terme ? Il s’agit d’une collection d’œuvres réunies par un collectionneur de la ville, Kurt Rossacher et offert à la mairie. Ce musée est très original et intéressant. Il renferme des compositions que nous avons rarement l’occasion de rencontrer dans les grands musées, comme des esquisses et des modèles. C’est le dernier projet réalisé en petit avant qu’un artiste commence une œuvre finale de

Le groupe de Paris

Allez maintenant devant la prochaine statue située à droite quand nous regardons le groupe d’Enée. Nous retrouvons un guerrier antique paré d’une superbe armure. Il porte cette fois une jeune femme nue à la poitrine généreuse. Regardez le socle. Il est constitué d’un haut rocher sur lequel sont agrippés des coquillages. La scène représentée est encore une fois tirée de la mythologie antique et montre l’Enlèvement d’Hélène, femme du roi de Sparte, par Paris qui était un prince troyen. Aussitôt, tous les Grecs s’unirent pour attaquer Troie et récupérer la reine. Il s’agit donc de l’événement qui entraîna la guerre puis la chute de Troie dont nous avons vu à l’instant la destruction. Admirez la position d’Hélène. Elle est contorsionnée,

Le groupe d’Enée

Tournons-nous de nouveau en direction du jardin et de la grande façade du château. Nous voyons de nouveau 4 grandes sculptures blanches encadrant le jardin à gauche et à droite. Elles sont beaucoup plus imposantes que celles que nous venons de commenter et surtout elles forment des groupes à chaque fois de 2 personnages. Nous vous proposons de nous approcher du premier groupe situé à votre droite. Pour cela, contournez le jardin par l’allée de droite et arrêtez-vous devant le premier groupe. Admirez la qualité de ce travail. Nous allons le décrire. Vous devez remarquer au premier coup d’œil que le sculpteur qui réalisa ce groupe avait beaucoup plus de compétence que l’auteur des divinités que nous avons rencontré précédemment.

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