Autriche

Les tombeaux de Haydn et de l’évêque Rupert

Nous vous proposons de quitter l’église et d’achever notre visite en passant devant deux tombeaux importants, celui de haydn et celui de l’évêque Rupert. Quand vous tournez le dos au cœur, allez dans la nef située à votre gauche. Ensuite, toujours quand vous tournez le dos au cœur, vous vous arrêterez devant la seconde chapelle que vous voyez sur votre gauche. Regardez le long du mur de cette chapelle, nous voyons une haute croix entourée de rayons dorés. La croix est dressée sur un amoncellement de pierre et à ses pieds se trouve un piédestal sur lequel repose une urne et une lyre. Ce vase fait naturellement penser à une urne funéraire et la lyre à la musique. En effet,[…]

Les chaires

Et maintenant, regardons cette chaire à prêcher. C’est un parfait exemple du style rococo. Elle est toute en courbe, de couleurs blanche et envahie par les ornements dorés formant des courbes et dessinant de grands cartouches. Regardez attentivement ses ornements. Vous voyez comme ils sont déchiquetés. En fait, ils sont réalisés à base d’éléments de coquillage. En effet, les artistes du rococo aimaient à utiliser des éléments marins comme les coquillages, puis ils les éclataient comme c’est le cas ici. N’oublions pas que justement rococo vient de ce qu’on voulait imiter rochers et coquillages. Tournez le dos à la chaire. Nous voyons une seconde chaire, mais cette fois vitrée. Elle a exactement les mêmes caractéristiques rococos. En réalité, il ne

Le premier tableau réalisé par Schmidt

Si vous trouvez le maître autel un peu trop loin pour observer le raffinement de Schmidt, allons voir une autre œuvre de l’artiste. Quand on est face au maître autel, tournons-nous vers notre droite dans la nef, et allons en dessous de la chaire à prêcher. Le tableau central est encore une fois dû à Johann Martin Schmidt. Il s’agit du premier tableau réalisé par l’artiste pour Saint Pierre et il représente la Sainte famille. Comme pour l’immense tableau du cœur, l’ensemble est assez sombre et dominé par une nuance de brun-doré. Nous l’avons dit : c’est sa signature. Nous distinguons à peine les petits angelots qui volent sur des nuages dans le ciel. Au sommet, nous voyons planer la

Martin Johann Schmidt

Pour finir, observons un instant le grand tableau du maître autel. Il est signé de l’un des plus grands peintres autrichiens du 18e siècle : Martin Johann Schmidt surnommé Kremser Schmidt car il venait de la ville de Krems sur le Danube. Schmidt était très religieux et travailla pour les plus importants monastères autrichiens. En 1768, il fut reçu à l’académie des beaux arts de Vienne dont il devint le directeur. Contrairement à ses collègues, il se concentra sur la peinture de chevalet plutôt que sur la fresque. Son style est très reconnaissable, car il utilisa très souvent un ton dominant dans ses toiles qui ressemblent presque à des camaïeux de marron doré. Regardez cette grande composition, les figures se

Le Maître autel

Mais laissons ces tableaux un peu sévères pour nous avancer jusqu’aux marches précédant le cœur. Et maintenant, regardez, au fonds du cœur, cet immense maître autel avec ses hautes colonnes latérales et ses 4 figures entièrement dorées d’ecclésiastiques à droite et à gauche. Naturellement, nous sommes impressionnés par les magnifiques candélabres et le tabernacle également doré posés derrière la table d’autel. Le tabernacle correspond à cette immense boite dorée située au milieu et qui sert à enfermer le calice et les hosties nécessaires à la messe. Il s’agit d’un beau travail d’orfèvrerie qui s’harmonise à la perfection avec les 4 candélabres. Tout cet ensemble confère une extraordinaire impression de richesse à l’autel. En réalité, il y a une astuce -si

La nef de l’Église

Poussons la porte pour pénétrer maintenant dans le sanctuaire. Nous allons voir une grille richement décorée et nous vous conseillons de prendre le temps d’admirer ce beau travail de ferronnerie. Puis ensuite, vous entrerez dans la nef. Là, encore une surprise. Ce n’est plus du roman que nous découvrons mais une belle décoration rococo. 2 mots sur l’impression générale. Et pour commencer, avez-vous remarqué qu’il n’y a, pour ainsi dire, pas de fenêtre. Regardez les murs sur les côtés : ils sont presque aveugles mis à part quelques lucarnes à la naissance de la voûte. Ceci est très étrange pour une église baroque, car normalement cette époque appréciait la lumière en abondance. Et bien la réponse à cette bizarrerie est

Le narthex

Nous allons entrer dans l’église par le beau portail de marbre. Nous nous retrouvons dans le hall c’est à dire dans la pièce surnommée Narthex et qui sert d’antichambre à l’église. Il y a un instant nous étions devant un clocher et un portail baroque en rose et blanc. Et maintenant, nous nous retrouvons plongés dans une salle sombre et moyenâgeuse. Admirons ces murs épais de pierre brute et les magnifiques nervures de sa voûte. Dans cet espace, nous avons le plus ancien témoignage religieux conservé à Salzbourg. Quand nous avons dans le dos la porte par laquelle nous sommes entrés, nous voyons devant nous un grand portail surmonté d’un fronton. Observons ce dernier. Nous voyons au centre un personnage

Une place en harmonie

Nous allons maintenant gagner la jolie église sainte Pierre. Pour ce faire, tournons le dos à la montagne et prenons le chemin à gauche qui conduit vers un passage voûté situé sous un bâtiment de 4 étages. Le chemin est bordé à sa droite par l’église dont nous voyons la haute tour s’élever devant nous. Voilà, nous sommes devant l’église saint Pierre. Pour commencer, tournons le dos au portail afin de regarder la magnifique place. Une autre place ! Il s’agit de la Stifthof qui signifie tout simplement la « cour du monastère ». Salzbourg réserve décidément de nombreuses surprises. Après le romantique cimetière, avec ses nombreuses croix plantées un peu en désordre, nous voici au milieu d’une magnifique place

Les catacombes

Allons vers la falaise et pour cela, laissons l’église sur notre gauche, et allons au bout du chemin jusqu’à la belle galerie percée d’arcades régulières. Vous avez naturellement déjà remarqué que cette galerie encercle le cimetière. Elle abrite les chapelles funéraires de nombreux notables de Salzbourg. La régularité des arcades et les belles grilles de fer forgé fermant chaque chapelle lui confère un rythme très élégant. Ces arcades furent conçues en 1626. Ce type de chapelles funéraires formant comme une galerie fut encore une fois importé naturellement d’Italie. Et justement, l’architecte de la cathédrale, Santino Solari y a trouvé son dernier repos en 1646. Il occupe la chapelle numéro 31. Les chapelles sont numérotées par ordre décroissant depuis le point

Le cimetière de Saint Pierre

Mais continuons notre chemin. Tournez le dos à la statue de Népomucène et retraversez la cour en allant ensuite sur votre gauche. Vous voyez alors un petit chemin menant vers un porche fermé par des grilles. Vous pouvez voir sur le mur une flèche avec l’inscription Katakomben. Prenons donc cette direction, elle nous conduit vers le charmant cimetière Saint Pierre. Nous nous retrouvons après la grille à l’entrée du cimetière. Ce cimetière est l’un des lieux les plus romantiques de Salzbourg. Droit devant nous se dresse la montagne avec une construction munie d’une petite tourelle accrochée à sa paroi rocheuse. Vous la voyez ? Vous verrez alors également que la paroi est percée de lucarnes. Elles donnent dans des salles

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