Angoulême

Ancienne Abbaye de la Couronne

Fondée en 1118, l’abbaye Notre-Dame de la Couronne est rapidement construite et consacrée en 1122. Ce n’était cependant probablement qu’une église provisoire, et elle est reconstruite pour l’essentiel entre 1171 et 1194 et consacrée en 1201, époque à laquelle sont aussi repris l’ensemble des bâtiments conventuels, notamment le cloître et le réfectoire. Abandonnée pendant la guerre de Cent Ans, l’église tombe peu à peu en ruines, et le clocher s’écroule en 1450. À la fin du siècle, les deux premières travées de la nef sont reconstruites, mais le déclin de l’abbaye reprend avec les guerres de religion, et elle est rattachée à l’ordre des Jésuites. Vendue comme bien national à la Révolution, démantelée entre plusieurs propriétaires, elle sert longtemps de[…]

Hôtel Saint Simon (n°15, rue de la Cloche-Verte)

Construit vers 1530 pour la famille du Souchet, l’hôtel Saint-Simon, du nom de ses propriétaires au XVIIIe siècle, sis 15 rue de la Cloche verte, est le seul hôtel Renaissance conservé à Angoulême. Placé au fond d’une cour, entre des bâtiments postérieurs, il se compose d’un escalier en demi hors-œuvre et d’une façade en retrait, avec fenêtres à meneaux et tourelle en encorbellement. Il est rythmé de pilastres aux chapiteaux indifféremment doriques, ioniques et corinthiens. Le décor de candélabres et de coquilles des lucarnes rappelle ceux que l’on peut trouver au château de La Rochefoucauld.

Hôtel de Bardines

C’est en 1782 que Louis Thomas, seigneur de Bardines, confia à Vallin de la Mothe la construction d’un hôtel particulier sis au 79 rue de Beaulieu. Né à Angoulême, Vallin de la Mothe avait longtemps travaillé à Saint-Pétersbourg, où il construisit notamment la Galerie des Marchands, le petit Ermitage et l’Académie des Beaux-Arts. On retrouve, dans l’hôtel de Bardines certains éléments caractéristiques de l’architecture pétersbourgeoise du XVIIIe siècle, notamment la large colonnade qui rythme la façade et une conception de la monumentalité qui écrase presque le reste de la rue.

Ancienne chapelle des Cordeliers

Le couvent des Cordeliers d’Angoulême fut fondé vers 1230 et les travaux de construction de sa chapelle commencèrent une trentaine d’années plus tard. Dans la tradition des ordres mendiants, c’est un bâtiment simple, à vaisseau unique, voûté d’ogives. Le chœur en fut repris en 1328, grâce à des dons de Béatrix de Bourgogne. Plus large que la nef, également voûté d’ogive, il se termine par un chevet plat ouvert par une large baie. C’est au moment de la restauration de la chapelle, destinée à être intégrée dans le nouvel hôpital, que Paul Abadie y fit réaliser, en 1853, le beau tombeau de Guez de Balzac par le sculpteur Baleyre.

Musée de la Société Archéologique

Fondée en 1844 par Eusèbe Castaigne, la Société archéologique et historique de Charente établit rapidement dans son siège un musée consacré à l’histoire et à l’art charentais de la préhistoire au Moyen Âge. Il conserve notamment plusieurs mosaïques gallo-romaines et surtout une très riche collection d’objets médiévaux, tout particulièrement des éléments lapidaires déposés d’édifices romans ruinés au moment de leur destruction. Enfin, une dernière section est consacrée à l’histoire de l’émaillerie peinte limousine depuis la fin du XVe siècle.

Hôtel de Ville d’Angoulême

Installé sur l’emplacement de l’ancien château d’Angoulême, l’Hôtel de Ville mélange éléments médiévaux et du XIXe siècle. Élément le plus ancien, le donjon circulaire fut construit à la fin du XIIIe siècle par Guy Ier de Lusignan, comte d’Angoulême. À la fin du XVe siècle, les comtes de l’époque, des Capétiens de la branche des Valois, y adjoignirent notamment un pavillon carré, flanqué d’une tour polygonale, qui elle aussi subsiste. Acheté par la mairie en 1840, son réaménagement fut confié à Paul Abadie, qui détruisit le logis du XVe siècle pour y implanter le bâtiment néo-renaissance actuel. Evénements: Festival International de la BD d’Angoulême (en janvier) www.bdangouleme.com voir plus Garden Nef Party Festival à Angoulême (en juillet) www.garden-nef-party.com voir plus

Promenade des Remparts

Si les remparts actuels d’Angoulême suivent toujours le tracé de l’enceinte romaine édifiée au IVe siècle, il ne reste pratiquement rien de cette enceinte originelle, qui fut reconstruite au XIIIe siècle et largement réaménagée aux XVIe et XVIIe siècles. Après qu’ils aient été arasés au XIXe siècle, ces remparts, qui séparent la vieille ville, située sur un promontoire, des faubourgs installés sur les pentes, ont été aménagés en une promenade des Remparts offrant notamment un beau panorama sur la Charente. N’hésitez pas à utiliser une carte touristique d’Angoulême pour répérer les lieux touristiques.

Le Musée d’Angoulême

Tout proche de la cathédrale Saint-Pierre dans le vieux centre historique, le Musée d’Angoulême a récemment rouvert ses portes, en 2008, après avoir été entièrement repensé et réaménagé au cours de 5 années de travaux. Trois sections principales dans ce musée qui regroupe différents fonds, historiques et artistiques : Une première section se consacre à l’archéologie de la Charente, qui évoque chronologiquement l’histoire de la région, de sa formation géologique à la vie au Moyen-Age entre les Xe et XIIIe siècles, en passant par l’homme de Néandertal, de Cro-magnon, l’âge de Bronze… un voyage dans le temps illustré de nombreux issus de fouilles dans la région. La section beaux-arts regroupe une importante collection de peintures, sculptures, armes et céramiques, témoignages

Musée du Papier

La tradition papetière en Charente remonte au XVIe siècle, époque où de nombreux moulins à papier sont implantés au bord du fleuve de la Charente et de ses affluents. La pâte à papier était issue de chiffons transformés à l’aide de la force de l’eau : la qualité du papier produit dans l’Angoumois, Angoulême et sa région, lui a valu d’être exporté au-delà des frontières du pays, jusqu’en Hollande ou en Grande-Bretagne. Les moulins sont remplacés par des usines au XIXe siècle : Angoulême devient un centre industriel important, accueillant dans les faubourgs de l’ancienne abbaye de Saint-Cybard papeteries et imprimeries. Cette industrie décline au court du XXe siècle. Depuis 1988, le Musée du Papier se veut le témoin de

Le CIBDI d’Angoulême

Angoulême est particulièrement réputée pour son festival de BD qui s’y déroule depuis 1974. la ville s’est résolument tournée vers l’image depuis maintenant plusieurs années, et plus seulement pendant la durée du festival : en témoigne la quinzaine de murs peints présents dans le centre ville à l’effigie de quelques bandes dessinées emblématiques. La ville développe également un pôle d’activité tourné vers les nouvelles technologies de l’image, nommé Magelis : un nouveau Musée de la bande dessinée doit ainsi ouvrir ses portes en juin 2009. Enfin, inauguré dès 1990, le CIBDI, Centre International de la Bande Dessinée et de l’Image, se tient ouver toute l’année : construit au pied des remparts nord de la ville, à proximité immédiate des rives

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