
Cambodge
Le Cambodge fournit donc toutes
Les premiers habitants du territoire cambodgien étaient probablement apparentés aux Aborigènes d’Australie et aux Mélanésiens, arrivés il y a environ 40 000 ans.
Vers 5000 avant J.-C., des populations descendues de Chine, ancêtres des Môns et des Khmers, s’installent dans la région.
Une civilisation môn-khmère se développe sous l’influence de l’Inde, adoptant le sanskrit, le bouddhisme, l’hindouisme ainsi que des lois et des techniques indiennes.
L’Empire Khmer émerge à partir du Ier siècle. Le royaume de Chenla est d’abord vassal du Funan, un royaume situé dans le delta du Mékong, jusqu’au VIe siècle.
Au VIIe siècle, Jayavarman établit la capitale à Angkor. Cependant, au VIIIe siècle, le royaume de Chenla éclate en plusieurs entités rivales et passe sous domination javanaise.
Le IXe siècle marque le début de l’âge d’or de l’Empire Khmer : Jayavarman II unifie les princes khmers et libère le pays des Javanais.
Au XIIe siècle, l’Empire Khmer s’étend sur une grande partie de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam, mais des conflits entre hindouistes et bouddhistes ainsi que des rivalités entre Môns, Khmers et Chams affaiblissent progressivement le royaume.
Finalement, les Siamois prennent le pouvoir au Cambodge, tandis que les Vietnamiens tentent également de s’y implanter. Après une brève période de prospérité au XVIe siècle, le Cambodge entre dans une longue période de déclin sous domination siamoise jusqu’au XIXe siècle.
En 1863, la France établit un protectorat sur le Cambodge avec l’accord du roi Norodom Ier.
Après la Seconde Guerre mondiale, le roi Norodom Sihanouk négocie l’indépendance, qui est officiellement proclamée en 1953.
À partir de 1968, le Parti Communiste Khmer prend les armes, plongeant le pays dans une guerre civile sanglante qui fait plus de 300 000 morts.
En 1970, un coup d’État militaire renverse Norodom Sihanouk et accélère la montée en puissance des Khmers rouges.
En avril 1975, les Khmers rouges prennent le pouvoir. Le pays est transformé en un gigantesque camp de travail forcé sous le régime de Pol Pot, qui mène une politique de terreur ayant causé la mort de plus d’un million de personnes.
En 1978, le Vietnam envahit le Cambodge et renverse le régime des Khmers rouges, établissant la République populaire du Kampuchéa qui reste en place jusqu’en 1989.
Malgré cela, les Khmers rouges continuent de représenter le Cambodge à l’ONU jusqu’en 1991 et certains trouvent refuge en Thaïlande.
En 1989, les forces vietnamiennes se retirent et Hun Sen prend la tête de l’État du Cambodge.
En 1991, Norodom Sihanouk est élu président par le Conseil National Suprême. L’ONU supervise alors le processus de transition démocratique.
En 1993, des élections sont organisées et Norodom Sihanouk retrouve son trône. Norodom Ranariddh et Hun Sen se partagent le poste de Premier ministre, bien que la guérilla khmère rouge persiste sporadiquement jusqu’en 1996.
En 1997, Hun Sen destitue Norodom Ranariddh par la force, ce dernier s’apprêtant à s’allier politiquement avec Sam Rainsy et les Khmers rouges.
En 2004, Norodom Sihanouk abdique en faveur de son fils, Norodom Sihamoni.
Depuis, le pays s’ouvre progressivement au tourisme et à l’économie mondiale. En 2008, le Parti du Peuple Cambodgien remporte les élections et Hun Sen reste Premier ministre.
En 2009, le tribunal international chargé de juger les crimes des Khmers rouges entame ses premières audiences.
(Le Palais Royal (Phnom Penh) (6997773481).jpg – Jean-Pierre Dalbéra from Paris, France)
L’histoire du Cambodge est fascinante et complexe, marquée par des périodes de grandeur et de déclin, des influences culturelles variées et des événements tragiques. Voici un complément d’article couvrant des aspects supplémentaires de cette histoire riche.
Avant l’âge d’or de l’empire Khmer, le territoire cambodgien faisait partie de plusieurs royaumes et cultures influencées par l’Inde. Le royaume de Funan (Ier au VIe siècle) est souvent considéré comme la première grande civilisation du Cambodge. Funan était un centre de commerce prospère reliant l’Inde et la Chine, et il est reconnu pour avoir introduit le bouddhisme et l’hindouisme dans la région.
Le royaume de Chenla (VIe au IXe siècle) succède à Funan et marque une étape importante avant la montée de l’empire Khmer. Chenla est souvent divisé en Chenla de terre (continental) et Chenla d’eau (maritime), représentant différentes régions influencées par des dynasties locales.
L’âge d’or de l’empire Khmer commence avec Jayavarman II, qui fonde l’empire en 802 et se déclare chakravartin (roi universel). Sous son règne et celui de ses successeurs, l’empire Khmer atteint son apogée, couvrant une grande partie de l’Asie du Sud-Est. Angkor Wat, le temple emblématique construit au début du XIIe siècle par Suryavarman II, témoigne de la grandeur architecturale et religieuse de cette période.
Le règne de Jayavarman VII (fin du XIIe siècle) est également notable pour ses contributions monumentales, dont la construction du temple Bayon et de nombreux hôpitaux et routes. Le bouddhisme mahayana devient la religion dominante sous son règne, influençant profondément la culture khmère.
Le déclin de l’empire Khmer commence au XIIIe siècle, principalement en raison des invasions siamoises et cham, ainsi que des conflits internes. La capitale est déplacée de nombreuses fois, affaiblissant le pouvoir centralisé. Au XVe siècle, Angkor est finalement abandonnée, et le centre du pouvoir se déplace vers Phnom Penh.
Le XIXe siècle marque l’arrivée des Français en Indochine. En 1863, le Cambodge devient un protectorat français. La période coloniale voit l’introduction de nombreuses infrastructures modernes, mais elle est également marquée par des résistances et des révoltes locales.
Après la Seconde Guerre mondiale, Norodom Sihanouk mène le pays vers l’indépendance, obtenue en 1953. Le Cambodge traverse alors une période de relative stabilité sous la monarchie constitutionnelle de Sihanouk.
Les années 1970 sont une période sombre pour le Cambodge. En 1970, un coup d’État dépose Sihanouk, et le pays plonge dans la guerre civile. Les Khmers rouges, dirigés par Pol Pot, prennent le pouvoir en 1975 et instaurent un régime de terreur qui cause la mort de près de deux millions de personnes.
En 1979, l’invasion vietnamienne renverse les Khmers rouges, mais le pays reste en proie à des conflits internes et à une guérilla continue. Le gouvernement pro-vietnamien établit la République populaire du Kampuchéa, qui dure jusqu’en 1989.
Les années 1990 voient un effort international pour restaurer la paix et la stabilité au Cambodge. En 1991, les Accords de Paris sont signés, et une mission de maintien de la paix de l’ONU est déployée. Les premières élections libres ont lieu en 1993, ramenant Norodom Sihanouk sur le trône comme roi constitutionnel.
Depuis lors, le Cambodge s’ouvre progressivement au tourisme et connaît une croissance économique. Cependant, le pays fait face à des défis persistants tels que la corruption, les droits de l’homme et la réconciliation nationale. Les procès des responsables des Khmers rouges par un tribunal international, débutés en 2009, marquent un effort important pour rendre justice aux victimes du régime.
En complément de l’histoire politique et militaire du Cambodge, il est crucial de reconnaître l’importance de la culture et des traditions dans l’identité du pays. La richesse culturelle du Cambodge se manifeste à travers ses arts, sa musique, sa danse et ses festivals.
La diversité linguistique et religieuse du Cambodge est également un aspect important de son histoire :
Depuis la fin du conflit avec les Khmers rouges, le Cambodge a fait des efforts considérables pour restaurer et préserver son patrimoine culturel et historique :
Le Cambodge a connu une croissance économique significative au cours des dernières décennies, mais il reste confronté à plusieurs défis :
La réconciliation nationale et la justice pour les victimes des Khmers rouges sont des aspects essentiels de l’histoire récente du Cambodge :
Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur et fondateur de Cityzeum